Des bungalows pour les mal-logés : les bidonvilles de demain

Le gouvernement fait comme tous les gouvernements, il noie le poisson pour éviter de prendre des décisions.

Clémenceau disait : « quand je veux enterrer un dossier, je crée une commission ».

On peut aisément remplacer commission par « conférence »,  »assises »…

Le tout est d’enfumer le public et les médias en donnant l’impression de se démener afin de trouver de vraies solutions à de non moins vrais problèmes.

Mais ce petit manège finit par se voir surtout quand les protagonistes de ces grand messes lâchent de vrais missiles.

Aussi, Jean-Paul Delevoye président du CESE a laissé s’échapper de sa bouche un truc qu’on pourrait qualifier d’énormité si ce type était le dernier des demeurés.

Le plus inquiétant, c’est qu’il était super sérieux et que PERSONNE n’a contredit ses propos au sein du gouvernement.

Donc, j’y viens. Il a proposé en marge de la conférence sur la pauvreté, la création -pour parer à l’urgence du manque de logements- d’édifier des villages de bungalows pour les mal-logés.

Oui, moi aussi j’ai arrêté de respirer. Le gars propose ni plus ni moins des sous-logements, à des mal-logés.

Le type propose ni plus ni moins d’ostraciser les mal-logés, en les parquant entre eux.

Ce mec donc, propose ni plus ni moins, avec le silence complice du gouvernement, d’ajouter à la ségrégation sociale dont sont victimes les mal-logés, la ségrégation spatiale.

Car, ne rêvons pas, ces bungalows ne seront pas situés en plein coeur des villes, mais plutôt loin, genre super loin, là où même les transports ne vont pas.

Ces bungalows perdureront, et seront les bidonvilles de demain.

Que ce gouvernement ne permette pas à tous et toutes d’être bien logés, décemment dans de vrais logements, avec monsieur et madame tout le monde, montre bien qu’il a bel et bien renoncé à changer la société.

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