On sait depuis un moment que critiquer Israel est un exercice qui peut se révéler périlleux. On sait effectivement, que de critique de la politique sioniste israélienne, on peut, à son corps défandant se retrouver classé dans les militants de la cause antisémite. Pascal BONIFACE en sait quelque chose, lui qui, parjure, a osé commettre un pamphlet sous le titre de "Est-il permis de critiquer Israel ?". Quel inconscient ! Tout le monde connaît la réponse, pourtant. Mais personne ne l’avait prévenu. Alors, naïf, il a pensé qu’il pouvait critiquer la politique de l’Etat hébreu comme on critiquerait celle de la Grande-Bretagne ou encore de la Libye ou de Malte.. Mais voilà, critiquer Israel, revient à s’attirer les foudres d’une Intelligentsia dont on ne soupçonne pas le pouvoir. De militant de la cause Palestienne, de deux Etats indépendants, vous devenez, presque instantanément militant de la destruction d’Israel, et vous êtes conviés à vous asseoir au premier rang des accusés aux côtés du sympathique Président iranien. Toute défense sera inutile. Si vous attaquez Israel, vous attaquer l’Etat juif, donc les juifs, donc vous êtes antisémite. Cette brillante démonstration fout les jetons quand même. Mais en même temps, elle est labelisée par CUKIERMAN, le BETAR et la LIGUE DE DEFENSE JUIVE, donc au dessus de tout soupçon.

Et peu importe que GAZA soit devenu une prison à ciel ouvert. Qu’Israel soit prêt à tout pour éliminer le HAMAS, y compris affamer toute une population. Le HAMAS qui en d’autres temps, était un partenaire privilégié. C’est beau la RealPolitik, non ?

Peu importe que le fuel vienne à manquer dans les hôpitaux, que le courant (Selon des chiffres fournis par des responsables palestiniens et israéliens, la bande de Gaza consomme 200 mégawatts, dont 120 sont directement fournis par Israël, 17 proviennent d’Egypte et 65 sont produits par la centrale locale.), fourni par Israel, qui connaît de fréquentes pannes dans la fourniture, amène les médecins à fermer des salles d’opération ou réduire l’activité des maternités… Après tout, que vaut la vie d’un Palestinien ? Pas grand chose n’est-ce pas M. OLMERT. En fait il veut faire payer à tous les palestiniens, les tirs de roquette. Alors que pas un jour ne passe à Gaza sans que Tsahal ne tue des palestiniens. Mais pour eux, tout le monde doit payer, tireurs de roquette, femmes, enfants, vieillards. Etre palestinien est en quelques sorte comme signer un arrêt de mort. Le président palestinien Mahmoud ABBAS "a appelé le gouvernement israélien à lever immédiatement le bouclage (…)pour faciliter la vie des innocents et permettre aux hôpitaux, qui font face à une crise mettant des vies en danger, de fonctionner". On sait quel crédit est donné au Président élu.

Quelques voix s’élèvent pour dénoncer ces crimes de guerre. L’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés à Gaza, a mis en garde contre contre les "effets dévastateurs" de la poursuite du blocus. "Priver les gens de choses fondamentales comme l’eau revient à les priver de la dignité humaine. Il est difficile de comprendre la logique qui consiste à faire souffrir des centaines de milliers de personnes pour rien", a lancé son porte-parole, Christopher Gunness. Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, John Holmes, a pour sa part dénoncé une "punition collective visant la population de Gaza".

Pas un mot de M. SARKOZY , ni de KOUCHNER, ni des autres cautions de gauche, sur le blocus actuel, rien du tout, lui qui sait l’ouvrir pour un oui ou pour unnon,  pour raconter sa vie  et déblatérer un tas de conneries.

NB : Samedi, au moins deux membres du Hamas ont été tués au cours d’un raid aérien israélien dans le nord de la ville de Gaza, portant à 36 le nombre de Palestiniens tués depuis le 15 janvier. Combien de morts tués par les roquettes tirées de Gaza ?

Pas un mot de plus, silence.....Nous sommes tous une bande d'antisémites, mais on ne le sait pas encore.  Alors regardons ailleurs et laissons la communauté internationale donner carte blanche à Israel pour décider de l'avenir de la Palestine occupée.