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Saint-Denis, le PS et le racisme.

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Au début j’ai cru à un faux, à un fake. Puis, après m’être frotté les yeux plusieurs fois, je me suis rendu à l’évidence : le Parti socialiste de Saint-Denis s’est essayé à une leçon d’antiracisme à l’encontre de la municipalité de Saint-Denis.

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Les déplacements de la Ministre candidate Marie-Arlette Carlotti à Marseille aux frais de la princesse ?

Je vous entends déjà : « on s’en fout, c’est pas important », « ils le font tous donc un de plus un de moins ». TEST

Malgré vos remarques, je vais quand même pousser le coup de gueule.

Marie-Arlette Carlotti est Ministre. Je sais, pour beaucoup, c’est une info.

Elle a donc du boulot, théoriquement je veux dire.

Mais elle trouve du temps pour aller à Marseille, et ce, assez régulièrement.

Certes, elle était conseillère générale et députée avant d’entrer au gouvernement, mais justement, en y entrant, on rompt avec toute fonction élective, incompatible avec l’exercice d’une fonction ministérielle.

Elle était, par exemple, de ces élus qui ont tenu une table ronde pour sceller le pacte national pour Marseille. Elle était sur l’estrade aux côtés du Maire de Marseille. Un plan de com’ pour le tout sécuritaire, UMP et PS, main dans la main.

La question est : à quel titre ?

A moins qu’Ayrault l’ait nommée Ministre du pacte national de Marseille, sa présence n’était aucunement justifiée, pire, elle etait déplacée.

Injustifiée, car elle n’a aucune fonction élective, et que cette réunion rassemblait des élus. Injustifiée, car sa fonction ministérielle n’a rien à voir, ni de près ni de loi avec ladite réunion.

Déplacée, car elle n’avait rien à y faire, comme je viens de le le dire, mais surtout parce qu’elle se sert des drames de Marseille pour faire avancer sa candidature aux primaires du Parti socialiste à Marseille.

Car oui, mesdames et messieurs, Marie-Arlette Carlotti ne peut se montrer à Marseille qu’en sa qualité de candidate à la primaire, tout comme le sont Samia Ghali et Patrick Menucci.

Du coup, la voir éructer aux micros de toutes les radios et télés a de quoi irriter.

Le Premier ministre lui a-t-il donné des congés ou des RTT ?

Le service de protection des personnalités, pour ne citer que lui, ne peut se permettre de ne pas accompagner un Ministre en déplacement, quand bien même ce déplacement ne serait pas ministériel.

Questions simples : qui paie ses déplacements ? Qui la remplace au Ministère pendant ses déplacements de candidate ?

Personne ne s’en émeut, pas même Arnaud Montebourg, alias Mister la Vertu.

Je me rappelle alors des attaques du candidat Hollande contre Sarkozy qu’il accusait de faire campagne sur le dos des contribuables.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais ?

A Clément. On lâchera rien.

Ce matin au réveil, est tombée cette nouvelle. Clément, militant antifasciste de 19 ans a été assassiné hier à Paris par une bande de nazis.

Cette nouvelle m’a filé la gerbe et m’a ramené à un tas de propos, rappelé un tas d’histoires.

J’ai les yeux et les doigts pleins de rage.

Comment ne pas avoir une grosse pensée pour lui, sa famille et ses camarades.

Un gamin de 19 ans, en 1 ère année de sciences-po, qui contrairement à la grande masse des étudiants et des gens de son âge, avait décidé de se consacrer aux autres, et de combattre toute forme de racisme.

Ce drame m’a fait repenser au 1 er mai dernier, où déjà des nazis avaient attaqué un groupe de manifestants venus rendre hommage à Brahim Bouarram, tué par leurs pairs nazis plusieurs années avant. Des camarades antifascistes qui se sont organisés devant l’inaction des pouvoirs publics.

La question de la bienveillance à l’égard de l’extrême droite est clairement posée. Comment ne pas s’interroger sur le fait que ces groupes d’extrême droite, bien connus, identifiés, ouvertement racistes, soient encore aujourd’hui tolérés sous gouvernement socialiste ?

A croire qu’il faut qu’ils s’attaquent au siège du PS pour qu’Harlem Desir daigne sortir de son bureau.

Clément a été tabassé à mort par plusieurs personnes, mais surtout par des idées.

Ces idées sont traditionnellement véhiculées par l’extrême droite, mais depuis plusieurs années, la droite dite républicaine a contribué à ce que la parole fasciste se répande, et se banalise.

La droite forte, au sein de l’UMP a une mission : faire gagner les idées qu’ils disent patriotes. Traduire :racistes et xénophobes.

Les deux artisans de cette mutation génétique au sein de l’UMP sont Geoffroy Didier et Guillaume Peltier. Deux trentenaires qui n’ont jamais gagné une élection mais qui passent leur temps à donner des leçons de morale, sur le dos des étrangers et plus récemment des homos.

Car ne passons pas sous silence ces mois entiers pendant lesquels beaucoup ont déversé leur haine de l’autre sous prétexte que l’autre était homosexuel. L’extrême droite n’était pas en reste, on avait ici et là des penseurs autoproclamés qui venaient nous dire que l’homosexualité c’était comme être pédophile ou incestueux.

Je ne m’égare pas, la haine de l’autre c’est pas seulement celle de l’étranger, c’est le rejet de la  différence.

Clément ne s’était pas trompé dans son engagement, car être militant antifasciste c’est justement combattre toutes les discriminations, toutes, sans aucune exception.

Je voudrais finir en témoignant mon plus grand dégoût à toutes celles et ceux à l’UMP (Copé, Fillon, Jacob, Devedjia…) qui un jour ont pu dire que l’extrême droite et l’extrême gauche c’était la même chose.

La haine à choisi son camp et elle a aussi gagné les rangs de l’UMP, depuis fort longtemps.

Ce qui est sûr c’est qu’on lâchera pas une once de terrain, on lâchera rien.

Lettre ouverte de chercheurs dionysiens à Mathieu Hanotin

Je reproduis ci-dessous une lettre ouverte envoyée à Mathieu Hanotin, député de Saint-Denis, bien qu’ayant été élu dans des conditions plus que discutables…

Je ne sais pas s’il aura le temps de la lire, étant donné que contrairement à ses engagements, il continue de cumuler son mandat de parlementaire avec celui de Vice-président du Conseil général du 9-3, et les indemnités qui vont avec soit 9857 euros au total. Bonne journée.

 

Saint-Denis, le 13 mai 2013.

Monsieur le Deputé, Mathieu Hanotin,
Le 22 Mai prochain, vous devrez vous prononcer, selon la procédure du temps législatif programmé, sur le projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche (ESR). Loin de constituer une rupture avec la politique dictée depuis 10 ans par la Commission Européenne sous le nom de Stratégie de Lisbonne, ce texte plébisicite cette politique et la poursuit jusqu’à l’absurde. Parmi la kyrielle de points alarmants, nous citerons :

L’effet contre-productif de la nouvelle mission « transfert ». Le Code de la recherche publique serait modifié, assignant à celle-ci un objectif supplémentaire : « le transfert des résultats de la recherche vers le monde socio-économique ». A l’heure où le budget de notre ministère est en baisse, cette nouvelle mission ne pourra se faire qu’au détriment des autres, en particulier de la formation de nos étudiants. Elle a déjà été encouragée par les gouvernements précédents et s’est révélée contre-productive : incitées à sous-traiter leur recherche aux laboratoires publics, les entreprises ferment leurs centres de recherche. Dégraissage dans la recherche privée, gel des postes dans la recherche publique, quel étudiant de Master se risquera à entamer une thèse avec une telle perspective ? Les lois LRU et Pacte de la Recherche ont provoqué une explosion de la précarité dans nos métiers ; ce sera l’explosion de la crise des vocations si cette nouvelle loi est votée.
La précarisation de l’emploi scientifique. On compte aujourd’hui 50.000 précaires dans l’ESR. Cette situation est inacceptable d’un point de vue personnel pour les précaires, et elle l’est aussi pour notre mission de création et de transmission du savoir : comment la remplir dans la durée, faute de personnel permanent ? C’est d’une loi de programmation dont nous avons besoin pour résorber la précarité et donner un signal fort à nos jeunes que les débouchés existent dans nos métiers. Le projet de loi actuel est de ce point de vue totalement hors sujet.

La paupérisation de l’ESR. La loi de 2007 sur l’autonomie des universités conduit un nombre croissant d’entre elles au bord de la faillite, obligeant légalement le rectorat à les mettre sous tutelle, soit exactement l’effet inverse de celui annoncé. Au lieu de prendre acte qu’une université n’est pas une entreprise devant gérer des capitaux, le projet de loi ne modifie en rien ce qui provoque ces naufrages. Le budget des organismes de recherche baisse cette année de 16%. Même en restant dans le cadre de l’austérité budgétaire exigée par la Commission europénne, d’autres choix sont possibles mais le gouvernement les dissimule : le ministère de l’ESR n’a en effet pas la main sur les 22 milliards des Investissements d’Avenir, gérés par un Commissariat autonome, ni sur les 5 milliards du Crédit Impôt Recherche, gérés par le ministère des Finances. L’utilisation de ces fonds, décidée par le gouvernement précédent, devrait faire partie du débat parlementaire actuel sur l’ESR, mais il n’en est rien. Autre forme de hors sujet.
La capolarisation de l’ESR. La prétendue excellence prônée par le précédent gouvernement sort renforcée de ce projet. Ainsi, les nouvelles structures au fonctionnement non démocratique telles que les IDEX ou les Fondations de Coopération Scientifique sont perennisées. Les universités sont sommées de se regrouper dans des mégastructures dont le fonctionnement pyramidal et flou dilue la démocratie et instaure une compétition entre personnes et zones géographiques. Ce n’est pas dans ce contexte que peut s’épanouir la créativité scientifique.
Monsieur le Député, c’est en tant qu’enseignant-e-s-chercheur-se-s ou chercheur-se-s dionysien-ne-s que nous vous interpellons. Pour toutes les raisons que nous venons d’évoquer, nous vous demandons de rejeter ce projet de loi et d’exiger de votre gouvernement un projet radicalement différent.
Comptant sur votre soutien,

 

Séverine Chauvel, Docteure en sociologie, ENS-EHESS

Paula Cossart, Maitre de Conférence à l’Université de Lille 3, membre de l’Institut Universitaire de France

Saskia Cousin, Maitresse de conférence à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne,  membre de l’Institut Universitaire de France

Sibylle Gollac, Chargée de recherches au CNRS

Stéphanie Guyon, Maitresse de Conférence, Université d’Amiens

Jean Krivine, Chargé de recherches au CNRS

Audrey Mariette, Maitresse de Conférence, Université de Paris 8

Julie Pagis, Chargée de recherches au CNRS

Etienne Penissat, Chargé de recherches au CNRS

Abdia Touahria-Gaillard, Doctorante, EHESS-ENS-CNRS

Énième dérapage tweet-contrôlé à l’UMP

La crise politique majeure que nous traversons actuellement semble donner des ailes à certains de nos élus.

Alors que beaucoup débattent pour savoir si l’UMP est ou non un parti républicain, un député UMP a décidé de répondre à sa façon, et se fendant d’un tweet que ne renierait pas le plus modéré des néonazis.

Alors que ce qui était censé être une fête en l’honneur du PSG s’est transformé en « casse party », Jean-Sébastien Vialatte, député du très progressiste département du Var a eu ces mots en direction des prétendus casseurs : « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves ils ont des excuses #Taubira va leur donner des compensations ». Charmant.

Il dit tout haut ce que beaucoup de gens à l’UMP ruminent à longueur de temps, à savoir que les arabes et les noirs sont génétiquement programmés pour foutre la merde et casser. Le basané, français ou étranger serait la lie de la Nation. Du FN dans le texte.

Le problème, c’est que l’on n’est pas au premier dérapage, et que celui-ci vient compléter la série tristement célèbre des dérapages racistes volontaires commandités à l’UMP.

Le souci est qu’aucune condamnation n’est venue de la part des responsables politiques de droite (logique) comme de gauche (logique ?).

La moindre des choses est de condamner ces propos nauséabonds et de voir si des poursuites sont possibles.

A moins qu’on ne soit que deux dans le pays à considérer qu’avoir un député néonazi qui se fait passer pour républicain est un problème.

Car ces propos incitent clairement à la haine de l’autre et posent tout aussi clairement la question de l’infériorité des ethnies entre elles.

Les excuses du député n’y changeront rien. Il a tenu ces propos avant de s’excuser face à l’indignation suscitée sur les réseaux sociaux. Contraint et forcé.

Comme élu de la Nation, il doit rendre des comptes, y compris aux descendants d’esclaves, qui sont français tout autant que lui, et l’on comprend que c’est bien ça qui le dérange.

 

Le cumul des mandats ou l’art de brasser du vent

MAJ du 13 mai 2013.

Le Sénateur Jacques Mézard, Sénateur PRG de son état propose la chose suivante : interdire le cumul des indemnités. Il ajoute, sans se plier en quatre que les citoyens ne sont pas opposés au cumul des mandats et que si des parlementaires veulent travailler davantage, qu’ils puissent le faire….. Du Sarko dans le texte.

Oui, je sais le titre est un peu provocateur, mais finalement, pas exagéré.

Je n’en peux plus de voir cet affligeant spectacle de nos hommes et femmes politiques qui donnent des leçons de morale et d’austérité au peuple tout en occupant plusieurs fonctions électives et les indemnités qui vont avec.

Je ne supporte plus d’entendre parler de renouvellement de la classe politique par celles et ceux qui précisément, par ce cumul des mandats, font tout pour l’empêcher. A commencer par François Rebsamen, Sénateur Maire cumulard de Dijon, et Président du groupe PS au Sénat.

On a donc, dans notre belle France, des êtres dotés de capacités physiques et mentales supérieures à la normale.

Figurez-vous que beaucoup parviennent à être Députés, Maires, Présidents d’agglomération, tout ça avec des semaines de 7 jours.

J’aimerais qu’on m’explique, car je suis candide voyez-vous, comment un élu fait pour assumer correctement son mandat de parlementaire et son mandat de maire, quand il n’y pas d’autres jetons de présence….

Comment ne pas penser que l’un se fait forcément au détriment de l’autre ?

On me rétorquera que pour le maire il y a les adjoints. Certes, mais le maire a été élu pour être présent pas pour passer la moitié de son temps voire plus, ailleurs que sur le terrain. Ou alors on supprime le maire et on n’élit que des adjoints.

On me rétorquera aussi volontiers que des parlementaires continuent de travailler. Certes mais rarement plus d’une journée et demi par semaine. Par ailleurs, un travail n’occasionne par un flux ininterrompu de réunions forcément chronophages.

Aussi, ces élus cumulent par avidité de pouvoir, mais aussi par cupidité.

Même si la loi plafonne les indemnités au delà d’une certaines somme, les élus qui cumulent le mandat de parlementaire et un exécutif local atteignent facilement les 9857 euros mensuels.

Comment ne pas avoir une pensée émue pour le député de ma circonscription Mathieu Hanotin.

Ce brave homme avait promis qu’en cas d’élection à l’Assemblée nationale, il démissionnerait de son mandat de vice-président du conseil général du 9-3.

Las, il s’est rendu compte que la Seine-Saint-Denis ne pouvait pas se passer de lui, et a décidé de garder sa fonction, qu’on appelle aussi portefeuille.

Montant total de l’opération : 9857 euros mensuels. Mes félicitations.

Bien sûr, vous en trouverez aussi à droite et même au Front de gauche.

Ce cumul pose plusieurs problèmes.

Un problème éthique, dans le sens où plusieurs mandats exécutifs ne peuvent être menés correctement par un être humain. Cette incapacité à mener plusieurs mandats de front se fait au détriment de la population que l’élu trompe alors sciemment.

Elle pose aussi un problème démocratique majeur. A l’heure où la classe politique française n’est qu’à l’image de ses élites, cette volonté de cumuler s’apparente clairement à un refus de voir de nouvelles personnalités émerger, des personnalités notamment issues des quartiers.

Celles et ceux qui cumulent sciemment responsabilités et indemnités devraient donc se faire discrets et éviter de la ramener sur leurs blogs ou plateaux télé, et de nous saouler avec leur prétendue proximité.

Moi, si j’étais eux, je démissionnerais.

Mais pour ça, il faut du courage, et le courage, c’est la seule chose qu’ils ne cumulent pas.

 

Les enfants musulmans, juifs, sikhs…. indésirables dans les cantines de Bondy

En ces temps d’islamophobie triomphante, la laïcité vient renforcer l’arsenal répressif déjà important, visant à éliminer l’islam du paysage français. L’islam principalement.

Après les mamans voilées dans les crèches privées et dans les sorties scolaires, on s’attaque aux enfants de confessions musulmane, juive, bouddhiste….

La ville de Bondy, ville socialiste, dont la députée n’est autre qu’Elisabeth Guigou, a décidé d’écarter ces enfants de la restauration scolaire.

La directrice de l’école Jules Ferry a en effet précisé aux parents que « chaque enfant sera servi en viande », et ce conformément au règlement intérieur et au règlement municipal.

En d’autre termes, la ville et l’Education nationale imposent que chaque élève soit servi en viande, quelle qu’elle soit.

Jusque là, on se dit que ça fonctionne presque bien.

Le hic est que ce même mot aux parents précise que les enfants « sont tenus de manger leur viande ».

Pourquoi pas gaver de force les gamins ? On imagine la scène, avec les responsables de la pause méridienne, un pistolet sur la tempe des gamins et un entonnoir pour s’assurer que pas un morceau de viande ne manque dans l’estomac.

Le plus choquant reste à venir : si des parents ont des raisons confessionnelles de refuser que leurs enfants mangent de la viande, alors l’école « n’accepter[a] pas cette situation ».

Donc, si on résume, la ville et l’Etat se mettent d’accord pour contrevenir aux pratiques religieuses des enfants.

Si on résume, on menace ces enfants de ne plus être acceptés dans les réfectoires.

Si on résume, c’est viande et rien d’autre !  Pas de poisson, aucune alternative.

Si on résume, être juif, musulman ou autre – manger casher, halal ou être végétarien par conviction –  dans les cantines de Bondy est un facteur aggravant qui ouvre la voie à une discrimination d’Etat.

Outre que la pause méridienne permet la socialisation des enfants, elle garantit aussi un repas équilibré au moins dans la journée. Ce qui n’est pas du luxe dans les quartiers populaires.

Refuser à ces enfants ce droit à une alimentation équilibrée au prétexte de leur foi, est une forme de racisme.

Elle donnera raison aux parents qui ne jurent que par l’enseignement privé.

La ville de Bondy et l’Education nationale font le jeu de l’école privée, de la droite et du FN en jetant en pâture comme c’est le cas ici, des dizaines de familles, stigmatisées en raison de leur appartenance religieuse.

La laïcité brandie comme étendard pour mieux taper sur les religions et sur l’islam en particulier.

Ces enfants sont accueillis normalement dans 99.9 % des cantines de France.

Là où ça ne fonctionne pas, c’est qu’on ne veut pas de ces enfants là.

Note aux parents : dites que vos enfants sont végétariens, et même si un végétarien ne mange pas de poisson, la directrice n’y verra que du feu vu sa petitesse d’esprit. Et puis c’est pas comme si on servait du poisson le vendredi hein…

Pour l’UMP et le PS le problème c’est l’Islam et les musulmans. La preuve par les crèches Loubavitch

Il y a un j’écrivais un article sous le titre : « Pour l’UMP, le problème c’est l’Islam et les musulmans. La preuve par les crèches Loubavitch »

Je le reproduis ici un an après, tant le pseudo débat sur la laïcité vient nous rappeler que loin de vouloir assurer la coexistence des communautés, nos élites politiques souhaitent mettre au bas les musulmans de cet pays.

Sur le financement des crèches Loubavitch, pas une réaction de Manuel Valls, Jean-François Copé ou Harlem Désir. 

A Paris, deux millions d’euros ont été versés à 14 crèches confessionnelles juives, dont certaines, d’obédience orthodoxe.

A l’époque, peu de remous, sauf en interne au Conseil de Paris.

Vu que tout le monde à le droit de savoir, voici les votes :

Le PS, l’UMP et le NC ont voté pour ces subventions. Les élus PCF/PG ont voté contre et les Verts se sont abstenus.

Peu importe pour la majorité parisienne, que ces crèches ferment le vendredi après-midi, où qu’elle ne soient pas ouvertes à toutes les familles.

Sur ce coup-là, il y a une union sacrée dans une conception toute particulière de la laïcité, à la parisienne….

Certaines crèches mettent en évidence des signes ostentatoires au dessus des berceaux. Tant d’abnégation pour l’équilibre des enfants est touchant.

D’autres crèches, malgré les subventions, refusent d’attribuer un quota aux mairies d’arrondissement….

Je suis personnellement opposé à ce que l’argent public finance quelque culte que ce soit.

Néanmoins, lorsqu’on prend connaissance de dérives telles que celle de Paris, on se dit que finalement le problème, pour le gouvernement, la droite et l’extrême droite, n’est pas le financement des cultes par l’argent du contribuable, mais bien le financement de la religion musulmane et d’elle seule.

Islamophobie, quand tu nous tiens….

Stéphane Raffalli, le maire qui voulait scolariser les roms dans un gymnase est toujours au PS

A toutes celles et ceux qui pensent qu’être au PS signifie obligatoirement être de gauche, je veux dire la chose suivante : mais pas du tout, ou grave pas, ou encore loin de là mes aïeux !

En effet, nul besoin de regarder très loin pour constater qu’au sein même de la famille dite de gauche, les dérives droitières sont nombreuses, ce qui rend d’autant plus complexe la sempiternelle distinction entre droite et gauche, distinction qui doit aussi être opérée au sein d’une même famille politique. Vous avez mal au crâne ? Moi aussi.

En gros, on peut trouver des gens de droite à gauche, l’inverse est beaucoup moins vrai.

Donc, pour le coup, ces dernières années, on a pu constater à quel point le discours de certains épousait parfaitement celui de leurs supposés adversaires politiques.

Évacuons d’emblée le cas d’André Gerin, ancien Député maire de Vénissieux  il n’avait de communiste que le nom, et passait les dernières heures de sa vie politique à cracher sur les jeunes de banlieue et les musulmans.

Plus près de nous, il y a l’incontournable Manuel Valls. Ce ministre, qui aime à rappeler qu’il est fils d’immigré espagnol, est le chantre du tout sécuritaire. Il est le représentant de l’UMP au gouvernement. ¨Pour preuve, il a promis de poursuivre l’excellent travail effectué par ses prédécesseurs Guéant et Hortefeux, en expulsant davantage de sans-papiers et de roms que ces derniers.

D’ailleurs, il a déjà atteint son objectif, et reçu les satisfecits de la droite et même au-delà.

Le souci, c’est que le très droitier Manuel, qui on le devine se veut plus français que le français –  ce qui entre nous ne veut rien dire – fait des émules, voire des mules tout court.

Ainsi, le nouveau maire de Ris-Orangis, Stéphane Raffalli s’est-il distingué récemment par ses gentillesses et ses délicates attentions à l’encontre des roms de sa ville.

Ainsi donc, comme le révélait Médiapart, son prédécesseur devenu député en tenait déjà une couche. A propos des campements roms il écrivait dans un édito ; « C’est se donner bonne conscience à peu de prix que de demander qu’on soit clément et qu’on tolère ces campements insalubres ».

Tout comme son successeur, Thierry Mandon refusait déjà à l’époque la scolarisation des enfants roms.

Stéphane Raffalli, va plus loin. Il scolarise les enfants roms ……….. dans un gymnase, loin des autres enfants, prétextant que c’est «c’est pratique car tout près du bidonville». Et pourquoi pas dans une cave ?

Heureusement, le Préfet a tranché contre ce maire raciste.

Ce maire, lors d’une récente réunion publique, à confirmé les propos racistes d’une participante qui criait que les roms étaient tous des voleurs.

Evidemment, il attend l’expulsion du campement, pour ne plus voir de roms dans sa ville.

Evidemment, Valls attend la fin de la trêve hivernale pour expulser les autres campements.

Evidemment que des élus qui tiennent ce genre de propos et qui crachent sur les roms en les expulsant encore et toujours ne sont pas de gauche.

Evidemment que Raffalli, ça sonne pas très français…

Evidemment.

 

Les moeurs du 9-3 et ces français d’origine incontrôlable

Je ne cesse de le marteler. Il est vain de vouloir lutter contre le déterminisme social.

On ne deviendra que ce que l’on mérite de devenir. En clair, tu nais arabe ou noir dans la misère, tu deviendras soit arabe ou noir pauvre, soit arabe ou noir voleur voire dealer ou mieux, les deux à la fois.

On ne cesse de nous le répéter : voisins, conseillers d’orientation, Brice Hortefeux…

Du coup, pour celle et ceux qui s’acharnent à vouloir s’émanciper, s’affranchir de leur condition sociale,  c’est la double peine.

D’une part, on leur met des bâtons dans les roues en leur rappelant qu’ils vont devoir en faire dix fois plus pour y arriver.

D’autre part, on les renvoie toujours à leur condition sociale, à leurs origines et à leur religion, qu’ils soient ouvriers ou avocats.

La tentation est grande, afin de ne pas se voir reléguer au rang de bougnoule ou de nègre, de jouer -justement- l’arabe ou le noir de service.

L’arabe ou le noir de service est celui ou celle qui acceptera toutes les compromissions à condition de se voir garantir l’accès à un certain standing, de se voir reconnu socialement par ses pairs, fussent-ils racistes et réactionnaires. Ainsi, triés sur le volet ces personnes seront les cautions visibles, les mascottes qu’on sortira de temps à autre pour justifier une loi ou un propos raciste.

Les arabes et les noirs, les « minorités les plus visibles » -notamment depuis que Nicolas Sarkozy les a qualifié de « musulmans d’apparence’ – brillent paradoxalement par leur absence.

A l’époque déjà, dans une tribune, nous alertions sur le scandale de la non représentativité des institutions. En l’occurrence, le Sénat.

Certains s’essaient malgré tout à l’intégration politique. Pari hautement risqué.

Rachida Dati, pour ne citer qu’elle – on pourrait citer son pendant masculin au PS, Malek Boutih – a on le sait, avalé beaucoup de couleuvres depuis qu’elle est à l’UMP.

Elle a permis à ce parti ultra droitier de prétendre ne pas être raciste, la preuve étant que Rachida Dati – nom à consonance exotique – était députée européenne.

L’UMP à juste oublié de préciser que son dernier organigramme témoigne d’un passage au karcher impitoyable. Aucune personne dite issue des minorités n’y figure désormais.

Récemment, Claude Goasguen, connu entre autres gourmandises, pour avoir été membre du groupuscule raciste et fasciste Occident, est revenu l’espace de quelques instants, à ses premières amour d’extrême droite.

Il a dit à Rachida Dati qu’elle pouvait retourner dans le 9-3 et qu’il n’était pas question qu’elle importe ses moeurs à Paris et encore moins dans le très populaire 16 ème arrondissement.

Par moeurs, sans doute voulait-il parler d’excision, de burqa, du halal, des moutons égorgés dans la baignoire, des prières de rue..

Nonobstant le fait que cette sortie est insultante une fois de de plus pour les quartiers populaires, celle-ci a le mérite de montrer le vrai visage de l’UMP, celui qui se cache derrière un autre voile, celui de la prétendue droite républicaine.

Il n’est pas question -vous l’aurez compris- pour l’UMP, qu’une arabe soit candidate à la Mairie de Paris.

Le cauchemar suprême : une arabe maire de Paris.

Ceci, est déclinable à l’envie pour Lyon, Marseille, Lille, toutes les villes dont on dit qu’elles « comptent ».

C’est aussi valable pour les présidences de région. En fait c’est valable partout où il y a des responsabilités.

Et c’est valable aussi pour beaucoup d’autres formations politiques, pour ne pas dire toutes.

Certains y verront de la victimisation, j’appellerai plutôt ça un constat, et pas à l’amiable.

Depuis 30 ans, les partis politiques ont appliqué à merveille la recette de la reproduction sociale, du copinage, de l’entre soi, une sorte de consanguinité qui a favorisé l’exclusion de celles et ceux qui ne venaient pas du même monde, qui ne se fondaient pas dans le même moule.

Résultat, une défiance jamais atteinte envers les élus et les partis politiques et la multiplication des initiatives locales plus ou moins heureuses, bien souvent sur des bases communautaires et identitaires.

Parce que les partis politiques ont sciemment échoué et se sont volontairement désengagés des quartiers, les prochaines échéances électorales seront celles du repli communautaire et social ou ne seront pas.