Le vote à l’ONU salué par les Palestiniens, décrié par certains…

Ce billet fait un peu écho à celui que j’avais écrit pour dénoncer ce que Pascal Boniface appelle les « intellectuels faussaires », mais je vous l’accorde à un tout autre niveau. Il s’agirait plutôt ici de pseudo-connaisseurs de la Palestine dont le sur-dimensionnement de l’égo laisse forcement perplexe.

Hier, donc, la Palestine a accédé au statut d’Etat non-membre à l’ONU.

Au grand désarroi des Etats-Unis et d’Israël, ce qui en soi devrait suffire à notre joie.

Cette joie, c’est d’abord celle des Palestiniens, en liesse, dans toute la Palestine, en Cisjordanie et à Gaza.

Le Hamas lui-même considère que c’est victoire politique majeure.

Eux, vivent là-bas, et subissent, jour après jour les conséquences de l’occupation quand ils ne se font pas bombarder.

Nous devrions donc nous réjouir pour eux, car les réactions sont très majoritairement acquises à cette décision.

C’est sans compter sur ceux qu’on appelle les Palestiniens de circonstance, qui ne sont pas Palestiniens, mais qui de leur clavier nous disent que ce vote ne sert à rien, que ça ne fera rien changer, qu’il faut se cantonner à faire l’éloge des résistants et seulement l’éloge des résistants.

Que La Palestine puisse enfin s’appeler Etat, est donc pour eux insignifiant.

Tout comme le sont les pressions jusqu’au dernier moment, afin que de plus nombreux pays s’opposent à cette résolution.

La vérité est celle-ci : beaucoup ne servent pas la cause mais se servent de la cause.

Aussi, ils vivent leurs fantasmes par Palestine occupée interposée. Ils règlent des comptes, qui avec telle faction qui avec telle organisation.

Ils sont plus Palestiniens que les Palestiniens, avec l’indécence que leur situation confortable sous-tend, à savoir que eux ne sont pas sous le joug de l’occupant.

Ils ont bien évidemment le droit d’exprimer ces réserves et de délégitimer les positions des Palestiniens eux-mêmes.

J’ai juste envie de leur dire que leur crédibilité en serait grandie s’ils le faisaient de là-bas, avec celles et ceux qu’ils prétendent défendre, sans jamais défendre leurs positions.

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