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Mathieu Hanotin s’oppose au vote des roms à Saint-Denis

Le jeune député du clan Barto est prêt à tout pour un peu de pouvoir en plus, y compris à parler comme un type d’extrême droite.

Il a toujours dit qu’il était favorable au droit de vote des étrangers. Mais ça ne comprenait pas les roms.

Les roms il les aime bien, mais ailleurs.

A Saint-Denis, une expérience inédite de « sédentarisation » sur un terrain de l’Etat est à l’oeuvre depuis plusieurs années, impliquant les roms, les élus, les associations..

Le but est que ces familles s’autonomisent, notamment par le travail, et que les enfants soient scolarisés.

Une seule ligne : le droit commun, comme pour tout autre dionysien.

Il se trouve que les roms sont citoyens européens, à ce titre, il peuvent voter aux élections municipales.

Il est donc logique qu’ils puissent accéder à ce droit, dans la ville où ils vivent, la ville qu’ils connaissent, et dans laquelle sont scolarisés leurs enfants.

Les entraves à une vie normale sont assez nombreuses pour que ne s’ajoute pas l’exclusion du processus électoral.

A Saint-Denis, des milliers de personnes extracommunautaires, de la faute du parti socialiste, seront encore exclues du vote aux élections municipales.

C’est un beau symbole de voir des roms, qui ont longtemps vécu l’indignité, accéder au même droit que n’importe quel citoyen français ou européen.

Mathieu Hanotin, à défaut d’idées de gauche prend ses arguments à l’extrême droite.

Il n’aurait jamais tenu ces propos à l’égard d’espagnols, d’italiens…

Mais les roms, ça il peut. Après tout son ami Manuel Valls, les traque et les expulse, alors pourquoi devraient-ils pouvoir voter ?

Mon engagement pour Saint-Denis

Je suis élu depuis 2008 au sein du Conseil municipal de Saint-Denis.

Expérience enrichissante, la « vie » de conseiller municipal n’en est pas moins déroutante.

J’ai souvent eu ce sentiment d’impuissance, vouloir régler les problèmes pour lesquels vous vous savez d’avance démuni.

Je n’avais pas d’exigence particulière pour ce mandat. Je suis conseiller municipal, sans délégation. Si, une : représenter la ville et Plaine Commune au SEDIF, le syndicat qui depuis trop longtemps privatisait la gestion de l’eau.

Avant 2008, je militais déjà en faveur d’une gestion publique de l’eau. Je voulais poursuivre ce combat de l’intérieur.

C’est au SEDIF que j’ai pu vérifier qu’on pouvait être de gauche et néanmoins militer en faveur du privé.

Cette expérience m’a beaucoup apporté et fatigué.

Mes liens avec Saint-Denis sont nombreux. J’ai découvert cette ville lors de mes études à l’université Paris 8.

Fac de gauche, avec des enseignements et des enseignants de qualité, et mes premiers engagements syndicaux : étudiants sans-papiers, Palestine…

Après avoir étudié à Saint-Denis, y habiter allait alors de soi.

Au fil des rencontres j’ai découvert ce que solidarité voulait dire, le tout sous le prisme de ce qu’on appelait alors le communisme municipal.

Une ville d’échanges et de mélanges. Une municipalité qui fait de cette solidarité la pierre angulaire de ses politiques : logement, culture, restauration scolaire, sport, relations internationales…

Des rencontres marquantes, notamment celle avec Patrick Braouezec, pour qui j’ai toujours la même estime.

Saint-Denis est définitivement une ville à part. Elle suscite engouement ou rejet.

j’y suis viscéralement attaché, de par sa nature profondément populaire.

Une ville en perpétuel mouvement qui continue de connaitre de profondes mutations sans jamais exclure les plus pauvres.

Une ville dont le nombre d’habitants augmente, preuve de sa vitalité et de son attrait.

Ville confrontée à de véritables défis, comme sur la question des Roms pour lesquels le choix se résume à les exclure ou à faire ville avec eux. A Saint-Denis, nous avons opté pour la seconde solution.

Mes liens avec cette ville sont donc de tous ordres, j’y ai des amis, des camarades…

J’y ai également pratiqué du sport, avec des jeunes eux aussi attachés à leur ville et à son image trop souvent déformée.

Les rencontres avec les habitants sont nombreuses, notamment à travers les réunions de quartier, mais aussi à travers les conseils d’école, chaque trimestre qui sont aussi l’occasion de rencontrer les enseignants et les parents d’élève.

Le constat est d’ailleurs sans appel : l’Education nationale a déserté la Seine-Saint-Denis. Pour y faire face, le maire à lancé une offensive en lien avec les parents d’élève et les enseignants, pour que l’Etat remettre l’Education en Seine-Saint-Denis, au cœur de ses préoccupations.

On se rend très vite compte à quel point certaines villes et certains quartiers ont ni plus ni moins été sacrifiés par l’Etat, avec une absence criante de services publics pourtant essentiels, davantage ici qu’ailleurs.

Ce sont donc des luttes au quotidien qu’il faut mener avec les habitants, les associations, et ce sur la durée.

A voir ce qui est fait dans la ville, en lien avec la communauté d’agglomération, nous n’avons pas à rougir du bilan, même si beaucoup reste à faire.

Il est vrai qu’en temps de crise, il est facile et tentant de vouloir désigner un seul et unique responsable de tous les maux et dysfonctionnements… Le maire est le parfait candidat pour ce lynchage démagogique.

Un maire, afin de pouvoir mener un certain nombre de politiques doit être accompagnée par un Etat fort, et responsable. Un partenaire sur le long terme.

A Saint-Denis, un nouveau groupe scolaire sort de terre chaque année, sans aucune aide de l’Etat.

C’est donc un acte de résistance de chaque jour que de continuer à mettre en oeuvre des politiques ambitieuses au service de la population.

Oui, tout n’est pas parfait, personne d’ailleurs ne le nie.

La critique est facile, créer c’est toujours plus difficile.

Il serait dangereux de vouloir tout rejeter, pour in fine, remettre en cause les fondements mêmes des politiques menées.

Il serait dangereux de vouloir, à l’instar de nombreux autres maires de petite couronne, chasser toujours plus loin les couches populaires.

Il serait dangereux de chasser les pauvres à défaut de s’attaquer à la misère.

Il serait dangereux aussi que certains jouent la carte de l’entre soi et de l’enfermement alors que Saint-Denis a toujours œuvré pour l’ouverture et le mélange.

On entend bien souvent le mot changement, mais il rime en réalité avec relégation sociale et spatiale. Il signifie changement de politique pour changer de population…

L’enjeu est bel et bien de faire en sorte que Saint-Denis reste une ville où chacun ait sa place.

C’est donc naturellement que j’ai rejoint l’appel du maire, Didier Paillard, dans l’optique des prochaines municipales.

Je suis en accord sur l’essentiel, et le plus important :  les valeurs d’une gauche ouverte sur le monde.

Il faut pour Saint-Denis, une équipe renouvelée, rajeunie à l’image de la ville et à l’écoute des aspirations des habitants. Didier Paillard s’y engage.

Je veux contribuer avec lui, avec d’autres, à ce que Saint-Denis reste Saint-Denis, fidèle à ses valeurs et tournée vers l’avenir.

 

 

 

 

Il est interdit d'interdire ………….. La Ligue de Défense Juive

Régulièrement, des plaintes sont déposées, des communiqués sont envoyés, voire des manifs organisées. L’objet  ? Dénoncer l’insupportable impunité dont jouit la milice fasciste susnommée de la part des plus hautes autorités françaises.

Une impunité qui nous rappelle étrangement celle dont jouit Israël, notamment de la part de notre cher Président.

On sourit quand on sait que cette organisation est interdite………. en Israël.

Cette milice met un point d’honneur à rentrer dans le tas de tout ce qui vient contredire les partisans d’Eretz Israël. De la manifestation contre l’agression meurtrière à Gaza en passant par un simple débat parisien.

Rarement menacés, il ont été jugés récemment pour un raid opéré sur une librairie. Un verdict pour le moins clément.

Récemment encore, un reportage d’Envoyé Spécial expliquait comment ces fascistes juifs bénéficient des faveurs du Ministère de l’Intérieur et de ses locaux pour s’entrainer au Krav Maga, art martial connu pour sa douceur.

Il faut dissoudre immédiatement cette milice, tout comme on interdit les groupes néonazis.

Une milice juive extrémiste protégée par l’Etat, des étudiants juifs qui bénéficient d’aménagements lors de concours prestigieux….Tous les ingrédients pour alimenter le ressentiment et la judéophobie les plus primaires.

En Seine-Saint-Denis, comme dans le Val de Marne, l'opération ZERO COCO voulue par Claude BARTOLONE a échoué.

Au soir du deuxième tour des élections cantonales, Claude Bartolone prend une seconde claque. Au premier tour, celui qui a tout fait pour battre les communistes sortants – tout en laissant la droite prospérer – a pu noter à son grand dépit, que les électeurs ont confirmé les sortants communistes (Saint-Denis, Saint-Ouen) voire ont préféré positionner en tête de scrutin, une gauche de gauche, comme à Aubervilliers, à travers une candidature de large rassemblement.

Après ses calculs, Claude BARTOLONE, aidé de son protégé Mathieu HANOTIN (parachuté conseiller général du 93 juste après avoir franchi le périphérique) s’est rendu compte que le seul moyen de garder une majorité au Conseil général était de maintenir ses candidats flanqués PS/EELV partout où c’était possible, y compris là où ses candidats sont arrivés derrière.

A partir de là, on a eu droit à des torchons de droite en guise de propagande. Je vous laisse apprécier le niveau de l’argumentation ; " pour plus de propreté et de sécurité à Saint-Denis". Comme si quelqu’un pouvait être contre et comme si cela faisait partie des compétences du Département…

En ayant clairement axé leur communication contre la ville, avec plus de virulence que ne l’a fait le candidat UMP au 1er tour, CLaude BARTOLONE a franchi la ligne rose….

Pire, la droite la plus dure et le centre de droit ont appelé clairement à voter pour la candidate PS/EELV entre les deux tours.

Houari GUERMAT et Sophie DURAND, deux personnalités politiques plutôt marquées à droite voire centre droit, ont clairement appelé à voter pour cette même candidate, en allant jusqu’à figurer sur un de leur tracts. Ces deux personnalités ont d’ailleurs brillé par leur absence lors de la proclamation des résultats, et n’ont pas pu savourer la victoire de leur seul raison de vivre : tout sauf les communistes.

Les Dionysiens ont donc du choisir entre une gauche de gauche et une gauche plus branchée sur le renoncement. Une gauche qui n’est plus fière de ses valeurs et qui les a notamment sacrifiées sur l’autel de la lutte des places…

Comme en 2008, les Dionysiens, fidèles à l’Histoire de leur ville, ont élu une gauche populaire, solidaire, et radicalement disposée à peser sur la société telle qu’elle est.

Ils ont rejeté une gauche de division, faite de calculs d’appareils, loin des préoccupation réelles des citoyens. Une candidature marketing qui visait à draguer sur le terrain communautaire.

Tout ceci, et cela a été dit à plusieurs reprises, va laisser des traces.

Les Dionysiens méritent mieux que ces pratiques éhontées et malhonnêtes qui ne peuvent qu’alimenter la défiance envers la politique et maintenir une part trop importante de la population dans l’abstention, à l’heure où la droite et l’extrême droite menacent les droits fondamentaux de chacune et chacun.

DIMANCHE 27 MARS TOUS POUR FLORENCE HAYE. NON A LA CANDIDATURE DE FATIMA LAHONTE, LA CANDIDATE REVEE DE LA DROITE

Après une campagne anticommuniste d’une violence et d’une démagogie inouïes, les urnes ont parlé : Fatima LARONDE soutenue par Europe Écologie Les Verts et le Parti Socialiste, a été placée derrière la candidate de gauche sortante.

Dès lors, le retrait en faveur de Florence HAYE ne devait être qu’une formalité tant la tradition républicaine implique de se rassembler derrière le candidat de gauche arrivé en tête.

Fatima LARONDE a fait une campagne que l’on peut qualifier d’ordurière, dénonçant pèle-mêle la conseillère générale sortante et la municipalité actuelle, dont la majorité comprend plusieurs élus qui ont soutenu Fatima LARONDE dans sa démarche. La question est aussi de savoir si ces élus soutiennent la campagne violente et démagogique de la protégée de Mathieu HANOTIN qui donne une triste image de l’écologie politique.

Soutiennent-ils ce maintien inique ? Assument-ils de se faire élire par les voix de droite et d’extrême droite quand les exemples pullulent d’hommes et de femmes politiques intègres qui ont refusé que se portent sur eux les suffrages de la honte ?

Seuls deux élus ont eu le courage, dès le début, de dénoncer l’imposture de Fatima LARONDE. Les autres appellent honteusement à voter pour la candidate rêvée de la droite. Ils se posent en alternative, tout en étant dans la majorité municipale…. Ce double discours devra être clarifié, on ne peut être dedans et dehors, il faut choisir.

En effet, deux personnalités de droite appellent clairement à voter pour Fatima LAHONTE. Houari GUERMAT, clairement de droite et foncièrement anticommuniste, un lien attestant de ses responsabilités passées au MODEM et de sa soif d’exister en témoigne.

L’autre candidat de taille qui apporte son soutien à Fatima LAHONTE est Didier LABAUNE, conseiller municipal UMP et grand soutien de la politique de Sarkozy que le PS et ELLV prétendent dénoncer. Voir le soutien à Fatima LAHONTE et les éloges sur Cécile DUFLOT….

Peut-on dénoncer des politiques de droite et se faire élire par ses électeurs ? C’est une conception particulière du Front républicain, ça ressemble à un autre type de Front…

Ainsi, Dimanche , les dionysiens devront choisir entre la gauche unie, fière de ses valeurs et qui ne fait aucun compromis avec la droite et l’extrême droite, et la «gauche » prête à tout pour battre les communistes et qui laisse la droite tellement tranquille qu’elle en mendie les suffrages pour être élue. Et souvent avec les mêmes arguments…

Ainsi, c’est une toute autre conception de l’éthique en politique qu’il nous faut combattre le plus fermement possible. Les dionysiens méritent mieux que des arrangements entre amis sur le dos des valeurs de la gauche et de la tradition de cette ville.

Dimanche, tous pour Florence HAYE pour une gauche de gauche, les électeurs de gauche ne doivent pas accorder leurs suffrages à Fatima LAHONTE.

COMMUNIQUE : Des propos inadmissibles tenus par le blog Saintdenis93.blog.fr assimilent ma tribune à un acte anti-israélien.

Aujourd’hui beaucoup se voient attribuer le label "antisémite", dès lors qu’ils osent dénoncer – fort légitimement – les nombreuses exactions des dirigeants de cette puissance hors-la-loi internationale.

Aussi, suite à une tribune parue en une de MEDIAPART,une pétition a vu le jour, avec près de 500 signataires.

La tribune et la pétition sont repris sur de nombreux sites et blogs. 

Le souci, c’est quand les propriétaires de blog décident d’interpréter comme ils le veulent les objectifs et propos des auteurs d’une telle démarche.

Aussi, le blog titre-t-il à propos de la tribune dont je suis à l’origine : "la pétition anti-israélienne de Madjid MESSAOUDENE" tout en précisant que je suis élu de la majorité de Saint Denis.

Ces propos sont dangereux et portent atteinte à mon honneur ainsi qu’à celui de la ville et son auteur ne peut l’ignorer c’est pourquoi je condamne fermement de tels procédés dont les objectifs à peine voilés sont dignes des plus grands populistes.

Voici la capture d’écran en cause.

EUROPE ECOLOGIE LES VERTS et le sens de l'orientation

Dany le Caméléon, a affirmé que Eva JOLY, sa protégée pour les présidentielles, ne devait pas se laisser enfermer dans un positionnement "à gauche", même si la majorité de EE LV souhaite en finir avec la présidence sauce Sarkozy.

C’est donc qu’une minorité ne voit pas d’un mauvais oeil la reconduction du très droitier Président.

Ce qui me conforte dans l’analyse que je fais de la candidature EE LV sur Saint-Denis. En effet, cette candidate, discrète jusque-là; c’est le moins qu’on puisse dire est coachée par l’ancien coach de Djamel BOURAS, candidat malheureux du Modem aux dernières législatives.

EE LV est donc l’allié objectif, tout comme le PS, de la droite, étant donné qu’ils créent volontairement la division à gauche tout en laissant la droite dormir sur ses deux oreilles.

Les citoyens et les électeurs ont le droit de savoir qu’EE LV n’a pas choisi de s’opposer frontalement à la droite et à Sarkozy.

EUROPE ECOLOGIE VEUT "POURSUIVRE LE CHANGEMENT A GAUCHE" AU CONSEIL GENERAL DU 93…. AU DETRIMENT DU PLUS ELEMENTAIRE SENS DE L'ORIENTATION POLITIQUE

Ainsi, Barto 1er a décidé de lancer une énième offensive anticommuniste en Seine-Saint-Denis. La dernière en date était celle des municipales.

D’ailleurs Barto 1er ne cache plus ses objectifs, à savoir rendre le CG un peu plus rose et vert, beaucoup moins rouge, et continuer à mener ses politiques libérales à la tête du département le plus pauvre de France.

Les habitants de Seine-Saint-Denis méritaient mieux qu’un petit jeu politicien, qu’un arrangement entre partis, qui peut finalement être salutaire pour celles et ceux qui se demandaient de quel côté de l’échiquier placer EE LV.

On peut aussi, sur un certain nombre de sujets se demander quelles sont les convergences entre le PS et EE LV. Est-Ensemble, plus grosse agglo d’Ile de France, présidée par le maire PS de Pantin, a renoncé à opter pour une gestion publique de l’eau. Une gestion publique de l’eau chère à EE LV mais dont Barto 1er ne voulait pas entendre parler. Il a sommé ses lieutenants, Gilbert ROGER en tête, de s’opposer clairement à ce projet gauchisant. Mais rien n’est plus important qu’un accord électoral. Le reste….

Plus globalement, cet accord affirme bel et bien qu’on est sur la bonne voie concernant la gestion du CG du 93.

Pour le coup, si on regarde un peu mieux ce qu’a réalisé Barto 1er, on peut quand même douter de son fort ancrage à gauche. En revanche, on peut lui attester un brevet de social libéralisme, pour sa contribution à pousser davantage les collectivités dans les bras du marché et de la finance.

Donc, à mon sens, cet accord ancre davantage EE LV au centre, mais rien de bien surprenant quand on sait que le responsable local d’EE à Saint-Denis a été à l’origine de l’éphémère candidature de Jamel BOURAS pour le MODEM à Saint-Denis lors des dernières législatives.

Comme on dit, les chiens ne font pas des chats, et ça vaut même en politique.

La Médaille de la famille française remise à Suresnes rappelle étrangement la prime à la naissance version Vitrolle franco-facho…..

On sait que les passerelles entre la droite dite républicaine et la droite la plus extrême et la plus raciste sont plus que nombreuses. Nombreux sont d’ailleurs les élus UMP qui appellent à des alliances stratégiques avec le parti de la haine de l’autre.

Sans compter le philosophe  de comptoir Luc FERRY, qui affirme préférer LE PEN à BESANCENOT…

Donc les convergences idéologiques sont bel et bien là.

Ensuite, tout est question de pratique. Et la ville de Suresnes, dont le maire est un ami connu de PASQUA, qui s’est distingué pour son amour immodéré pour autrui, surtout l’autrui étranger, semble servir de laboratoire pour les expériences les plus droitières et discriminatoires.

La médaille de la famille française connait par exemple une adaptation plus que limite, singulière, et complètement droitière.

Rappel du principe, disponible ici en ligne. Le public concerné est :

Les pères et mères de famille qui :

  • ont élevé au moins 4 enfants,

  • dont tous les enfants sont français,

  • et qui, par leurs soins attentifs et leur dévouement, ont fait un constant effort pour élever leurs enfants dans les meilleures conditions matérielles et morales.

A Suresnes, qui à ma connaissance se trouve en France, et qui est donc une collectivité soumise aux principes républicains de base, voici les règles disponibles en ligne ici :

La médaille de la famille est une distinction honorifique décernée aux personnes qui élèvent ou qui ont élevé de nombreux enfants, afin de rendre hommage à leurs mérites.

Conditions d’obtention  :

– être marié(e) ou veuf(ve)
– l’un ou l’autre des parents et tous les enfants doivent être français
– élever ou avoir élevé au minimum 4 enfants, dont les 2 aînés sont âgés de 12 ans au moins

On remarquera la grande subtilité de la droite "républicaine" : un des parents doit être français. Alors que sur le site de l’administration française, aucune mention n’est faite de la nationalité des parents, d’ailleurs cette médaille s’appelle "médaille de la famille" tout court !

Ceci n’est pas sans rappeler la préférence nationale, celle que les MEGRET ont essayé de mettre en place, même si le maire nous dira qu’il n’est pas contre les mariages mixtes et que dans sa grande ouverture d’esprit, il tolère qu’un des parents soit étranger…  Il est aussi ouvert envers les sans papiers ?

Ce qui me révulse dans cette histoire, c’est qu’on laisse entendre que toutes les familles dont les deux parents ne sont pas français, sont des "sous familles" avec forcément moins de mérite.

Ce type de différenciation oppose fatalement les citoyens français aux autres et caractérise à mes yeux une mesure discriminatoire à l’encontre des citoyens étrangers de ce pays.

A lire les conditions, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme serait caduque, car seul le fait d’être franàais, au moins pour l’un des deux parents, permettrait d’accéder à l’excellence et au mérite….

Donc la citoyenneté française représenterait l’alpha et l’oméga d’une bonne intégration…

Par ailleurs, imposer de telles conditions d’accès; dans une ville à l’histoire ouvrière, où résident encore de nombreuses familles populaires, souvent étrangères, est une provocation. Quand on connait cette ville, on sait trop que le maire UMP Christian DUPUY adorerait se débarrasser de tout un pan de ses habitants, comme en témoignent son goût très modéré pour le logement social et le niveau de vie clairement indécent qu’il s’est efforcé de faire grimper au fil de ses mandats.

Ce concours fait donc vivre le principe de citoyens de seconde zone, de parents de deuxième choix, car pas français.

Il faut rester vigilants, dénoncer cette pratique, et veiller à ce que la droite n’embrasse pas les thèses les plus racistes avec autant de facilité.

Ville de Thiais : zone de non-droits pour les étrangers……

Ainsi, dans la ville de Thiais, qui ne se distingue pas par ses politiques progressistes, notamment en matière de logement social, il est arrivé ce qu’il arrive malheureusement trop souvent : un refus de scolarisation.

Les victimes ? Giannely et Audry PASHI, respectivement 4 et 3 ans. Le Député Maire Richard DELL AGNOLA a refusé de scolariser ces enfants qui demeurent pourtant dans sa ville.

Outre que c’est illégal, il a fait preuve du plus grand mépris envers cette famille, comme en témoigne le courrier que lui a envoyé RESF. Un mépris que cet édile doit probablement afficher pour tous les sans : papiers, logement….

Un élu comme d’autres à droite qui chasse sur les terres nauséabondes de l’extrême droite.

Je passe sur les demandes de justification de revenus, de domiciles….. La même nausée nous reprendrait.

Monsieur Richard DELL AGNOLA pensait  peut être qu’après avoir dit aux époux PASHI qu’il recevait : « Sortez de mon bureau. Vous êtes venus squatter mon  bureau. J’appelle la police », ces derniers en seraient restés là.

Mais ces derniers ont eu le courage de ne pas laisser passer ce déni de droit et de justice, car comme le rappelle RESF, la scolarisation est un Droit et ne saurait souffrir d’aucune restriction, ici basée sur une discrimination patente !

A l’heure où Monsieur DELL AGNOLA dépose une proposition de loi pour le Droit à l’eau pour tous, il serait bon qu’il applique dans sa ville, le droit à la scolarité et à l’éducation pour tous.