On sait depuis un moment que les services publics souffrent du désengagement massif de l’Etat.  Plus largement, et plus particulièrement dans les quartiers populaires, nous sommes touchés de plein fouet par les politiques de libéralisation successives, notamment concernant le service public postal.

En effet, pour l’usager dionysien, aller à La Poste est synonyme d’épopée. Il faut en moyenne une petite heure de patience pour accéder aux guichets. Rares sont les moments où tous sont ouverts. Bientôt, il faudra poser une RTT pour aller retirer un colis ou envoyer un recommandé. Mais problème, non seulement tout le monde aura revendu ses RTT à SARKOZY ET FILLON pour pouvoir vivre mieux, mais en plus on sait pas si le colis sera vraiment là quand on viendra le chercher.
Depuis de nombreuses semaines, on nous signale que La Poste de Saint-Denis refuse de faire la livraison des colis, un service payé par l’usager devenu client (depuis peu, on ne peut plus envoyer de colis ordinaire, seulement en colissimo, bien plus cher), parce des livreurs se sont fait agresser. La population de Saint-Denis doit-elle être punie collectivement à cause des actes inadmissibles de certains ou doit-on trouver les moyens et les solutions pour que La Poste assure un service public de qualité partout et pour tous ?

Ce sont bien nos quartiers populaires, qui plus qu’ailleurs savent ce que casse sociale et disparition du service public signifient (fermetures de bureaux, sous effectifs, etc…)

Récemment, c’est dans le quartier Floréal que des habitants se sont réunis pour se battre contre la fermeture du bureau de poste, lieu de rencontre et de vie dans le quartier.

La semaine dernière, on découvrait que le bureau de poste du quartier Barbusse, du dire des habitants, connaît de graves dysfonctionnements. Nous sommes allés sur place et en effet, la population du quartier continue d’être maltraitée par les services publics nationaux.

L’heure est donc à la mobilisation, imagine-t-on à Neuilly, ou même le Raincy, que la population soit traitée de la sorte ? (voir les photos) Non ! Alors, à Saint-Denis, comme ailleurs, nous réclamons des services publics renforcés et de qualité.