Le Parti Socialiste et le racisme comme variable électorale

En ces temps de racisme exacerbé, nous pouvions penser que chacun s’aviserait d’éviter toute tentative de récupération.

Sans oublier que nous célébrons les 30 ans de la marche pour l’égalité que certains ont voulu réduire à une marche des beurs.

Une marche qui a rimé avec politisation des quartiers, citoyenneté, engagement. Mais elle a aussi rimé avec récupération, trahison, défiance et abandon.

On ne raconte plus comment le Parti socialiste à l’époque a tout fait pour récupérer ce mouvement en le limitant à un mouvement antiraciste, en niant les revendications économiques et sociales.

Dans son costume paternaliste, le PS a fait en sorte d’étouffer la contestation sociale, qui risquait de mettre le gouvernement en difficulté.

Alors, les Dray, Desir et Boutih ont été missionnés pour monter de toutes pièces Sos Racisme.

Un mouvement totalement inféodé au PS et résolument détaché de toutes préoccupations sociales.

Pire, il est déconnecté de la réalité des quartiers en faisant en sorte de ne mettre en avant que des personnalités malléables ayant dans leur adn le gêne du traître.

Pendant 30 ans cette association a fait de l’antiracisme une activité électorale très lucrative, sans jamais s’attaquer aux racines du racisme, et en misant sur l’antiracisme main jaune, l’antiracisme est devenu un produit marketing.

Ainsi, des dizaines de jeunes sont passés par Sos Racisme, avant d’entrer aux MJS puis au PS, la consécration suprême.

Gavée de subventions et soutenue par Solférino, cette association a fait de l’ombre a beaucoup d’associations de terrain qui luttaient elle, contre le racisme, le racisme d’Etat, le racisme dans la police…

Aujourd’hui, le PS est devenu un parti d’élus, de notables, mais aussi un parti composé de nombreux racistes.

Le plus connu s’appelle Manuel Valls, un ministre socialiste qui a une érection à chaque expulsion de camp rom.

Un homme qui a un orgasme a chaque publication du chiffre des expulsés.

Un homme qui fait oublier Morano, Gueant et Sarkozy.

Rappelons que l’épisode Leonarda n’a fait que rappeler et confirmer que l’étranger est un bouc émissaire, y compris au PS.

Alors, quand j’ai lu que le PS appelait à un grand meeting contre le racisme le 27 novembre, mon sang mêlé n’a fait qu’un tour.

Quelle légitimité a ce parti pour oser prétendre combattre le racisme ? Un racisme que le PS alimente quotidiennement par ses déclarations et sa politique.

Un racisme latent contre lequel le PS ne fait rien sinon l’accompagner, comme il alimente la montée inexorable du FN qui lui permet d’affaiblir l’UMP.

Boutih, Desir et Dray ont bien mangé, ils sont ou ont été députés ou députés européens, et les quartiers, à chaque fois qu’ils en parlaient c’était pour les mépriser.

Le pire est qu’ils continuent à solliciter les suffrages de ceux qu’ils ont si longtemps insultés.

 

 

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