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Stéphane Raffalli, le maire qui voulait scolariser les roms dans un gymnase est toujours au PS

A toutes celles et ceux qui pensent qu’être au PS signifie obligatoirement être de gauche, je veux dire la chose suivante : mais pas du tout, ou grave pas, ou encore loin de là mes aïeux !

En effet, nul besoin de regarder très loin pour constater qu’au sein même de la famille dite de gauche, les dérives droitières sont nombreuses, ce qui rend d’autant plus complexe la sempiternelle distinction entre droite et gauche, distinction qui doit aussi être opérée au sein d’une même famille politique. Vous avez mal au crâne ? Moi aussi.

En gros, on peut trouver des gens de droite à gauche, l’inverse est beaucoup moins vrai.

Donc, pour le coup, ces dernières années, on a pu constater à quel point le discours de certains épousait parfaitement celui de leurs supposés adversaires politiques.

Évacuons d’emblée le cas d’André Gerin, ancien Député maire de Vénissieux  il n’avait de communiste que le nom, et passait les dernières heures de sa vie politique à cracher sur les jeunes de banlieue et les musulmans.

Plus près de nous, il y a l’incontournable Manuel Valls. Ce ministre, qui aime à rappeler qu’il est fils d’immigré espagnol, est le chantre du tout sécuritaire. Il est le représentant de l’UMP au gouvernement. ¨Pour preuve, il a promis de poursuivre l’excellent travail effectué par ses prédécesseurs Guéant et Hortefeux, en expulsant davantage de sans-papiers et de roms que ces derniers.

D’ailleurs, il a déjà atteint son objectif, et reçu les satisfecits de la droite et même au-delà.

Le souci, c’est que le très droitier Manuel, qui on le devine se veut plus français que le français –  ce qui entre nous ne veut rien dire – fait des émules, voire des mules tout court.

Ainsi, le nouveau maire de Ris-Orangis, Stéphane Raffalli s’est-il distingué récemment par ses gentillesses et ses délicates attentions à l’encontre des roms de sa ville.

Ainsi donc, comme le révélait Médiapart, son prédécesseur devenu député en tenait déjà une couche. A propos des campements roms il écrivait dans un édito ; « C’est se donner bonne conscience à peu de prix que de demander qu’on soit clément et qu’on tolère ces campements insalubres ».

Tout comme son successeur, Thierry Mandon refusait déjà à l’époque la scolarisation des enfants roms.

Stéphane Raffalli, va plus loin. Il scolarise les enfants roms ……….. dans un gymnase, loin des autres enfants, prétextant que c’est «c’est pratique car tout près du bidonville». Et pourquoi pas dans une cave ?

Heureusement, le Préfet a tranché contre ce maire raciste.

Ce maire, lors d’une récente réunion publique, à confirmé les propos racistes d’une participante qui criait que les roms étaient tous des voleurs.

Evidemment, il attend l’expulsion du campement, pour ne plus voir de roms dans sa ville.

Evidemment, Valls attend la fin de la trêve hivernale pour expulser les autres campements.

Evidemment que des élus qui tiennent ce genre de propos et qui crachent sur les roms en les expulsant encore et toujours ne sont pas de gauche.

Evidemment que Raffalli, ça sonne pas très français…

Evidemment.

 

Quand le 115 expérimente la préférence nationale

Cette affaire n’a pas fait grand bruit. En même temps, elle ne visait que des Roumains, et en plus il neigeait, du coup, tous les ‘journalistes’ étaient sur le terrain, aux mêmes endroits pour nous confirmer ce qu’on ignorait tous : la neige c’est froid et ça glisse, et les enfants jouent avec.

Sorti de ça et de l’enlisement de l’armée française au Mali, il n’y avait aucune actu.

Aucun reportage digne de ce nom par exemple, sur l’accueil d’urgence géré par le 115, dispositif d’Etat visant à accueillir les personnes sans solution d’hébergement.

C’est dommage, parce que récemment, un journaliste de RTL a accompagné un groupe de Roumains à la recherche de places dans un centre d’hébergement de Metz.

Au téléphone, on a clairement répondu à ces personnes que « le problème, [est] qu’on attribue [les places] aux personnes de nationalité française et aux demandeurs d’asile pour le moment ».

Oui, vous avez bien lu, la préférence nationale appliquée jusqu’aux sans toit.

Du coup, le journaliste se dit que ce doit être un acte isolé, un relent raciste d’un agent zélé.

Il vérifie donc auprès de la Préfecture qui supervise l’hébergement d’urgence, et on lui répond que cette règle existe bel et bien mais que cela permet en théorie de régler « 99% des cas ».

Pas de bol, ce jour-là les Roumains étaient le 1% de trop.

Le président du Samu Social a beau se défendre, le mal est fait.

Il est tout simplement insupportable de voir de tels critères s’imposer dans des structures d’Etat.

Cette préférence nationale est le rêve du FN, et d’une grande partie de l’UMP sans compter, les nombreux xénophobes dans les autres formations politiques et au sein de la population.

Le Roumain est devenu le bouc émissaire idéal, la proie facile, qui ne se défendra jamais.

On n’a pas entendu Duflot dénoncer ces pratiques, elle devait sûrement être occupée à nous pondre un énième projet de loi qui, comme tous les autres, ne servira à rien.

On est loin du démago Sarko qui promettait zéro SDF. Mais qu’en 2013, sous la ‘gauche’ des gens dorment encore dehors, souvent en face d’immeubles vides, là je veux bien qu’on m’explique.

Valls et son obsession de l’étranger

On savait que Manuel Valls était bien à droite.

Désormais il réussit le tour de force suivant : s’attirer les foudres d’associations militantes comme RESF et les remontrances d’une organisation comme Amnesty international.

Pourquoi ? Ces deux associations estiment que la poltique menée par Manuel Valls est non seulement inutile, dangereuse et stigmatisante à l’encontre des étrangers.

Rien de nouveau, mais c’est bel et bien inquiétant, pour celles et ceux, qui malgré tout espéraient un changement.