Archive for Le global

Lettre d'Hugo CHAVEZ au Secrétaire général de l'ONU. "La Palestine vaincraé

Son Excellence
M. Ban Ki-Moon
Secrétaire général
Organisation des Nations Unies
 
 
Monsieur le Secrétaire général ;
Honorables représentants des peuples du monde,
 
 
Je m’adresse à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, à cette grande tribune où sont représentés tous les peuples de la Terre, pour réaffirmeraujourd’hui et en ce lieu l’appui total du Venezuela à la reconnaissance de l’État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir en un État libre, souverain et indépendant. Il s’agit là d’un acte de justice historique envers un peuple qui porte en soi, depuis toujours, toute la douleur et toute la souffrance du monde,
 
Le grand philosophe français Gilles Deleuze a dit, empruntant l’accent de la vérité, dans son ouvrage mémorable La grandeur de Yasser Arafat : La cause palestinienne est avant tout l’ensemble des injustices que ce peuple a subies et ne cesse de subir.Elle est aussi – oserai-je ajouter – une volonté de résistance permanente etirreductible qui est d’ores et déjà inscrite dans la mémoire héroïque de la condition humaine. Une volonté de résistance quijaillit du plus profond amour pour la terre. Mahmoud Darwish, cette voix infinie de la Palestine possible, nous parle depuis le sentiment et la conscience de cet amour :
 
Qu’avons-nous besoin du souvenir
le Carmel est en nous
et sur nos paupières pousse l’herbe de Galilée
Ne dis pas : Que ne courrions-nous pas comme un fleuve pour le rejoindre
Nous sommes dans la chair de notre pays
Il est en nous
 
Contre ceux qui soutiennent à tort que ce que le peuple palestinien a souffert n’est pas un génocide, Deleuze soutient avec une lucidité implacable : D’un bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. C’est là  – comment dire ? – le degré zéro du génocide : décréter qu’un peuple n’existe pas ; lui nier le droit à l’existence.
 
À ce sujet, saluons la raison du grand écrivain espagnol Juan Goytisolo lorsqu’il affirme catégoriquement : La promesse biblique de la terre de Judée et de Samarie aux tribus d’Israël n’est pas un contrat de propriété entériné par-devant notaire qui autorise à expulser de leur terre ceux qui y sont nés et qui y vivent. Aussi la solution du conflit du Moyen-Orient passe-t-elle forcément par la justice à rendre au peuple palestinien : telle est la seule voie si l’on veut conquérir la paix.
 
Nous souffrons et nous indignons en constantant que ceux qui ont subi l’un des pires génocides de l’Histoire se sont convertis en bourreaux du peuple palestinien ; nous souffrons et nous indignons en constatant que le legs de l’Holocauste est la Nakba. Et il est simplement indignant de constater que le sionisme continue de recourir au chantage de l’antisémitisme contre ceux qui s’opposent à ses sévices et à ses crimes. Israël a instrumentalisé et instrumentalise d’une façon éhontée et vile la mémoire des victimes. Et il le fait pour pouvoir agir en toute impunité contre la Palestine. Il va sans dire, au passage, que l’antisémitisme est une plaie occidentale, européenne, dont les Arabes ne sont pas partie prenante. De plus, n’oublions pas que c’est le peuple sémite palestinien qui souffre de l’épuration ethnique pratiquée par l’État colonialiste israélien.
 
Qu’on me comprenne bien : une chose est de refuser l’antisémitisme, et une autre, très différente, est d’accepter passivement que la barbarie sioniste impose au peuple palestinien un régime d’apartheid. D’un point de vue éthique, quiconque refuse la première doit condamner la seconde.
 
Qu’il me soit permise une digression nécessaire : il est franchement abusif de confondre sionisme et judaïsme ; nombre d’intellectuels juifs, tels Albert Einstein etErich Fromm, se sont chargés de nous le rappeler au fil du temps. Et, aujourd’hui, de plus en plus de citoyens conscientsau sein même d’Israël, s’opposentouvertement au sionisme et à ses pratiques terroristes et criminelles.
 
Il faut le dire clairement : le sionisme, comme vision du monde, est foncièrement raciste. Ces affirmations de Golda Meir, d’un cynisme atterrant, en sont une preuve criante : Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ! Ce que l’on appelle les Palestiniens n’existe pas. Ce n’était pas comme s’il y avait eu un peuple en Palestine qui se considérait comme le peuple palestinien, et que nous étions venus, les avions jetés et leur avions pris leur pays. Ils n’éxistaient pas.
 
Rappelons-nous : c’est dès la fin du XIXesiècle que le sionisme a parlé du retour du peuple juif en Palestine et de la création d’un État national qui lui soit propre. Cette prise de position s’imbriquait parfaitement dans le colonialisme français et britannique, comme il ferait ensuite dans l’impérialisme yankee. L’Occident a, depuis toujours, appuyé et encouragé l’occupation sioniste de la Palestine par la voie militaire.
 
Lisez et relisez donc ce document qui estconnu historiquement comme laDéclaration de Balfour de 1917 : le gouvernement britannique s’arrogeait la faculté de promettre aux juifs un foyer national en Palestine, en dénigrantdélibérément la présence et la volonté de ses habitants. Et rappelons que chrétiens et musulmans ont vécu en paix, des siècles durant, en Terre sainte jusqu’à ce que le sionisme ait entrepris de la revendiquer comme sa propriété entière et exclusive.
 
Rappelons encore que, dès la deuxième décennie du XXe siècle, le sionisme, profitant de l’occupation coloniale de la Palestine par la Grande-Bretagne, a commencé à développer son projet expansionniste. Et qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le peuple palestinien verrait sa tragédie empirer par son expulsion à la fois de son territoire et de l’Histoire. La résolution 181 des Nations Unies – ignominieuse et illégale – recommanda en 1947 la partition de la Palestine en un État juif, en un État arabe et en une zone sous contrôle international (Jérusalem et Bethléem), concédant ainsi – quelle honte ! – 56%du territoire au sionisme pour qu’il y constitue son État. Cette Résolution violait de fait le droit international et bafouait d’une manière flagrante la volonté des grandes majorités arabes : le droit des peuples à l’autodétermination devenait lettre morte.
 
De 1948 à nos jours, l’État sioniste a poursuivi sa stratégie criminelle contre le peuple palestinien. Pour ce faire, il a toujours pu compter sur un allié inconditionnel : les États-Unis d’Amérique. Et cette inconditionnalité se traduit par un fait bien concret : c’est Israël qui oriente et fixe la politique internationale étasunienne au Moyen-Orient. Edward Saïd, cette grande conscience palestinienne et universelle, soutenait avec force raison que tout accord de paix qui se construirait sur l’alliance avec les USA, loin d’amenuiser le pouvoir du sionisme, le conforterait.
 
Toutefois, contrairement à ce qu’Israël et les États-Unis prétendent faire croire au monde à travers les multinationales de la communication et de l’information, ce quiest arrivé et continue d’arriver en Palestine n’est pas – disons-le avec Saïd– un conflit religieux : c’est un conflit politique marqué du sceau du colonialisme et de l’impérialisme ; ce n’est pas un conflit millénaire : c’est un conflit contemporain ; ce n’est pas un conflit qui est né au Moyen-Orient : c’est un conflit qui est né en Europe.
 
Quel était et quel est encore le nœud du conflit ? Le fait qu’on privilégie dans les discussions et les analyses la sécurité d’Israël, jamais celle de la Palestine. L’histoire récente le corrobore : il suffit de rappeler la nouvelle équipée génocidaire déclenchée à Gaza par Israël à travers l’opération Plomb fondu.
 
La sécurité de la Palestine ne peut se réduire à la simple reconnaissance d’unauto-gouvernement limité et d’unauto-contrôle policier dans ses « enclaves » de la rive ouest du Jourdain et de la bande de Gaza, tout en ignorant non seulement la création de l’État palestinien dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, les droits de ses nationaux et le droit de son peuple à l’autodétermination, mais encore le droit à la compensation et le droit au retour de la moitié de la population palestinienne dispersée dans le monde entier, comme le stipule la Résolution 194.
 
Il n’est pas croyable qu’un pays, Israël, qui doit son existence à une résolution de l’Assemblée générale puisse mépriser à ce point les résolutions émanant des Nations Unies ! Voilà ce que dénonçait le père Miguel D’Escoto quand il réclamait la fin du massacre de la population de Gaza fin 2008 et début 2009.
 
Monsieur le Secrétaire général ;
Honorables représentants des peuples du monde,
 
On ne saurait ignorer la crise des Nations Unies. Nous avons soutenu, en 2005, devant cette même Assemblée générale, que le modèle des Nations Unies était épuisé. Le fait que le débat sur la question de Palestine ait été ajourné et qu’on soit en train de le saboter ouvertement en est une nouvelle confirmation.
 
Washington ne cesse de répéter depuis plusieurs jours qu’il opposera son veto, au Conseil de sécurité, à ce qui sera une résolution majoritaire de l’Assemblée générale : à la reconnaissance de la Palestine comme membre de plein droit de l’ONU. Nous avons d’ores et déjà déploré, aux côtés des nations sœurs qui constituent l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), dans la Déclaration de reconnaissance de l’État de Palestine, qu’une aspiration si juste soit bloquée par ce biais. L’Empire, nous le savons tous, prétend dans ce cas comme dans d’autres imposer un deux-poids-deux-mesures dans l’arène internationale : c’est là la double morale yankee qui, tout en violant le droit international en Libye, permet à Israël de faire ce qu’il lui chante, devenant ainsi le principal complice du génocide que la barbarie sioniste commet contre les Palestiniens. Je rappelle une phrase de Saïd qui met bien le doigt sur la plaie :compte tenu des intérêts d’Israël aux États-Unis, la politique de ce pays au Moyen-Orient est donc israélocentriste.
 
Je voudrais conclure en faisant entendre la voix de Mahmoud Darwish dans sonmémorable poème Sur cette terre :
 
Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre
il y a sur cette terre,
le commencement des commencements,
la fin des fins.
On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine.
Madame, je mérite, parce que vous êtes ma dame,
je mérite de vivre.

Elle continuera de s’appeler la Palestine. La Palestine vivra et vaincra ! Vive la Palestine libre, souveraine et indépendante !
 
 
Hugo Chávez Frías
Président de la République bolivarienne du Venezuela

Les passagers de la flottille doivent être libérés et autorisés à se rendre à Gaza

On apprend tout juste que les 16 passagers du Dignité al Karama, ont été capturés par l’armée israélienne. La même armée avait quelques minutes plus tôt, brouillé les communications via le satellite.

Nous exigeons que les autorités françaises interviennent le plus vite possible afin de les faire libérer.

Nous souhaitons avoir des nouvelles rapidement de nos camarades, et que ces derniers soient autorisés, enfin, à briser l’insupportable blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza.

Le blocus est enfin brisé !

Communiqué de presse Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal de Saint-Denis

Le blocus est enfin brisé ! On ne peut que se réjouir d’apprendre que Le bateau français "Dignité-Al Karama" se dirige vers Gaza et a enfin brisé le blocus israélien soutenu par les autorités grecques.

Cette solidarité internationale ne pliera devant aucune pression ni aucune menace.

Il faut saluer les instigateurs de cette magnifique flottille Le Droit est du côte de celles et ceux qui se battent pour les Droits des Palestiniens à recouvrer leur liberté, liberté volée par les gouvernements israéliens successifs, soutenus implicitement par les puis puissantes diplomaties de ce monde.

Le blocus doit cesser, et la France doit œuvrer à la reconnaissance de l’État palestinien conformément aux résolutions de l’ONU et aux aspirations légitimes de ce peuple maintenu sous la plus terrible des occupations par les différents gouvernements israéliens qui de ce fait se sont rendus coupables des pires violations de ce même Droit.

Soyons nombreux au rassemblement en soutien à la Flottille qui aura lieu demain 6 juillet à 18h métro Franklin Roosevelt

Ma lettre à Gad ELMALEH, publiée sur www.lemonde.fr

Israël, ce n’est pas les Bahamas.

Cher Gad,

Il est arrivé que tu me fasses rire. Vraiment. Plusieurs fois. Si, si je te jure, avec mon frangin Hamid, il m’est arrivé d’être plié en quatre, de rire à n’en plus finir sur tes spectacles. Quand je repense par exemple au sketch avec Jamel, « la barre de faire tout ». Mais là, tu n’es plus très drôle.

Français, d’origine marocaine et de confession juive, tu as toujours su revendiquer avec humour ce métissage.

Aussi, quand on t’interroge sur Israël et la Palestine, tu l’ouvres moins. Je reconnais que ce n’est pas un sujet facile, surtout quand tant d’autres comme toi, semblent le méconnaître profondément.

Car, je pense, cher Gad, que tu ne vois ce « conflit » que par le prisme de ce que l’on veut bien te donner à voir. Israël ne se résume pas seulement à ses plages et aux mœurs libérales de Tel Aviv. Israël rime aussi avec colonies, occupation, massacres, blocus, humiliations… Je continue ?

Tout ça pour dire que j’ai failli réserver une place pour ton spectacle. J’avais même demandé à un groupe d’amis de m’accompagner. Et puis, quand je me suis rendu compte que tu allais jouer à Jérusalem, « ce lieu Saint parmi les lieux Saints », j’ai changé d’avis. Pour moi et les défenseurs de la Paix, Jérusalem, c’est surtout l’annexion en 1967 de la vieille ville, la spoliation quotidienne des Palestiniens de l’Est, la colonisation rampante, le tramway de l’apartheid…

Alors, je te demande si ça ne te dérange pas d’aller jouer là-bas comme si de rien n’était…. Dans un pays qui bafoue allègrement de nombreuses résolutions de l’ONU. Es-tu seulement allé une fois du côté palestinien ? As-tu déjà vu un camp de réfugiés ? As-tu déjà subi l’humiliation des checkpoints ? T’a-t-on narré les destructions d’oliviers centenaires ? As-tu seulement discuté avec des Palestiniens, ou des résistants israéliens ?

En fait, le business d’abord. Pas vrai ? Tout ce qui t’importe à toi et à Gilbert Coulier ton producteur, c’est de remplir les salles. Coûte que coûte.

Peu importe si tu vas te produire dans un pays hors la loi internationale. Peu importe que par ta présence, tu encourages ce gouvernement à continuer, puisque tu te produis à Jérusalem, comme tu irais à Londres ou Montpellier.

Je te propose un truc. Juste un : tu annules ta représentation, et tu m’accompagnes, mes amis et moi en avril, à la rencontre de ceux qui font l’Histoire et l’espoir dans cette partie du monde.

Ainsi, quand tu retourneras à Jérusalem, tu pourras y porter un message, fort, puissant, empreint de paix, de justice, de solidarité.

Tunisia and co

Tout d’abord saluer le courage du peuple tunisien, dont Mohamed BOUAZIZI qui a déjà son portrait placardé dans toute la Tunisie et au-delà.

Ensuite, je ne peux m’empêcher de penser que tout ceci est un immense gâchis dans cette dictature, où le nombre de policiers par habitants était au moins 10 fois supérieur à celui de la France, ce qui ne l’a nullement empêchée par la voix de MAM de proposer son savoir faire en matière de bavures.

Hier, elle s’est fait « embaboucher »  à Gaza par la foule palestinienne, elle non plus, pas dupe du deux poids deux mesures français.

On ne peut qu’en vouloir aux dirigeants occidentaux qui dans leur attitude néocoloniale ont fermé les yeux pendant trop longtemps pour de sombres raisons, qui aujourd’hui apparaissent on ne peut plus claires aux visages cramés du monde.

Pour parler de La France, droite et gauche ont encensé Ben Ali et son régime, en appelant à suivre cet exemple notamment dans le Maghreb. Droite et gauche confondus ont passé sous silence les exactions de ce régime qui s’est assis sur les libertés les plus élémentaires. Les images de Sarkozy et DSK ont de quoi faire enrager le démocrate lambda.

Aujourd’hui, enfin, la parole est libérée. Mais on peut évidemment se demander comment ceux qui par leur silence se sont rendus complices du tortionnaire Tunisie, peuvent aujourd’hui avoir le culot de rester au pouvoir sans même avoir la dignité de laisser le pouvoir aux vrais opposants.

Les médias ne doivent pas décerner de certificats de bons et mauvais opposants. Je veux dire par exemple que le responsable du PCOT  n’est que peu présent dans les médias, par rapport à d’autres comme Marzouki. Ce sont les tunisiens qui doivent choisir leur avenir, et pas les médias occidentaux qui doivent faire l’élection.

Je suis curieux de voir quelles seront les réactions demain des différentes chancelleries quand elles iront voir d’autres illustres amis, démocrates éclairés, comme Mohammed 6, Khadafi, Moubarak, Bouteflika, pour ne citer qu’eux, dont le silence à part la bêtise légendaire de Khadafi, n’a d’égal que leur niveau de corruption tant ils sont tout aussi despotiques que leur ex collègue. Tous ont interdit les rassemblements de soutien aux tunisiens.

Je note qu’ailleurs la situation, sans être analogue, comporte des similitudes, et un point commun fondamental : l’exaspération face à ces dictatures et ces spoliations des richesses au détriment de familles et de clans

Pour finir je souhaite que le PS continue à faire le ménage, commencé bien tardivement, en demandant que soient exclus tout les partis dits « socialistes » et faisant partie de l’Internationale Socialiste…

 

ALGERIE, TUNISIE, les mêmes maux, dont la jeunesse est l'un des remèdes

Une trentaine de morts au moins dus aux chiens de garde des États algérien et tunisien. Des "Républiques" en piteux États…

On nous serine que les jeunes manifestent parce-que le pain et l’eau sont chers. Prendre les algériens ou les tunisiens pour des demeurés est décidément une constante chez beaucoup de comment t’as tort…

Ce qui se joue dans ces pays, est le juste retour de bâton pour des gouvernants qui n’ont eu de cesse de trahir et mentir aux peuples qu’ils prétendent représenter et servir.

Ils ne se cachent même même plus pour se gaver. En plus de réserver le plus triste des sorts à leur peuple, tout en ménageant leurs castes, ils les privent des libertés les plus élémentaires.

Cela fait un moment que la révolte gronde, en Algérie notamment. Et la Kabylie, n’est pas l’unique foyer ce cette colère.

Ce qui est ahurissant, c’est la propension de Sarkozy et des autres d’ailleurs, notamment "à gauche" à ne pas la ramener.

Les discours de félicitations sont déjà prêts pour les prochaines réélections des Ben Ali, Boutef et autres imposteurs.

Il est proprement insultant pour les peuples algérien et tunisien de constater l’entier soutien de la France à ces dictatures autoproclamées ‘républicaines".

Qu’aurait dit Sarkozy si on avait tiré à balles réelles au Vénézuela, ou en Bolivie ? Hein Nico ? Là tu l’aurais ramené ta petite tronche pour nous dire que ces régimes sont tyranniques.

Saut qu’eux, un peu comme toi – hélas – , ont été légitimement élus. Et toi, pour qui jamais de ma vie je ne voterai, toi, tu cautionnes l’installation de tortionnaires comme Ben Ali et de Présidents d’opérettes comme Boutef, pieds et mains liés par l’armée, sans oublier sa Majesté Mohamed 6

Pour tout cela, cher gouverne-ment français, je te hais cordialement.

PALESTINE…. ISRAEL…… DEUX POIDS…..

Ah la la la la la….. Ils sont tellement prévisibles nos dirigeants. Ils continuent d’être très sélectifs quand il s’agit des sujets sur lesquels le Président va monter au créneau.

Ainsi, mobilisation générale sur l’antisémitisme : "Paris souhaite que la Ligue arabe se mobilise sur le problème des chaînes de télévision qui diffusent de la "propagande antisémite" au Moyen-Orient, mais aussi à destination de l’Europe, par voie satellitaire, a déclaré mercredi un haut diplomate français au Caire."

Dont acte, je vomis sur la judéphobie.

Par contre, rien, pas de le début du commencement d’un embryon de réaction sur la mesure raciste voulue par le gouvernement israélien.

L’idée est de contraindre tous ceux qui vont acquérir la nationalité israélienne a prêter allégeance à l’État juif et démocratique d’Israël. Défense de rire.

Rien que ça pour un pays qui compte 20 % d’arabes israéliens qui, c’est de notoriété publique, sont déjà victimes de discriminations d’État.

Accepter ce serment, c’est accepter de facto que les juifs soient la seule communauté reconnue, et donc légitime à avoir des droits…

C’est une provocation dangereuse est évidemment un gage donné au fasciste Lieberman, souvent invité à Paris, alors qu’on devrait le traiter comme ce qu’il est… un paria.

Ce projet vise tout simplement à dire aux palestiniens israéliens : vous n’êtes pas chez vous en Israël. En somme un remake de ce que les anciens ont subi en 1948…

Donc aucune condamnation de Sarkouchner. Et pourquoi condamneraient-ils  ? On mange si bien au diner annuel du CRIF.

Lettre à l'Ambassadeur de Norvège

A lire ici ou à télécharger ………….Ici.         

Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal
Mairie de Saint-Denis
 Place Victor Hugo
93200 Saint-Denis

                                                                                                                                                                        Saint-Denis, le 24 août 2010

Votre Excellence,

 C’est avec un immense plaisir que je vous écris ces quelques lignes. Je tiens en effet à vous faire part de ma pleine et entière satisfaction devant la récente décision prise par le fonds de pension public (fonds souverain) norvégien.

Comme vous le savez, ce dernier a décidé d’écarter deux groupes israéliens dont l’activité en territoire palestinien, et donc la contribution à l’entreprise illégale d’occupation, est connue de tous. Je me félicite d’une telle décision politique, pleine de sens.

En effet, la Norvège est un des rares pays dont la position est restée ferme, juste et courageuse. Elle se résume notamment à une condamnation claire et sans ambigüité de l’occupation de la Palestine par Israël. Votre courage politique vous honore, vous ainsi que votre peuple, et rappelle malheureusement la lâcheté de bon nombre de dirigeants de par le monde, à commencer par les dirigeants français et européens.

Soyez assuré qu’une telle position réconforte non seulement les palestiniens, mais aussi tout le mouvement de soutien à leur lutte légitime pour l’établissement d’un État viable. Je vous prie de recevoir, Votre Excellence, mes plus respectueuses salutations.

Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal
Saint-Denis

A PROPOS DES RESSORTISSANTS FRANCAIS EN DIFFICULTE A L'ETRANGER. LETTRE AU PRESIDENT EN SOUTIEN A SALAH HAMOURI

 

Monsieur le Président de la République

Palais de l’Élysée

Paris

 

 

Monsieur le Président,

 

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un ressortissant français est toujours détenu illégalement à l’étranger.

J’ai adhéré à vos propos le jour où vous avez dit que vous iriez chercher tous les ressortissants français en difficulté hors du territoire national.

L’énergie que vous avez dépensée pour trouver une solution aux cas de Florence CASSEZ, Clothilde REISS, ou encore Ingrid BETANCOURT vous honore. Dans un passé pas si éloigné vous receviez encore les proches de Gilad SHALIT pour leur témoigner toute votre amitié et votre soutien.

Je dois tout de même avouer que persiste une ombre au tableau. Vous ne faites strictement rien (ou presque rien ce qui revient au même) pour Salah HAMOURI.

Ce jeune Français de 25 ans attend de vous les mêmes égards que ceux que vous avez eus avec les personnes citées plus haut.

Salah mérite au moins les mêmes efforts, politiques et diplomatiques, seuls garants d’une égalité de traitement de tous les citoyens.

Vous vous dites attaché à l’égalité, ou à l’équité, mot que vous lui préférez. Je vous demande donc de recevoir les parents de Salah HAMOURI, comme vous l’avez fait pour tous les autres avant.

Je vais même vous y aider. Denise HAMOURI sera en France dès le 22 juin. Je suis certain que vous ne manquerez pas cette occasion de lui témoigner toute votre solidarité et vos efforts pour obtenir la libération immédiate de Salah dont vous n’ignorez pas les circonstances pour le moins iniques qui ont entouré son arrestation et son procès.

 

Recevez, Monsieur le Président de tous les Français, mes salutations distinguées.

 

 

Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal de Saint-Denis

 

SOYONS TOUS DES PORTEURS D'EAU

La Fondation France Libertés à lancé samedi dernier la campagne des porteurs d’eau. Cette campagne est très importante et marque une étape décisive dans le combat contre la marchandisation de l’eau.

Le combat pour une eau 100 % publique, entendre une gestion directe de cette ressource, se heurte non seulement à une résistance des grands groupes privés, mais aussi à celle d’ élus, toutes tendances confondues, qui pour des raisons que je m’efforce d’ignorer, s’opposent à une réappropriation publique et sociale de ce bien commun de l’Humanité.

C’est le bon sens que de dire que l’eau doit être gérée sans qu’aucun bénéfice ne puisse être fait sur sa gestion, et la seule solution passe par une gestion 100 % publique.

Je me félicite que la ville de Saint Denis, dont je suis l’un des représentants élus, ait adhéré à cette campagne.

En devenant porteurs d’eau, nous devenons des acteurs réels pour le retour en régie de ce droit essentiel.