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Islamophobie : Jean-Vincent joue Placé

 

 

Il est partout ! Télés, radios, internet, on ne peut pas le rater, il a toujours un avis sur tout, surtout quand on ne lui demande rien.

Une constance, qu’il faut lui reconnaître, toujours politiquement correct, et la même brosse à reluire en toutes saisons, la brosse qui devrait lui permettre – enfin – de décrocher un maroquin.

Concernant la polémique sur le meeting contre l’islamophobie qui a lieu le 6 mars à Saint-Denis, revenons sur les faits.

Aurore Bergé, militante UMP pro-israélienne interpelle Jean-Vincent Placé en lui demandant de se désolidariser de l’organisation du meeting dont son parti EELV était alors signataire.

Il s’est exécuté avec toute la célérité qu’on lui connait.

 

Résultat : EELV retire sa signature pour le plus grand bonheur de l’aile droite du parti représentée par François De Rugy, Barbara Pompili, Jean-Vincent Placé…

Heureusement, chez EELV il y a aussi des militants dont l’engagement est sans faille sur le sujet, et cette tribune permet de remettre les choses à leur place.

J’ai été pour ma part stupéfait du silence d’Emmanuelle Cosse qui aurait dû intervenir sur un sujet aussi important, et visiblement clivant.

Le reproche de la droite d’EELV était que se mélangeaient des organisations avec lesquelles la gauche progressiste ne partage pas l’essentiel ou les fondamentaux.

Une tribune d’Ensemble vient là aussi expliquer que l’essentiel est de se retrouver sur ce combat-là, ce qui n’empêche pas de dénoncer TOUTES les formes de discriminations : sexe, orientation sexuelle, ethnie, religion, handicap…

Mais voilà, Jean-Vincent Placé ne parvient pas à cacher sa duplicité.

En effet, s’il prend ses distances avec le meeting contre l’islamophobie, il n’hésite pas à prendre place aux cotés d’islamophobes.

Le dîner du CRIF est présent tous les ans dans l’agenda du Sénateur, comme un rappel de vaccin.

Cette année, malgré la sortie islamophobe du Président du CRIF Roger Cukierman, il s’est rendu à la convocation annuelle, et a pointé au rendez-vous des inconditionnels d’Israël.

On peut dire qu’il n’a pas été gêné de voir son nom aux côtés de Meyer Habib notamment,qui a déclaré entre autres qu’une « grosse partie des musulmans veulent la disparition de l’occident’, lui qui pose avec son ami Benyamin Netanyahu, le grand démocrate auteur des massacres de Gaza.

Jean-Vincent Placé récidive. Le 8 mars prochain, il participera à un colloque organisé par l’UPJF. Sont invités à ce colloque sur l’international, entre autres les politiques Claude Goasguen, Christian Estrosi, Meyer Habib… Tous connus pour leur pratique de la tolérance, notamment envers les musulmans, des tolérants pratiquement.

Est également annoncée Barbara Pompili, et sur le site de la Ligue de Défense Juive, s’il vous plait !

Sont également conviés, Alexandre Del Valle et Guy Millière, « écrivains » qui sévissent sur le site qui se revendique « néo-conservateur et pro-israélien » dreuz.info.

Pour le coup, c’est pas la place d’EELV au meeting contre l’islamophobie qu’il faut questionner, mais la place de Jean-Vincent Placé et d’autres à EELV.

 

Le soutien à Israël, une valeur sûre

Vu l’overdose quenellique du moment, je vais vous parler d’un sujet qui n’a rien à voir avec Dieudonné, les juifs, Soral etc….

Mais non je déconne je vais vous parler d’Israël.

Oui, je sais rien qu’en écrivant ce mot sans qu’il soit précédé de « la grande démocratie », je prends des risques.

Revenons à nos moutons, même si je suis végétarien.

En France, comme ailleurs, il est impossible de parler d’Israël autrement qu’en bien, sous peine de se voir attirer les foudres de la bien-pensance, bien-pensance mon c** ! Je vous ai entendus.

En effet, dire que cet Etat est un Etat voyou, qui bafoue jour après jour les droits les plus élémentaires, et qui opprime un peuple depuis plusieurs années, est vécu comme une insulte à l’image que tente de se forger Israël, non sans succès.

L’image d’un pays jeune, moderne, démocratique, ouvert…

Or, s’il est une vérité, c’est que c’est un pays jeune, qui est né d’une décision politique qui a fait couler beaucoup de sang et de larmes.

Depuis lors, Israël n’a jamais cessé son entreprise de dé-diabolisation, tout en diabolisant celles et ceux qui tentent de montrer son vrai visage.

Qui peut nier aujourd’hui que quiconque tape sur le gouvernement ou l’armée d’Israël est marqué à vie du sceau de l’infamie ? (j’aime bien cette expression, ça fait un peu tragédie grecque).

Pour assurer sa promotion, Israël à besoin de VRP, on les appelle aussi larbins ou harkis, du genre qui vendrait sa mère, en offrant son père et ses enfants avec.

On en a beaucoup en France, mais je crois que l’un d’entre eux surclasse tous les autres.

Cet homme, ce champion du monde de la brosse à reluire sioniste n’est autre qu’ Enrico Macias.

Oui oui, lailailailai lala lailailailai. Pardon, je m’égare. Alors que je prends pas le train. Bref.

Cet homme, quand il fait parler de lui, c’est plus souvent pour ses soutiens aux fascistes de tous poils que pour nous faire écouter de la bonne musique.

Souvenez-vous.

Il est devenu un ami intime de Nicolas Sarkozy. Il l’a soutenu bec et ongles.

Ce faisant, il espérait réaliser son plus grand rêve : retourner en Algérie, son pays natal où il est déclaré persona non grata depuis 1961. En 2007, son rêve approchait.. C’était le voyage officiel de Sarko en Algérie, et Enrico espérait se déguiser en valise.

Pas de bol, les autorités algériennes ont mis leur veto.  Un veto lié au soutien indéfectible que voue Enrico Macias à un autre pays, que l’Algérie ne reconnait pas : Israël.

Donc, ce bouffon pensait pouvoir souiller la terre algérienne avec ses pieds. Un pays qui a accueilli Arafat, l’OLP et la résistance palestinienne qui ont proclamé un Etat de Palestine dans ce pays en 1988.

Il pensait pouvoir salir ce pays, sa mémoire.

Enrico Macias, apporte chaque jour de l’eau au moulin de la colonisation sioniste.

Chaque jour il défend la politique coloniale, la politique d’apartheid pratiquée par Israël à l’égard de la Palestine.

Faut-il rappeler que cet homme a appelé à voter pour l’extrême droite israélienne, celle-là même qui propose de déporter les Palestiniens ?

Faut-il rappeler qu’en janvier 2006, il a été décoré par le ministère israélien de la Défense « pour son soutien à l’État d’Israël et à son armée tout au long de sa carrière »?

Faut-il rappeler qu’Enrico Macias participe ponctuellement à des événements et manifestations de soutien à Israël ?

Faut-il rappeler qu’en janvier 2008, il a parrainé le gala de l’association Migdal, destiné à apporter un soutien aux militaires de l’unité Magav, chargée de la surveillance des frontières israéliennes ?

Faut-il rappeler que le 4 janvier 2009, il était présent à un rassemblement de solidarité avec les victimes israéliennes organisé par le CRIF en réaction à une manifestation ayant eu lieu la veille dénonçant l’agression de l’armée israélienne à Gaza ?

Non, pas besoin de le rappeler.

Faut-il rappeler qu’il sort un disque dans lequel des bouffons comme Cali et Cheb Khaled lui donnent la réplique ?

Si Dieudonné est un homme politique, alors Enrico Macias aussi. Et de la pire espèce, celle des chiens qui n’hésitent pas à justifier des meurtres d’enfants comme à Gaza.

Il faut juste dire qu’aucun chanteur n’aurait pu soutenir aussi librement un régime d’apartheid autre que celui de l’Etat d’Israël, un apartheid hélas complètement normalisé.

NB : j’espère qu’Enrico Macias ne reverra jamais l’Algérie.Mais quand j’irai moi, je prendrai une photo de ce chien avec mon majeur tenant face à la baie d’Alger.

 

 

Leonarda, 15 ans, raflée et expulsée par le Parti socialiste

Depuis l’expulsion de cette jeune collégienne du Doubs, que les médias préfèrent présenter comme Rom Kosovar pour mieux justifier son expulsion, c’est le bal des faux-culs.

Tout d’abord, je tiens à saluer la vigilance constante du Réseau Education Sans Frontières sans qui cette affaire n’aurait été qu’une expulsion de plus, dans l’indifférence générale.

Dans l’affaire de Leonarda, nous avons sans aucun doute franchi une étape dans l’immonde.

Cette collégienne était scolarisée depuis 4 ans, et c’est pendant une sortie scolaire que le Préfet a intimé au professeur de faire arrêter le bus afin de procéder à l’interpellation de la jeune fille. Son crime ? Etre sans-papiers, Rom, et Kosovar : 3 délits majeurs en République socialiste.

De quoi parle-t-on ? D’un Préfet, représentant de l’Etat, qui procède à une arrestation d’un autre temps, à des fins statistiques permettant de flatter les plus bas instincts des plus racistes de nos concitoyens.

Face à cela, les réactions des dirigeants socialistes sont ahurissantes : à commencer par celle de David Assouline, qui demande « que les responsabilités soient clairement établies ».

Du coup, on va l’aider : les responsables sont le Parti Socialiste, son ministre de l’Intérieur et sa politique ultra-xénophobe.

Alors qu’une jeune femme a été expulsée manu militari, ce haut responsable essaie de nous faire oublier qu’ils sont au pouvoir et que jamais, je dis bien jamais, les expulsions n’ont été aussi nombreuses.

D’autres réactions méritent aussi le détour, comme celle de Stéphane Delpeyrat qui affirme ne pas pouvoir rester dans un parti qui bafoue autant les droits les plus élémentaires.

On lui explique que ça ne date pas d’hier et que feindre l’indignation est tout bonnement insupportable ?

Tous y vont de leur couplet humaniste, comme Razzy Hammadi qui nous explique qu’il « y avait de la place pour l’interprétation de la loi ».

Le problème Razzy Hammadi, c’est la loi, toute la loi.

Je vous passe les Laurence Rossignol, Sandrine Mazetier et autres, qui continueront de soutenir la politique de ce gouvernement malgré ce couac, après avoir versé quelques larmes de crocodile.

Manuel Valls, lui, est franc. Par cette expulsion il dit « veiller scrupuleusement au respect des droits des étrangers ».

Le droit d’un étranger se résume donc à être traqué et expulsé. Bel aveu.

Je ne suis même pas sûr que Sarkozy, Guéant ou Hortefeux aient osé traquer la collégienne de la sorte.

Finalement, ce qui dérange certains socialistes, n’est pas tant que cette collégienne ait été expulsée, ni que ses parents, frères et sœurs, aient été expulsés 48 h avant.

Ce qui les dérange, c’est que les médias en aient fait état.

Israël déterminé à empêcher toute création d’Etat palestinien

Michel Warshawski, que j’ai personnellement eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises en France et en Palestine, est l’un ces infatigables militants israéliens contre l’occupation.

Avec une extrême pédagogie, il dissèque minutieusement la politique israélienne et sa propagande. Lui contrairement à d’autres, ne nous assène pas des généralités dans le seul but d’étaler une science qu’ils n’ont pas.

Réflexions suite à une rencontre à Jérusalem, dans les locaux de son association, l’Alternative Information Center.

La thèse ?  Israël ne veut pas la paix. Pour cela, il aborde le processus de paix, la colonisation, et l’éternelle lâcheté de la « communauté internationale »
Selon lui, il n’y a pas de processus de paix même si pendant un laps très court, une partie des dirigeants israéliens en avait fait le pari. Un laps de temps tellement court que rien n’a pe être enclenché.

Pour être précis, c’était la période 1993 1995, qui a donné lieu à l’assassinat de Rabin, précisément qu’ il s’apprêtait à commettre l’irréparable aux yeux des partisans du grand Israël, à savoir œuvrer à la création de l’Etat palestinien, évacuer les colonies…

Rabin pensait qu’il était nécessaire de mettre fin à l’occupation. Il a été tué par un colon, ceux-là mêmes qui sont représentés légalement au sein du Parlement israélien. Quitte à se foutre de la gueule du monde, autant faire ça bien.

Quand Israël ordonne un gel des colonies, celui-ci doit être « discret ». Traduction : aucun gel et jamais, et nulle part.

Si le processus de paix a toujours été un mythe, le processus de colonisation est lui bien réel.

Un processus de colonisation qu’Ariel Sharon théorise dès les années 70.

Ce projet, il le décline en quatre phases dans une interview parue dans Haaretz en 2003.
Ainsi selon lui La guerre d’indépendance d’Israël n’est pas encore terminée (guerre de création), prise de contrôle de l’espace.

Il estime ensuite qu’Israël n’a pas et ne doit pas définir ses frontières, que ces dernières sont là ou « la charrue trace son dernier sillon », afin de marquer le terrain.

Il ajoute que la paix n’est pas à l’ordre du jour pour les 50 prochaines années années. D’ici là il faut « israéliser », « judaiser »…

Aussi la paix sera possible quand la création de l’Etat palestinien sera, elle, impossible.

Après avoir arpenté le terrain, on voit pas trop bien ce qui pourrait ressembler à un futur Etat, les colonies sont partout, tels des kystes.

Si l’on prend le cas de ces colonies, elles ne sont jamais installées au hasard, et visent au moins deux objectifs : casser toute continuité territoriales en Palestine, et inclure ces colonies dans l’Etat d’Israël.

Sharon a décidé de faire des territoires palestiniens, des enclaves. Comme à Jenine, Ramallah, Naplouse……

Pour bien être sûr de rendre la vie  impossible aux Palestiniens, Israël a orné la Cisjordanie d’un joli mur de béton de plusieurs mètres de haut.
Israël ne veut pas de continuité territoriale pour l’Etat palestinien, il lui faut maintenir un lien direct entre Tel Aviv et le Jourdain.

Le pragmatisme israélien ne cessera jamais de m’étonner. La solution trouvée et déjà à l’œuvre consiste à assurer une « contiguïté territoriale à défaut de continuité ».

Aussi ; il est dorénavant possible d’aller de Tel Aviv au Jourdain en « passant sous des villes palestiniennes ». Il existe à cet effet, deux grands tunnels sous Bethleem et Beit Sahour, deux villes palestiniennes, contrôlées par l’Autorité palestinienne.

Donc contiguïté, pour esquiver la réalité. Il ne faudrait pas que les israéliens, notamment constatent de visu les méfaits de la colonisation, surtout quand on sait qu’elle coute chaque année des milliards d’euros aux contribuables de cet Etat colonial.

Comment évoquer ces questions sans pointer l’immense responsabilité des puissances occidentales USA et Europe en tête ?

A défaut d’avoir des couilles, ces pays ont un chéquier et maintiennent, à coup de dollars, la Palestine en état de respiration artificielle.

Israël ne peut pas lever le petit doigt sans l’aval de l’Oncle Sam. Un peu comme un gamin de CP qui voudrait aller pisser.

Pourtant, ce statut d’enfant gâté pourrait prendre un coup, tant « la question de la Palestine et d’Israël ne fait plus la une des journaux. »

C’est pas tant qu’il ne s’y passe plus rien, la colonisation ne s’est jamais portée aussi bien. C’est juste que tout le monde s’en tape, sauf Israël.

Du coup, pour refaire parler d’eux et garder le monopole de la centralité dans la région, on peut craindre une nouvelle aventure belliqueuse.

En même temps, faire la guerre et envoyer des soldats au front est encore ce qu’Israël fait de mieux, ça et faire un gros doigt au reste du monde.

La guerre où ça me direz-vous.

Gaza, reste une valeur sûre : un peuple désarmé, abandonné de tous, à portée de chars et de missiles, excellent rapport qualité prix. Et silence garanti de BHL et ses acolytes.

En poursuivant la construction du mur, la colonisation massive de la Cisjordanie, le blocus sur Gaza et en faisant le pari de la division des factions palestiniennes, Israël démontre jour après jour, que s’il y a bien une chose dont ils ne veulent pas, c’est de la paix et d’un Etat de Palestine.

Après plusieurs séjours sur place, un constat s’impose : il y a trop de colons pour qu’un Etat palestinien puisse voir le jour. Et personne ne parle de les déloger.

Israël parvient pour le moment à maintenir un calme tout relatif, sur la Cisjordanie , mais pour combien de temps encore ?

A Clément. On lâchera rien.

Ce matin au réveil, est tombée cette nouvelle. Clément, militant antifasciste de 19 ans a été assassiné hier à Paris par une bande de nazis.

Cette nouvelle m’a filé la gerbe et m’a ramené à un tas de propos, rappelé un tas d’histoires.

J’ai les yeux et les doigts pleins de rage.

Comment ne pas avoir une grosse pensée pour lui, sa famille et ses camarades.

Un gamin de 19 ans, en 1 ère année de sciences-po, qui contrairement à la grande masse des étudiants et des gens de son âge, avait décidé de se consacrer aux autres, et de combattre toute forme de racisme.

Ce drame m’a fait repenser au 1 er mai dernier, où déjà des nazis avaient attaqué un groupe de manifestants venus rendre hommage à Brahim Bouarram, tué par leurs pairs nazis plusieurs années avant. Des camarades antifascistes qui se sont organisés devant l’inaction des pouvoirs publics.

La question de la bienveillance à l’égard de l’extrême droite est clairement posée. Comment ne pas s’interroger sur le fait que ces groupes d’extrême droite, bien connus, identifiés, ouvertement racistes, soient encore aujourd’hui tolérés sous gouvernement socialiste ?

A croire qu’il faut qu’ils s’attaquent au siège du PS pour qu’Harlem Desir daigne sortir de son bureau.

Clément a été tabassé à mort par plusieurs personnes, mais surtout par des idées.

Ces idées sont traditionnellement véhiculées par l’extrême droite, mais depuis plusieurs années, la droite dite républicaine a contribué à ce que la parole fasciste se répande, et se banalise.

La droite forte, au sein de l’UMP a une mission : faire gagner les idées qu’ils disent patriotes. Traduire :racistes et xénophobes.

Les deux artisans de cette mutation génétique au sein de l’UMP sont Geoffroy Didier et Guillaume Peltier. Deux trentenaires qui n’ont jamais gagné une élection mais qui passent leur temps à donner des leçons de morale, sur le dos des étrangers et plus récemment des homos.

Car ne passons pas sous silence ces mois entiers pendant lesquels beaucoup ont déversé leur haine de l’autre sous prétexte que l’autre était homosexuel. L’extrême droite n’était pas en reste, on avait ici et là des penseurs autoproclamés qui venaient nous dire que l’homosexualité c’était comme être pédophile ou incestueux.

Je ne m’égare pas, la haine de l’autre c’est pas seulement celle de l’étranger, c’est le rejet de la  différence.

Clément ne s’était pas trompé dans son engagement, car être militant antifasciste c’est justement combattre toutes les discriminations, toutes, sans aucune exception.

Je voudrais finir en témoignant mon plus grand dégoût à toutes celles et ceux à l’UMP (Copé, Fillon, Jacob, Devedjia…) qui un jour ont pu dire que l’extrême droite et l’extrême gauche c’était la même chose.

La haine à choisi son camp et elle a aussi gagné les rangs de l’UMP, depuis fort longtemps.

Ce qui est sûr c’est qu’on lâchera pas une once de terrain, on lâchera rien.

Les musulmans, éternels coupables

Mérah, Londres, La Défense, Toulouse, Montauban… Point commun ? Les musulmans.

Quand une personne dite de confession musulmane commet un acte répréhensible soi-disant au nom de l’islam, alors tous les musulmans deviennent co-responsables de cet acte.

Même moi, qui n’a de musulman que l’apparence – merci Nicolas Sarkozy- je suis enrôlé de force, pris dans cette spirale anti-musulmane.

Y’a quand même au moins deux trucs qui clochent.

D’abord, toute personne censée devrait se dire que quelqu’un qui agresse ou tue une ou plusieurs personnes cesse de fait d’appartenir à la communauté des croyants. Et ce, musulman ou pas.

Que de fait, cet individu entre à pieds joints dans la communauté des malades mentaux, des déséquilibrés  et que ces gens là ne sont pas plus croyants ou pratiquants que Nabilla est intelligente.

Ensuite, le traitement de la chose musulmane dans ce pays a quand même de quoi surprendre. Dès qu’un musulman ou quelqu’un présenté comme tel fait une connerie, tout le monde se met en branle pour exiger que tous les musulmans de France et de Navarre s’excusent séance tenante et se désolidarisent du ou des fautifs.

Quand des prêtres ou des évêques sont reconnus coupables d’attouchements sur des enfants, je n’ai pas le souvenir qu’on demande à tous les chrétiens de présenter des excuses officielles et d’endosser une part de responsabilité.

Il en est de même pour les juifs, ce traitement de faveur étant réservé aux seuls musulmans.

C’est surtout révélateur d’un état d’esprit : demander aux musulmans de condamner des actes violents revient à penser que cette religion est intrinsèquement destinée à reproduire la violence à travers des croyants potentiellement dangereux pour la société.

Du coup, ça n’aura pour seul effet que de ressouder les plus extrémistes chez ceux qui se proclament musulmans, et ça fera les beaux jours du Parisien et de BFMTV.

Et si ça c’est pas du racisme….

 

Énième dérapage tweet-contrôlé à l’UMP

La crise politique majeure que nous traversons actuellement semble donner des ailes à certains de nos élus.

Alors que beaucoup débattent pour savoir si l’UMP est ou non un parti républicain, un député UMP a décidé de répondre à sa façon, et se fendant d’un tweet que ne renierait pas le plus modéré des néonazis.

Alors que ce qui était censé être une fête en l’honneur du PSG s’est transformé en « casse party », Jean-Sébastien Vialatte, député du très progressiste département du Var a eu ces mots en direction des prétendus casseurs : « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves ils ont des excuses #Taubira va leur donner des compensations ». Charmant.

Il dit tout haut ce que beaucoup de gens à l’UMP ruminent à longueur de temps, à savoir que les arabes et les noirs sont génétiquement programmés pour foutre la merde et casser. Le basané, français ou étranger serait la lie de la Nation. Du FN dans le texte.

Le problème, c’est que l’on n’est pas au premier dérapage, et que celui-ci vient compléter la série tristement célèbre des dérapages racistes volontaires commandités à l’UMP.

Le souci est qu’aucune condamnation n’est venue de la part des responsables politiques de droite (logique) comme de gauche (logique ?).

La moindre des choses est de condamner ces propos nauséabonds et de voir si des poursuites sont possibles.

A moins qu’on ne soit que deux dans le pays à considérer qu’avoir un député néonazi qui se fait passer pour républicain est un problème.

Car ces propos incitent clairement à la haine de l’autre et posent tout aussi clairement la question de l’infériorité des ethnies entre elles.

Les excuses du député n’y changeront rien. Il a tenu ces propos avant de s’excuser face à l’indignation suscitée sur les réseaux sociaux. Contraint et forcé.

Comme élu de la Nation, il doit rendre des comptes, y compris aux descendants d’esclaves, qui sont français tout autant que lui, et l’on comprend que c’est bien ça qui le dérange.

 

Le cumul des mandats ou l’art de brasser du vent

MAJ du 13 mai 2013.

Le Sénateur Jacques Mézard, Sénateur PRG de son état propose la chose suivante : interdire le cumul des indemnités. Il ajoute, sans se plier en quatre que les citoyens ne sont pas opposés au cumul des mandats et que si des parlementaires veulent travailler davantage, qu’ils puissent le faire….. Du Sarko dans le texte.

Oui, je sais le titre est un peu provocateur, mais finalement, pas exagéré.

Je n’en peux plus de voir cet affligeant spectacle de nos hommes et femmes politiques qui donnent des leçons de morale et d’austérité au peuple tout en occupant plusieurs fonctions électives et les indemnités qui vont avec.

Je ne supporte plus d’entendre parler de renouvellement de la classe politique par celles et ceux qui précisément, par ce cumul des mandats, font tout pour l’empêcher. A commencer par François Rebsamen, Sénateur Maire cumulard de Dijon, et Président du groupe PS au Sénat.

On a donc, dans notre belle France, des êtres dotés de capacités physiques et mentales supérieures à la normale.

Figurez-vous que beaucoup parviennent à être Députés, Maires, Présidents d’agglomération, tout ça avec des semaines de 7 jours.

J’aimerais qu’on m’explique, car je suis candide voyez-vous, comment un élu fait pour assumer correctement son mandat de parlementaire et son mandat de maire, quand il n’y pas d’autres jetons de présence….

Comment ne pas penser que l’un se fait forcément au détriment de l’autre ?

On me rétorquera que pour le maire il y a les adjoints. Certes, mais le maire a été élu pour être présent pas pour passer la moitié de son temps voire plus, ailleurs que sur le terrain. Ou alors on supprime le maire et on n’élit que des adjoints.

On me rétorquera aussi volontiers que des parlementaires continuent de travailler. Certes mais rarement plus d’une journée et demi par semaine. Par ailleurs, un travail n’occasionne par un flux ininterrompu de réunions forcément chronophages.

Aussi, ces élus cumulent par avidité de pouvoir, mais aussi par cupidité.

Même si la loi plafonne les indemnités au delà d’une certaines somme, les élus qui cumulent le mandat de parlementaire et un exécutif local atteignent facilement les 9857 euros mensuels.

Comment ne pas avoir une pensée émue pour le député de ma circonscription Mathieu Hanotin.

Ce brave homme avait promis qu’en cas d’élection à l’Assemblée nationale, il démissionnerait de son mandat de vice-président du conseil général du 9-3.

Las, il s’est rendu compte que la Seine-Saint-Denis ne pouvait pas se passer de lui, et a décidé de garder sa fonction, qu’on appelle aussi portefeuille.

Montant total de l’opération : 9857 euros mensuels. Mes félicitations.

Bien sûr, vous en trouverez aussi à droite et même au Front de gauche.

Ce cumul pose plusieurs problèmes.

Un problème éthique, dans le sens où plusieurs mandats exécutifs ne peuvent être menés correctement par un être humain. Cette incapacité à mener plusieurs mandats de front se fait au détriment de la population que l’élu trompe alors sciemment.

Elle pose aussi un problème démocratique majeur. A l’heure où la classe politique française n’est qu’à l’image de ses élites, cette volonté de cumuler s’apparente clairement à un refus de voir de nouvelles personnalités émerger, des personnalités notamment issues des quartiers.

Celles et ceux qui cumulent sciemment responsabilités et indemnités devraient donc se faire discrets et éviter de la ramener sur leurs blogs ou plateaux télé, et de nous saouler avec leur prétendue proximité.

Moi, si j’étais eux, je démissionnerais.

Mais pour ça, il faut du courage, et le courage, c’est la seule chose qu’ils ne cumulent pas.

 

Les enfants musulmans, juifs, sikhs…. indésirables dans les cantines de Bondy

En ces temps d’islamophobie triomphante, la laïcité vient renforcer l’arsenal répressif déjà important, visant à éliminer l’islam du paysage français. L’islam principalement.

Après les mamans voilées dans les crèches privées et dans les sorties scolaires, on s’attaque aux enfants de confessions musulmane, juive, bouddhiste….

La ville de Bondy, ville socialiste, dont la députée n’est autre qu’Elisabeth Guigou, a décidé d’écarter ces enfants de la restauration scolaire.

La directrice de l’école Jules Ferry a en effet précisé aux parents que « chaque enfant sera servi en viande », et ce conformément au règlement intérieur et au règlement municipal.

En d’autre termes, la ville et l’Education nationale imposent que chaque élève soit servi en viande, quelle qu’elle soit.

Jusque là, on se dit que ça fonctionne presque bien.

Le hic est que ce même mot aux parents précise que les enfants « sont tenus de manger leur viande ».

Pourquoi pas gaver de force les gamins ? On imagine la scène, avec les responsables de la pause méridienne, un pistolet sur la tempe des gamins et un entonnoir pour s’assurer que pas un morceau de viande ne manque dans l’estomac.

Le plus choquant reste à venir : si des parents ont des raisons confessionnelles de refuser que leurs enfants mangent de la viande, alors l’école « n’accepter[a] pas cette situation ».

Donc, si on résume, la ville et l’Etat se mettent d’accord pour contrevenir aux pratiques religieuses des enfants.

Si on résume, on menace ces enfants de ne plus être acceptés dans les réfectoires.

Si on résume, c’est viande et rien d’autre !  Pas de poisson, aucune alternative.

Si on résume, être juif, musulman ou autre – manger casher, halal ou être végétarien par conviction –  dans les cantines de Bondy est un facteur aggravant qui ouvre la voie à une discrimination d’Etat.

Outre que la pause méridienne permet la socialisation des enfants, elle garantit aussi un repas équilibré au moins dans la journée. Ce qui n’est pas du luxe dans les quartiers populaires.

Refuser à ces enfants ce droit à une alimentation équilibrée au prétexte de leur foi, est une forme de racisme.

Elle donnera raison aux parents qui ne jurent que par l’enseignement privé.

La ville de Bondy et l’Education nationale font le jeu de l’école privée, de la droite et du FN en jetant en pâture comme c’est le cas ici, des dizaines de familles, stigmatisées en raison de leur appartenance religieuse.

La laïcité brandie comme étendard pour mieux taper sur les religions et sur l’islam en particulier.

Ces enfants sont accueillis normalement dans 99.9 % des cantines de France.

Là où ça ne fonctionne pas, c’est qu’on ne veut pas de ces enfants là.

Note aux parents : dites que vos enfants sont végétariens, et même si un végétarien ne mange pas de poisson, la directrice n’y verra que du feu vu sa petitesse d’esprit. Et puis c’est pas comme si on servait du poisson le vendredi hein…

La propagande du CRIF ne connait aucune limite

On savait que Hassan Chalghoumi, imam ô combien connu pour ses nombreux spectacles comiques, était un soutien sans faille du CRIF et de l’Etat d’Israël.

Mais Richard Prasquier ne s’arrête jamais en si bon chemin. Après des musulmans de France aux ordres, il lui fallait aussi des musulmans arabes israéliens, histoire de démontrer qu’en Israël, tout va bien pour les palestiniens, qu’ils soient ou non israéliens.

Tous les jours, là bas, un peu comme dans les bisounours, on se fait des bisous, on s’aime, on est des frères à base de Salam et Shalom.

Pour produire sa nouvelle émission Prasquier et Chalghoumi ont cette fois fait venir une délégation d’imams israéliens. Selon le CRIF, « des imams heureux dans un état à majorité juive ». A tous les coups ils ont parlé des obstructions caractérisées et systématiques à l’encontre des palestiniens qui souhaitent aller prier à Jérusalem…

Problème : quels que soient les moyens déployés pour tenter de nous convaincre du caractère irréprochable de l’Etat d’Israël, rien n’y fera.

En effet, Prasquier ne pourra jamais faire oublier que les 20 % d’arabes israéliens sont discriminés à l’intérieur d’Israël.

Richard Prasquier prétend par ailleurs que le problème n’est pas religieux mais ne cesse de vouloir pacser des imams et des rabbins au nom de la paix dans le monde.

Sur son site, le CRIF nous précise également que « tous les membres de la délégation israélienne ont parlé de la localité dont ils étaient originaires, et de la parfaite liberté de culte dont bénéficient les citoyens musulmans du pays ».

Déjà, on rigole encore un peu et ensuite on se demande s’ils sont allés jusqu’à préciser qu’avant l’arrivée des juifs en 1948, ces villages étaient des villages arabes…

Jusqu’à évoquer la Nakba ou comment en 1948 des familles entières ont été chassées de leur terres.

On pourrait en dire beaucoup plus.

Il faut juste ne jamais oublier qu’on trouvera toujours des responsables politiques et religieux pour cautionner l’inacceptable, en l’occurrence, l’occupation israélienne en Palestine.

C’est comme les abrutis qui ici, en France, depuis leur canapé, font le jeu du CRIF en mettant eux aussi la question de la Palestine, sur un plan religieux.

Ce faisant, en ne traitant la question que sous cet angle, et en parlant « des juifs » et des « musulmans », ces personnes se font les alliés objectifs de l’occupant.