Archive for janvier 2014

Le jour de colère où quand la haine des homos unit fachos catholiques et musulmans

Le fascisme n’a pas de couleur, ni d’odeur, pas plus de religion d’ailleurs.

Depuis quelques jours on assiste à une levée de boucliers contre la dite théorie du genre, qui serait inculquée dès la maternelle.

Evidemment, il n’en est rien, mais le mal est fait. Des parents, dont de très nombreux musulmans se sont fait manipuler par l’UNI, syndicat d’extrême droite créateur de l’observatoire de la théorie du genre, mais aussi par Egalité et Réconciliation, l’officine néonazie de Soral.

Farida Belghoul, ancienne marcheuse, convertie à la haine de l’autre, devenue marchepied d’Alain Soral, et faire valoir maghrébine. Elle est un peu la Malek Boutih, mais bien à droite.

Les seules choses enseignées dès la première : il y a le sexe, et la sexualité, et on ne choisit pas cette dernière, quoi qu’en pensent les parents. Ou encore, la contraception. Un putain de scoop hein ?!

En fait, c’est juste la revanche des homophobes contre le mariage pour tous. La différence les fait vomir.

Moi ce qui me fait gerber, c’est de voir des gens relayer cette propagande fasciste, clouant au pilori, quoi qu’ils en disent les homos, les trans etc…

J’ai gerbé, car les musulmans qui se livrent à cette manipulation sont les mêmes qui viendront défiler et réclamer l’arrêt des stigmatisations contre les …..musulmans.

Des parents arabes, musulmans, vont aller manifester aux côtés de catholiques intégristes, des néonazis, qui s’ils le pouvaient, jetteraient volontiers les bougnoules à la Seine.

Avec des arabes et des musulmans aussi dociles, les fachos n’ont pas de souci à se faire.

A Saint-Denis, Zahir Amazir invente la préférence locale

On connaissait tous la préférence nationale. Ce concept nauséabond issu de l’extrême droite, repris par la droite et même chez certains à « gauche ». Un concept basé sur l’exclusion d’hommes, de femmes d’enfants sur des critères ethniques et religieux.

La préférence nationale est destructrice, elle vise à opposer les dits nationaux, aux autres. Comprendre les arabes, les noirs, les roms, je vous la fais courte. Finalement, pas tant que ça. Le sentiment d’appartenance à un pays tient beaucoup au fait de se sentir accepté, par ses voisins, mais aussi et surtout, par les responsables politiques, notamment ceux au pouvoir, dans votre ville et à la tête de l’Etat.

Pour le coup, je ne dévoile aucun secret en disant que nos compatriotes étrangers ne sont pas les mieux vus dans ce pays. Pas plus reluisant du côté des français dits issus de. Je vous parle pas des musulmans, on en parle déjà assez, même trop.

Et puis, pour prouver qu’on considère que les étrangers font corps avec la Nation, on peut par exemple, au hasard, leur accorder le droit de vote, là où ils vivent.

Mais ça le Parti socialiste n’en veut pas, il n’a pas le temps. Il préfère faire de la lèche au patronat. Du coup, y’a du taf pour resserrer les liens, c’est plus difficile de la jouer solidaire que d’opposer les uns aux autres, les jeunes aux vieux, les chômeurs à ceux qui bossent, les blancs aux pas blancs etc…

Dans une ville, le sentiment d’appartenance est différent. On est parisien dès lors qu’on habite à Paris. Lillois à Lille…. Promis je vous fais pas les 36 000 communes. C’est pas que j’ai pas envie de vous saoûler, c’est juste par manque de temps.

Donc, logiquement, on est dionysien dès lors, là encore, qu’on vit à Saint-Denis. Nous, habitants de Saint-Denis, nous sommes donc tous dionysiens. Enfin, ça je le pensais, j’en étais convaincu jusqu’à ce que je croise un tract d’un candidat à Saint-Denis.

Il s’appelle Zahir Amazir et est candidat pour le RCI, Rassemblement citoyen indépendant.Son slogan ne laisse pas indifférent, vous êtes prêts ?

PRIORITÉ AUX DIONYSIENS

Oui, moi aussi j’ai buggé.Du coup, après toutes ces années passées à Saint-Denis, je découvre par un tract qu’il n’y aurait pas que des dionysiens à Saint-Denis. Je mène mon enquête, est-ce que des parisiens, des audoniens, voire des marseillais habiteraient à Saint-Denis ?

Potentiellement, des dizaines de personnes seraient installées illégalement dans notre ville : inacceptable. Puis, j’ai lu sa profession de foi

Zahir est né à Saint-Denis, il y a passé 41 ans.

Je ne l’ai pour ma part jamais vu, mais passons. Il nous raconte qu’il est allé à l’école à Saint-Denis, qu’il y a fait du sport….. Peut-être même qu’il y fait ses courses… Suspense… Voilà donc sa définition du dionysien. Quelqu’un qui est né ici, qui y a toujours vécu.

Si je suis ce raisonnement, je dois être un faux dionysien, je n’y suis pas né. Je ne suis donc qu’un squatteur, un usurpateur. Mais alors ? Les gens fraîchement arrivés, notamment d’Afrique, d’Asie, les Roms, sont-ils dionysiens aux yeux de Zahir Amazir ?

S’il répond oui, alors son slogan de campagne est débile.

Si’il répond par la négative, alors son slogan de campagne est raciste.

Nul besoin de diplômes de dionysien ni de brevet, juste des convictions, des valeurs. Saint-Denis est une ville ouverte, la ville aux plus de 100 nationalités. Faudrait quand même rappeler que l’histoire de Saint-Denis, c’est des vagues successives d’immigration, des bidonvilles résorbés, la solidarité.

Pas des vagues successives d’exclusion.

Le soutien à Israël, une valeur sûre

Vu l’overdose quenellique du moment, je vais vous parler d’un sujet qui n’a rien à voir avec Dieudonné, les juifs, Soral etc….

Mais non je déconne je vais vous parler d’Israël.

Oui, je sais rien qu’en écrivant ce mot sans qu’il soit précédé de « la grande démocratie », je prends des risques.

Revenons à nos moutons, même si je suis végétarien.

En France, comme ailleurs, il est impossible de parler d’Israël autrement qu’en bien, sous peine de se voir attirer les foudres de la bien-pensance, bien-pensance mon c** ! Je vous ai entendus.

En effet, dire que cet Etat est un Etat voyou, qui bafoue jour après jour les droits les plus élémentaires, et qui opprime un peuple depuis plusieurs années, est vécu comme une insulte à l’image que tente de se forger Israël, non sans succès.

L’image d’un pays jeune, moderne, démocratique, ouvert…

Or, s’il est une vérité, c’est que c’est un pays jeune, qui est né d’une décision politique qui a fait couler beaucoup de sang et de larmes.

Depuis lors, Israël n’a jamais cessé son entreprise de dé-diabolisation, tout en diabolisant celles et ceux qui tentent de montrer son vrai visage.

Qui peut nier aujourd’hui que quiconque tape sur le gouvernement ou l’armée d’Israël est marqué à vie du sceau de l’infamie ? (j’aime bien cette expression, ça fait un peu tragédie grecque).

Pour assurer sa promotion, Israël à besoin de VRP, on les appelle aussi larbins ou harkis, du genre qui vendrait sa mère, en offrant son père et ses enfants avec.

On en a beaucoup en France, mais je crois que l’un d’entre eux surclasse tous les autres.

Cet homme, ce champion du monde de la brosse à reluire sioniste n’est autre qu’ Enrico Macias.

Oui oui, lailailailai lala lailailailai. Pardon, je m’égare. Alors que je prends pas le train. Bref.

Cet homme, quand il fait parler de lui, c’est plus souvent pour ses soutiens aux fascistes de tous poils que pour nous faire écouter de la bonne musique.

Souvenez-vous.

Il est devenu un ami intime de Nicolas Sarkozy. Il l’a soutenu bec et ongles.

Ce faisant, il espérait réaliser son plus grand rêve : retourner en Algérie, son pays natal où il est déclaré persona non grata depuis 1961. En 2007, son rêve approchait.. C’était le voyage officiel de Sarko en Algérie, et Enrico espérait se déguiser en valise.

Pas de bol, les autorités algériennes ont mis leur veto.  Un veto lié au soutien indéfectible que voue Enrico Macias à un autre pays, que l’Algérie ne reconnait pas : Israël.

Donc, ce bouffon pensait pouvoir souiller la terre algérienne avec ses pieds. Un pays qui a accueilli Arafat, l’OLP et la résistance palestinienne qui ont proclamé un Etat de Palestine dans ce pays en 1988.

Il pensait pouvoir salir ce pays, sa mémoire.

Enrico Macias, apporte chaque jour de l’eau au moulin de la colonisation sioniste.

Chaque jour il défend la politique coloniale, la politique d’apartheid pratiquée par Israël à l’égard de la Palestine.

Faut-il rappeler que cet homme a appelé à voter pour l’extrême droite israélienne, celle-là même qui propose de déporter les Palestiniens ?

Faut-il rappeler qu’en janvier 2006, il a été décoré par le ministère israélien de la Défense « pour son soutien à l’État d’Israël et à son armée tout au long de sa carrière »?

Faut-il rappeler qu’Enrico Macias participe ponctuellement à des événements et manifestations de soutien à Israël ?

Faut-il rappeler qu’en janvier 2008, il a parrainé le gala de l’association Migdal, destiné à apporter un soutien aux militaires de l’unité Magav, chargée de la surveillance des frontières israéliennes ?

Faut-il rappeler que le 4 janvier 2009, il était présent à un rassemblement de solidarité avec les victimes israéliennes organisé par le CRIF en réaction à une manifestation ayant eu lieu la veille dénonçant l’agression de l’armée israélienne à Gaza ?

Non, pas besoin de le rappeler.

Faut-il rappeler qu’il sort un disque dans lequel des bouffons comme Cali et Cheb Khaled lui donnent la réplique ?

Si Dieudonné est un homme politique, alors Enrico Macias aussi. Et de la pire espèce, celle des chiens qui n’hésitent pas à justifier des meurtres d’enfants comme à Gaza.

Il faut juste dire qu’aucun chanteur n’aurait pu soutenir aussi librement un régime d’apartheid autre que celui de l’Etat d’Israël, un apartheid hélas complètement normalisé.

NB : j’espère qu’Enrico Macias ne reverra jamais l’Algérie.Mais quand j’irai moi, je prendrai une photo de ce chien avec mon majeur tenant face à la baie d’Alger.

 

 

L’enquête édifiante de Mediapart sur le racisme larvé et assumé de la SNCF

Je n’ai pas pour habitude de publier un article surtout lorsque celui-ci est en mode « abonnés » mais là, c’est du lourd, du très lourd.

 

Voici l’article en question article_372020