Meyer Habib la réserve parlementaire et la laïcité

 

 

On connait tous Meyer Habib, vous savez ce truculent député UDI ami de Benyamin Netanyahu et grand ami des colons, qui rêve d’un grand Israël débarrassé des palestiniens.

Ce député qui pendant Gaza défendait à ce point Israël, que Jean Glavany lui a demandé s’il était député français ou israélien.

Pour lui pas de Cisjordanie mais la Judée Samarie, un vrai langage de colons.

On apprend que ce député de la Nation française, a sur sa réserve parlementaire financé un culte, ce qui contrevient évidemment à la loi de 1905, non ? Ou alors ça marche que quand c’est l’islam ?

Il a sciemment fait attention de ne privilégier qu’une communauté, la seule je crois qui compte à ses yeux, la communauté juive.

Il finance pêle-mêle : « le mouvement loubavitch » à hauteur de 4000 euros, « le mouvement Ohavei Tsion » pour 3000 euros, sur le site internet duquel on peut voir des soldats israéliens, les mêmes qui ont massacré à Gaza ?

Il finance aussi l’association les « les 15000 Français en Israël » pour 5000 euros. Dans ces Français, combien vivent dans des colonies ? Non parce-que c’est juste illégal tout ça tout ça…

Sinon, on a aussi « l’Association Mondiale des Israélites de Tunisie », pour 3000 euros… Bref le mieux est d’aller voir sur le site de l’Assemblée nationale pour vous faire une idée.

Il est député d’autres pays, mais sur les autres aides versées, pas une aussi forte connotation religieuse, pour Israël, c’est comme s’il voulait renforcer les plus extrémistes, alors que c’est pas du tout son genre au modéré Meyer Habib .

Que n’aurait-on pas entendu si un député avait financé ici tel centre communautaire, ici telle mosquée……

One comment

  1. Helene dit :

    Vous êtes «islamophobe» ! La fatwa de la nouvelle inquisition

    par Kamel Daoud

    Jour 5678. Le mois du sable, grain par grain.Vous êtes «islamophobe» !Le mot sert à tout aujourd’hui. Il est l’invention idéologique populaire du nouveau siècle, après la mort du communisme et le déclin moralisant du capitalisme. Donc, dans «islamophobie», on ne met pas uniquement la définition du dictionnaire mais tout ce que le monde ne définit pas clairement : qu’est-ce que l’islam (une religion obligatoire ou un choix de soi devant les siens ou devant le Dieu de son choix ?). Qu’est-ce que aussi la liberté ? (Renoncer à la sienne au nom de celle de tous, ou défendre la sienne de croire ce que les autres ne croient pas ou ne rien croire et l’affirmer comme un droit ?). Qu’est-ce qu’une caricature ? (Un dessin ou un attentat ?) On peut y mettre d’autres mauvaises réponses aux bonnes questions de la tolérance, de la séparation de la bêtise et de l’Etat, de la différence, des cultures et des défaites. Islamophobie dans la planète d’Allah, c’est comme «capitaliste» chez les communistes et comme «rouge» chez les Américains : vous êtes islamophobe si vous êtes différent et que vous le dites. Vous l’êtes si vous dites qu’un pays a des lois qu’il faut respecter, sinon il faut aller vivre en Arabie Saoudite. Vous êtes aussi accusé d’islamophobie si vous tenter de penser l’Islam chez vous, dans votre pays, dans votre tête, dans votre vie. Et vous l’êtes encore plus si vous le faites dans une langue étrangère, celle de l’ex-colonisateur par exemple. L’accusation «d’islamophobe» est servie comme une fatwa et avec la même dose de colère, de rejet et d’exclusion et d’intolérance : c’est un peu le synonyme discret et encore poli de «hérétique», apostat, impie. Vous êtes donc islamophobe si vous êtes contre l’invention horrible de la burka comme linceul vivant, si vous expliquez qu’il y a des limites entre croyance et droits et que le monde a le droit de vivre ici dans le monde et pas dans l’au-delà de chacun.

    Vous êtes aussi désormais islamophobe, si vous dénoncez les comportements des musulmans qui se cachent derrière l’Islam (en occident, dans le monde ou en Algérie). Si vous répondrez à des imbécillités consacrées au nom de Dieu. Vous êtes aussi «islamophobe» si vous dites non au détournement d’un espace d’enfants et de jeux au profit d’une mosquée chaque dix mètres dans votre quartier, ou si vous riez des Takbir fait aux conversions théâtrales dans les mosquées, ou si vous parlez des «Savants» autoproclamés, les «Google d’Allah» qui ont des avis sur tout et vous interdisent d’avoir un avis sur rien. Vous êtes accusé d’islamophobie quand vous résister à l’islamisation de l’espace national, de la justice, de la culture, du sens et de l’avenir et des écoles. Vous êtes aussi islamophobe si vous essayez de penser l’Islam selon vos attentes et vos interrogations et pas selon des livres morts. Vous l’êtes donc si vous êtes seulement différent, libre chez vous dans votre pays, critique ou seulement sincère avec les vôtres ou patriote. D’ailleurs, vous êtes islamophobe si vous récusez l’arabité comme identité alors que la religion n’a rien à voir avec l’arabité.

    L’accusation est désormais généralisée : contre les Occidentaux parce qu’ils sont occidentaux, contre ceux qui sont différents, contre les siens qui ne pensent pas comme soi, contre les inaugurateurs d’avenir et les objecteurs. Elle est pratiquée dans les cafés, les journaux mais aussi dans les têtes pensantes d’une certaine élite qui nourrit des fixations sur l’Occident et qui voit un complot sous chaque aisselle et qui taxe, avec la facilité de la décapitation, toute différence d’idée comme une soumission à l’occident justement.

    L’islamophobie n’existe pas ? Si. Comme beaucoup d’autres maladies du siècle. Mais elle existe aussi comme fatwa indirecte par accusation maligne d’être «islamophobe». Sournoise manipulation du sens et outil de torture de la nouvelle inquisition. L’accusation d’islamophobie a créé donc une peur d’être taxé d’islamophobe et, partant, elle a étendu l’espace de ce qui est interdit à la critique et à la réflexion et la contestation. Elle menace et donc paralyse puis s’érige en police des idées et tabou.

    Et il ne faut pas y céder ni reculer. Tant que ceux qui vous taxent d’islamophobe ne s’appellent pas Allah ou Dieu, ils n’ont aucun droit de vous faire taire. La majorité n’a jamais été l’argument de la raison. Et lorsqu’on remonte l’histoire, on découvre, lentement, que l’accusation d’être «islamophobe» est aussi ancienne que le meurtre ou l’ignorance : elle a servi à lapider Ibn Roch de savates comme à lyncher d’autres lumières. Aujourd’hui, elle sert à cacher le vol des chaussures dans les mosquées, le sous-développement de notre monde, le déni. Et ailleurs, dans le monde des autres, l’accusation sert à «victimiser» ceux qui veulent imposer leurs croyances aux autres.

    Conclusion ? C’est en accusant les gens d’islamophobie que l’islamisme avance plus vite que le désert qu’il propose, comme solution, au reste du monde.

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