ISRAEL TURQUIE. LE CLASH EN TROIS ACTES. UN DELICE

Tout ceci pendant que DELANOE signait un pacte d’amitié et de coopération" avec son homologue de Tel-Aviv…. Paris et Tel-Aviv signent un "pacte d’amitié et de coopération"

Israël "principale menace pour la paix" au Proche-Orient (Premier ministre
AFP | 07.04.10 | 12h16

Ajoute citations sur le nucléaire iranien /// PARIS, 7 avr 2010 (AFP) – Israël représente actuellement la "principale menace pour la paix" au Proche-Orient, a estimé mercredi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, lors d’une visite à Paris, alors que les relations israélo-turques connaissent de vives tensions. "C’est Israël qui est la principale menace pour la paix régionale", a-t-il déclaré à quelques journalistes, avant un déjeuner de travail avec le président Nicolas Sarkozy. La Turquie est traditionnellement le principal allié d’Israël dans le monde musulman. Mais les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis la guerre à Gaza fin 2008 et début 2009. "Si un pays fait usage d’une force disproportionnée, en Palestine, à Gaza, utilise des bombes au phosphore, nous n’allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut agir de la sorte", a-t-il affirmé. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500 morts (à Gaza) et les motifs invoqués sont des mensonges", a-t-il ajouté. "Goldstone est juif et son rapport est clair", a-t-il poursuivi, en référence au rapport demandé par l’ONU au juge sud-africain Richard Goldstone, qui a accusé Israël mais aussi des groupes palestiniens d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’opération "Plomb durci" de l’armée israélienne à Gaza. "Ce n’est pas parce que nous sommes musulmans que nous avons cette approche. Notre approche est humanitaire", a encore dit Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre issu du parti islamo-conservateur AKP. Il s’exprimait en turc et ses propos étaient traduits en français. Le Premier ministre turc a également évoqué les capacités nucléaires d’Israël, que l’Etat juif n’a jamais formellement reconnues, et établi un lien avec le dossier du nucléaire iranien. M. Erdogan a estimé que la non-adhésion d’Israël au Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire ne devait pas l’exempter de rendre des comptes à la communauté internationale. Le dirigeant turc a réitéré son hostilité à de nouvelles sanctions internationales contre l’Iran, soupçonné par les occidentaux de vouloir se doter de l’arme atomique, sous couvert d’un programme civil. "Jusqu’à présent, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a parlé de probabilités et pas de certitudes" sur les visées militaires du programme iranien, a-t-il dit.

Le ton monte de nouveau entre Israël et la Turquie
AFP | 07.04.10 | 15h07

Ajoute déclaration de Netanyahu /// JERUSALEM, 7 avr 2010 (AFP) – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné mercredi les "attaques" répétées de la Turquie, après les déclarations du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan selon lesquelles Israël représente la "principale menace pour la paix" au Proche-Orient. "Nous sommes intéressés à entretenir de bonnes relations avec la Turquie et je regrette qu’Erdogan choisisse tout le temps d’attaquer Israël", a déploré M. Netanyahu lors d’une conférence de presse à l’occasion de sa première année au pouvoir. "C’est une répétition regrettable qui à mon avis ne sert pas les intérêts de la stabilité, ni de l’amélioration des relations dans notre région", a-t-il estimé. En visite à Paris, M. Erdogan a critiqué mercredi Israël avec virulence: "Si un pays fait usage d’une force disproportionnée, en Palestine, à Gaza, utilise des bombes au phosphore, nous n’allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut agir de la sorte", a-t-il dit. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500 morts (à Gaza) et les motifs invoqués sont des mensonges", a ajouté le Premier ministre turc. La tension a réapparu ces derniers jours entre les deux pays –un temps amis– lorsque la Turquie a condamné des déclarations attribuées au chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, comparant Recep Tayyip Erdogan à des dirigeants controversés comme le Libyen Mouammar Kadhafi et le Vénézuélien Hugo Chavez. "Nous condamnons avec fermeté et rejetons les déclarations sans fondement, déplorables et dépassant les limites prononcées par (…) Avigdor Lieberman et diffusées par la presse israélienne au sujet de notre Premier ministre", avait affirmé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères. Une grave crise diplomatique avait éclaté en janvier dernier après l’humiliation de l’ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv, Oguz Celikkol, convoqué au ministère israélien des Affaires étrangères qui voulait protester contre la diffusion par une télévision turque d’un feuilleton jugé antisémite par Israël. La Turquie, pays musulman mais laïque, a longtemps fait figure d’allié régional d’Israël, après la signature en 1996 d’un accord de coopération militaire, au grand dam des pays arabes et de l’Iran. Mais leurs relations se sont nettement dégradées après l’offensive israélienne sur Gaza fin 2008/début 2009. Israël et la Turquie ont néanmoins décidé de poursuivre leur coopération militaire. Israël a récemment livré six drones de surveillance de type Heron à la Turquie. Quatre autres doivent lui être remis d’ici à la fin avril dans le cadre d’un contrat total de 185 millions de dollars, selon les médias israéliens.

Erdogan balaie les critiques d’Israël, qui ne se remet "jamais en cause"
AFP | 07.04.10 | 17h15

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a balayé mercredi à Paris les critiques israéliennes, formulées après sa violente attaque contre l’Etat juif, estimant que ce dernier ne se remettait "jamais en cause". "Il n’y a aucune déclaration à laquelle ils n’ont pas réagi, ils ne se sont jamais remis en cause jusqu’à maintenant, il n’y a pas une seule journée au monde où il n’estiment pas avoir raison", a-t-il dit à des journalistes, en marge d’une réunion avec des patrons, organisée par le Mouvement des entreprises de France (Médef). Dans la matinée, le Premier ministre turc, en visite à Paris, a affirmé qu’Israël était "la principale menace pour la paix régionale" au Proche-Orient. Revevant sur la guerre à Gaza, fin 2008 et début 2009, il a ajouté que cette opération militaire israélienne était fondée sur "des mensonges". M. Erdogan s’exprimait en turc, et ses propos étaient traduits en français. "Nous sommes intéressés à entretenir de bonnes relations avec la Turquie et je regrette qu’Erdogan choisisse tout le temps d’attaquer Israël", a immédiatement déploré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "C’est une répétition regrettable qui à mon avis ne sert pas les intérêts de la stabilité, ni de l’amélioration des relations dans notre région", a-t-il ajouté.

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