La maladie et la pauvreté : un business pour l’image

Qui n’a jamais vu une pub du type : « achetez ce produit et 1 euro sera reversé pour combattre la famine en Afrique ».

Ces boites, en faisant cela ont deux objectifs : faire grimper les ventes à moindre frais et se doter d’une image « sociale ».

Que l’eau en Afrique soit moins polluée, ou que les enfants de tel ou tel pays aient une école est le dernier de leur souci, c’est juste du business, du marketing.

Le social, les ONG sont censés le gérer, encore en lieu et place des Etats.

En ce moment, on est en plein Téléthon. Déjà 26 ans que ces maladies rares privent des milliers de personnes d’une vie dite normale.

Dans un pays développé, où la démocratie fonctionnerait, on ne laisserait pas ces malades tenter de récolter de quoi les soigner.

Dans un pays développé, 5 ème puissance économique mondiale, on ne laisserait pas le charity business jouer le rôle de la puissance publique.

Bordel, on parle de santé ! Le 25 ème Téléthon avait récolté près de 90 millions de promesses de dons.

Concrètement, les associations qui récoltent cet argent font de leur mieux.

Mais c’est surtout le reflet du désengagement massif de l’État qui pousse ces associations à se tourner vers les citoyens pour qu’ils cotisent finalement deux fois : une fois via la Sécu, et l’autre sous forme de don direct.

Pour mieux faire passer cette pilule, on fait appel à des people, souvent sur le retour.

Des élus aussi se donnent bonne conscience et participent à cette mascarade annuelle.

Gagnant – gagnant : l’audience monte et ces pseudo artistes et les élus voient leur cote de sympathie grimper.

Notre société est malade, les Restaurants du cœur sont aussi là pour en témoigner.

Qu’une association ait besoin de nourrir une partie de la France montre bel et bien que combattre la précarité n’a jamais vraiment été la priorité des gouvernements.

Je n’entretiendrai jamais ce show médiatico-politique. Les personnes censées être aidées méritent mieux que cette charité larmoyante, ils ont besoin qu’on les prenne enfin en considération parmi la population pas à côté, pas en marge.

Quand l’État décidera de gérer lui même ce qui ne sont que de véritables scandales : maladies, mal-logement, faim….. On aura fait un pas vers la civilisation.

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *