Archive for avril 2014

S’attaquer aux Roms, pas à la misère !

Ce matin, un bidonville a été évacué à Saint-Denis. Les Roms qui l’habitaient étaient là depuis deux, ans, là, en bordure d’autoroute.

Deux ans pendant lesquels l’Etat n’a rien fait pour trouver une solution dite humaine à ce drame non moins humain.

Deux ans aussi que les socialistes sont au pouvoir.

Pourtant, rien n’a changé. On continue de chasser les Roms de ville en ville, les obligeant à errer de bidonvilles en bidonvilles.

Ainsi, ils sont la proie des citoyens allergiques aux pauvres, mais qui ne feront jamais rien pour éradiquer la misère.

Les pauvres, c’est chiant, mais seulement quand c’est sous ta fenêtre. Des lors, il faut tout faire pour qu’ils aillent sous d’autres fenêtres.

Les Roms, c’est 20000 personnes.

10000 en Ile-de-France. Après on nous joue le couplet de l’invasion.

Sur le thème que la France n’aurait pas les moyens de gérer cette situation.

Pourtant à l’époque, Duflot promettait qu’aucune expulsion ne se ferait sans relogement.

En fait, toutes les expulsions se font sans relogement.

Les Roms, comme les arabes, les noirs….. doivent supporter le regard des autres, les insultes, les clichés, mais les Roms, en plus de ça, doivent accepter de vivre terrés comme des rats.

En maintenant les Roms dans cette précarité généralisée, les pouvoirs publics alimentent le ressentiment contre cette population et nourrit les plus racistes d’entre nous, pardon, d’entre vous.

 

 

Halal à la cantine : faux problème, vrai écran de fumée.

Au moment où Marine Le Pen promet de mettre fin aux dispositions religieuses dans les cantines scolaires gérées par son parti, quelques rappels de bon sens sont nécessaires.

Rappeler d’abord qu’il n’existe pas de dispositions religieuses dans les écoles publiques, tout au plus des aménagements, comme nous allons le voir.

Le service public de restauration scolaire, comme tout autre service public, se doit d’assurer l’égal accès de toutes et tous à ce service.

Cet égal accès est aussi valable pour les musulmans (oui, oui).

Ce qui signifie que des enfants de parents musulmans ne sauraient être discriminés sur la base de leurs choix culturels, dont découlent des habitudes alimentaires.

La pause méridienne est un moment important dans la journée d’un enfant.

Parmi les centaines de parents croisés pendant la dernière campagne électorale, seul un parent m’a dit qu’il ne verrait pas d’un mauvais œil qu’on puisse manger halal à l’école.

Ce à quoi j’ai répondu qu’il n’en était pas question et qu’on était assez intelligent pour être capable de donner à tous les enfants français, y compris les musulmans, un repas complet et équilibré sans pour autant qu’il soit confectionné selon des rites religieux, ce qui contreviendrait aux dispositions de la Loi de 1905.

Entre le tout halal et la non prise en compte des différences culturelles, il y a un entre-deux, qui s’appelle le bon sens.

Le déjeuner est un moment de sociabilisation, il garantit aussi que l’enfant aura eu dans la journée au moins 1 repas équilibré, ce qui n’est pas un luxe, notamment et surtout ans les quartiers populaires.

Ce qui signifie que dans les limites fixée par la loi de 1905, les municipalités doivent garantir un repas équilivbré aux enfants, quels que soient leur religion (musulman, juif, bouddhiste) ou les choix alimentaires (végétarien…).

Aussi, si un enfant ne mange pas de viande, il faut qu’il puisse manger autre chose, il faut que l’apport calorique (protéines, lipides glucides) soit le même que celui d’un enfant qui mange de la viande.

Si l’enfant ne manque que halal ou casher, alors il faut là encore que le repas qui lui soit servi soit équilibré.

Même chose pour les végétariens…

Le jour où du porc est servi, les enfants doivent pouvoir faire un repas complet, et mangera du porc qui voudra.

Les parents français de confession musulmane ne demandent qu’une chose : que leurs enfants mangent correctement, comme tout autre enfant, et qu’on ne contrevienne pas à leurs préconisations culturelles ou à leurs choix alimentaires. On appelle ça le respect.

Le service public de restauration scolaire est facultatif. Il reste néanmoins un service public.

Marine Le Pen a tenté de lancer une fausse polémique. En effet le plat de substitution n’est pas une nouveauté, le porc est déjà servi dans l’immense majorité des communes, notamment celles amenées à être gérées par le FN…

Encore une tentative de salir les musulmans en les faisant passer pour des ennemis de l’intérieur.

Vous noterez que Marine Le Pen ne trouve rien à redire à la présence de poisson le vendredi dans de très nombreuses écoles.

La vigilance est de mise tant cette polémique aurait pu prendre à droite, comme à gauche.

 

Seine-Saint-Denis : là où le PS passe la gauche trépasse

Il était une fois dans le 9-3…

En fait ça commence comme un conte, mais c’est pas de la fiction.

D’éminents membres du Parti socialiste, qui n’a de socialiste que le nom, se sont alliés à la droite pour tenter de faire tomber des villes à direction communiste.

il s’agit, vous l’aurez deviné de Claude Bartolone et Bruno Le Roux.

L’un est Président de l’Assemblée nationale, l’autre est Président du groupe socialiste dans la même Assemblée…

Celui que l’on nomme le parrain avait un rêve : devenir le patron du Grand Paris.

Pour cela, il devait ficeler un projet sur mesure à l’Assemblée et se lancer à l’assaut des villes communistes afin de s’assurer une confortable majorité au sein de la nouvelle collectivité.

Pour ce faire, il a mis en place un élevage intensif de poulains, une sorte de un haras socialiste.

Il a sélectionné les plus dociles et les a placés dans quelques villes clés : Razzy Hammadi à Montreuil, et Mathieu Hanotin à Saint-Denis.

Il a tout fait pour gagner les législatives de 2012 en déployant des moyens humains et matériels sans commune mesure avec ceux déployés dans les villes détenues par la droite.

A la faveur de l’élection de Hollande, des députés ont été élus, à leur plus grande surprise.

Barto imaginait déjà le coup d’après, les municipales.

Sur Montreuil et Saint-Denis, les Barto Boys s’y collent, et tant pis s’ils sont déjà députés, on peut être jeune et cumuler.

A Saint-Ouen, c’est Bruno Le Roux qui s’y colle. Lui qui a offert la ville d’Epinay-sur-Seine à la droite sur un plateau, qui a déserté cette ville pour s’installer à Saint-Ouen qu’il souhaitait enlever des mains des communistes.

Pour cela il va utiliser un pion, Karim Bouamrane, ancien adjoint PCF qui a accepté de retourner sa veste pour assurer sa carrière.

Dans ces 3 villes, une campagne anticommuniste, flattant les plus bas instincts à été mise en place.

Axée sur la sécurité et la propreté, les candidats ont mordu sur l’électorat de droite.

AU final, Saint-Denis reste à gauche, Razzy Hammadi n’a pas pu se maintenir, et le PS n’est plus représenté au conseil municipal audonien.

La politique de la terre brûlée du PS a fait élire un maire de droite à Saint-Ouen, les électeurs PS ne s’étant pas reportés sur la candidate du Front de gauche.

Jean-Claude Le Ny, président du groupe PS au conseil municipal affirmait au soir du premier tour « nous préférons faire passer la droite et on reprendra la ville dans 6 ans ».

Le Roux et Bartolone sont la honte de ce département.

Il faudra leur faire payer ces calculs politiciens qui se sont sur les dos des séquano-dionysiens.

Qui après ça osera encore voter socialiste ? Qui ?