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Lutter contre les discriminations homophobes et transphobes

    En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, il est utile de rappeler quelques faits.   L’homophobie et la transphobie sont  hélas présentes partout y

Quand Emmanuel Macron insulte les habitant.e.s de Saint-Denis.

Macron a beaucoup en commun avec l’immense majorité de ce qu’on appelle l’élite politique : le mépris des quartiers populaires. Plutôt que de parler des vraies questions, des problèmes qui

A Saint-Denis, exigeons d’être respecté.e.s

Encore une fois Bernard de La Villardière nous fait l’honneur d’un reportage sur les quartiers populaires. Ces endroits qu’il fantasme, et où il ne va et vit surtout pas. Dès le

Plainte auprès du Procureur contre un journaliste

  Les réseaux sociaux sont merveilleux. Y’a le meilleur mais parfois surtout le pire. Le pire c’est quand on ne se contente même plus de te traiter de « bougnoule » ou

Réponse à Amar Bellal : l’islamophobie, un racisme comme les autres.

Camarade, je vais te tutoyer car c’est ce qu’on fait entre communistes. Je t’avoue ma surprise, quand j’ai découvert ta tribune « Un vêtement pas comme les autres », qui a été recommandée

Tous au Tribunal de Montreuil en soutien à Azzedine Taibi

Ce 21 mars, le maire de Stains est convoqué au Tribunal administratif.

Notons que le Préfet est le représentant de l’Etat, et donc du pouvoir socialiste…

Motif ? Soutenir un prisonnier politique palestinien, Marwan Barghouti.

Son portrait figure sur une banderole qui flotte sur l’hôtel de ville depuis 2008.

L’occasion de rappeler le courage de nombreuses villes communistes auprès du peuple palestinien, malgré les énormes pressions.

Je pense aux maires de Saint-Denis, Gennevilliers, Saint-Denis, Allonnes, Chalette Sur Loing… Et à tous les autres.

Face à la volonté du gouvernement et de villes comme Paris, de criminaliser le soutien à la Palestine, une seule réaction possible : résister, encore et toujours aux côtés de la Palestine.

Saint-Denis, le PS et les Rroms.

Pour le PS local, il y a manifestement un problème rrom. En deux ans, les socialistes locaux se sont attaqués deux fois à cette communauté.

La première fois en déposant un recours contre l’inscription de ceux-ci sur les listes électorales pour les municipales.

Oui, un rrom ça a le droit de se faire expulser, pas de voter.

La deuxième fois, récemment, pour attaquer le maire sur le suivi des familles rroms, dionysiennes depuis des années, et qui sont accompagnées par la ville et l’agglomération sur la base de conventions. Un accompagnement sans l’Etat ou presque puisque ce dernier estime que les « rroms ont vocation à retourner chez eux ».

L’interpellation du maire par le PS local fait suite à uen descente de gendarmerie sur le terrain Voltaire, où vivent les familles.

Dans leur courrier les élu-e-s socialistes dénoncent les conditions de vie dégradées sur le terrain depuis leur installation en 2012, et après leur expulsion en 2010, et donc le laxisme du maire.

Des conditions dégradées qui s’expliquent pourtant simplement : impossibilité de travailler pour les rroms jusqu’à janvier 2015 et surtout AUCUNE aide de l’Etat pour ces familles, et donc la ville et l’agglomération sommées de se débrouiller.

En filigrane, y voir un refus de voir s’installer ces familles durablement et une volonté de les voir – encore –  expulsées et stigmatisées.

Pourtant, en 2015 dans un rapport, la CNDH déclarait :

« L’État partie devrait renforcer les mesures prises pour faire en sorte que les migrants Roms, ne soient pas victimes de discrimination dans l’accès aux soins de santé, aux prestations sociales, à l’éducation et au logement. Il devrait par ailleurs mettre un terme aux évacuations forcées des lieux de vie des migrants Roms tant que des solutions alternatives et des propositions de relogement dignes et pérennes ne sont pas assurées, en application de la circulaire du 26 août 2012. Il devrait par ailleurs prendre des mesures pour enrayer la montée des comportements et discours racistes et discriminatoires à l’égard des Roms. »

Dans leur courrier, ils citent l’Etat en exemple alors que ce dernier a failli à ses missions malgré les demandes incessantes du maire de Saint-Denis pour aborder la question rrom à une échelle plus large.

Une table ronde a eu lieu récemment. Aucun maire francilien socialiste présent.

Le PS local accuse tout bonnement la ville d’avoir laissé le terrain à la merci de réseaux mafieux.

En dehors du fait que ces allégations prêtent le flan aux racisme élémentaire :  rroms = voleurs et délinquants, les socialistes locaux ne se sont jamais souciés du sort des rroms de Saint-Denis.

Ils ne connaissent ni les familles, ni le fonctionnement du terrain, ni les difficultés dues notamment à un Etat absent.

Combien de fois se sont-ils rendus sur place ? Pas facile d’aller parler à des familles qu’on ne voulait pas voir voter…

La descente de police qui a eu lieu sur le terrain Voltaire malgré les accusations du PS ne concernent en rien des activités ayant eu lieu sur le terrain.

Comme le rappelle la municipalité :

« Les services de police ont procédé le mardi 2 février à une quinzaine d’arrestations dans le cadre d’une enquête sur un réseau de proxénétisme. Dans le respect du secret de l’instruction, la Ville ne dispose d’aucune information concernant l’identité des personnes arrêtées ou la nature des faits qui leur sont reprochés. »

Le PS voulait seulement jeter les rroms en pâture.

La municipalité a dénoncé cette récupération :

« Les tentatives d’instrumentalisation ou de récupération des élus socialistes sur cette affaire sont tout simplement indécentes. »

Le PS voulait réveiller le réflexe anti-rrom, c’est réussi. Voici le type de commentaires qu’on peut voir sur internet suite à leur prise de position:

« Arrestations multiples pour 1000 vols à la tire. Que fait la Ville de Saint-Denis par rapport à ce terrain passé sous la coupe de mafieux ?

Les socialistes de Saint-Denis dépensent beaucoup d’énergie pour taper sur les rroms.

Ils devraient mettre au moins autant de force pour taper sur leurs amis du gouvernement qui n’ont toujours pas relogé toutes les familles victimes collatérales du terrorisme à Saint-Denis.

Sans parler de l’état d’urgence voté par le député du coin, qui a permis tous les excès et plus particulièrement la stigmatisation sans précédent des musulmans.

Le ressentiment perceptible des socialistes à l’égard des rroms n’est pas surprenant, il est juste dégoûtant.

 

 

 

 

« Etat d’urgence : les parlementaires complices de la montée de l’islamophobie »

 
La réponse à la terreur de la part de nos gouvernants a été, hélas, de
maintenir un climat de …. terreur.

S’il fallait mobiliser les moyens de l’Etat pour sécuriser le pays, fallait-il pour autant maintenir les citoyens dans un tel climat ? A tout prix ?

Les parlementaires ont très vite et très clairement tranché le débat.

Le bon sens et le pragmatisme ont laissé place à l’émotion et à l’électoralisme.

Toutes formations politiques confondues, les députés et sénateurs ont très largement voté la prolongation de l’Etat d’urgence. Une belle union nationale.

Une poignées de parlementaires s’est risquée à voter contre et doit aujourd’hui rendre des comptes.
Après le 7 janvier, le pays avait connu un climat délétère, particulièrement à l’encontre des personnes de confession musulmane, françaises ou pas.

Rien ou presque n’a depuis été fait pour endiguer ces dérives, à savoir la montée de l’islamophobie. Pourtant du CFCM ou CCIF, beaucoup d’organisations voire même de personnalités ont alerté sur la montée de ce racisme qui vise les musulmans, souvent au nom
d’une laïcité dévoyée.

Aussi, on assiste depuis le 13 novembre à une mise au ban politique,policière et judiciaire des musulmans : perquisitions de mosquées, de restaurants halal, contrôles policiers…. Tout ça participe du climat antimusulman, ce même climat qui libère la parole raciste et le passage à l’acte, notamment contre les femmes voilées, les plus vulnérables.

Plus de 1000 perquisitions, plus de 200 assignations à résidence, presque autant de fermetures administratives. On le voit bien, tout cela a davantage à voir avec la communication et la politique du chiffre qu’avec la recherche de l’efficacité. Une offensive clairement ciblée contre les musulmans. Les musulmans potentiels ennemis de l’intérieur.

Tous  les parlementaires qui ont voté ou ne se sont pas opposés à l’état d’urgence sont complices de ce climat de suspicion, de peur, et responsables aussi de la généralisation de l’islamophobie.

Aujourd’hui c’est l’état d’urgence, et l’état d’urgence c’est tout sauf l’Etat de droit.

L’état d’urgence, en voulant interdire aux gens de se rencontrer de discuter de partager et d’échanger est fascisant.

Oui, fascisant. Maintenir toutes les manifestations commerciales, laisser ouverts tous les centres commerciaux et interdire les manifestations – beaucoup d’entre elles hostiles au pouvoir – relève d’une volonté de censurer et d’interdire, et ça c’est indigne d’un Etat démocratique.

Il faut refuser ces interdictions, et manifester pour les causes qui nous paraissent justes, rien ni personne ne doit nous en empêcher.

Cantines de Chalons-Sur-Saone : un vote islamophobe

 

 

Après le collier avec une grosse pastille rouge pour ceux qui ne mangent pas de porc et jaune pour les végétariens, la croisade islamophobe continue.

Le maire Les Républicains de Chalons-Sur-Saône a donc fait voter hier une délibération supprimant purement et simplement les repas de substitution les jours de menus avec porc.

Cette décision est loin d’être anecdotique.

Elle vise évidemment à montrer du doigt une communauté en particulier et à réaffirmer que l’islam n’est pas compatible avec la République.

Si les végétariens sont également concernés par ce texte, le public cible reste les familles musulmanes.

Ce que met en exergue cette décision, c’est l’inégalité de traitement de l’usager devant le service public, ici le service public municipal.

Il n’est en effet pas acceptable qu’en fonction de la ville où l’on habite, le service public puisse être assuré totalement ou partiellement.

N’y a-t-il pas rupture d’égalité quand, inscrits dans le même service de restauration scolaire, des enfants ne mangeront pas à leur faim parce-que de religion différente ou d’habitude alimentaire différente ? Que fait-on des enfants qui ne toléreraient pas le porc ou tout autre aliment ?

La ville ne doit-elle pas assurer un service public de qualité, un repas à tous les enfants, sans aucune distinction ou discrimination ?

Le problème c’est que pour scandaleuse qu’elle soit, la décision de la ville de Chalons-Sur-Saône est légale.

Elle signifie donc que les enfants devront soit renoncer à la cantine, soit manger un repas non équilibré car incomplet.

Pour les familles populaires, le repas à la cantine est une garantie de repas équilibré, à Chalons-Sur-Saône, on interdit aux familles musulmanes d’y avoir accès.

La loi doit imposer aux communes de tenir compte des différences culturelles et alimentaires.

En 2002, le Conseil d’Etat a ainsi tranché que l’absence de repas de substitution ne méconnaissait pas la liberté religieuse. Les cantines doivent simplement permettre aux enfants d’apporter un panier-repas s’ils le souhaitent (et s’arranger pour les conserver dans de bonnes conditions d’hygiène).

Cette décision inique dédouane le service public de l’adaptabilité dont il doit à l’évidence faire preuve.

La décision de la ville de Chalons-Sur-Saône est une honte, un véritable scandale.

Féministe ou islamophobe, il faut choisir

 

 

Je dois avouer que ça fait un moment que je me dis qu’il faut écrire ce billet.

Puis on passe à autre chose, on oublie, on écrit sur autre chose et vlan, ça vous revient en pleine tronche.

Faut dire qu’il n’y a pas un jour qui passe sans que l’islam est les musulmans en prennent pour leur grade.

On va même arrêter de prendre le train.

D’aucuns vous diront qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

Comme les abrutis qui vous disent que si une femme est violée c’est qu’elle l’a cherché.

Donc attardons-nous – un peu – sur la question du voile et de la liberté de la femme.

On assiste a une mise au ban des musulman-e-s, y compris de ceux qui sont considérés comme modérés – 2 prières et demi par jour – .

Cette déferlante islamophobe a ses relais politiques et médiatiques.

Jusque-là tout est « normal ».

Les musulmans, avec les musulmans d’apparence, ne sont plus les seuls à prendre la défense des musulmans.

Cet été nous avons assisté à une attaque venue de l’intérieur, une cinquième colonne comme la qualifierait Christian Estrosi.

En effet, cet été nous avons assisté à une offensive antivoile.

Pas antivoile à l’école, au travail, à la fac, à la piscine, à Auchan.

Non, antivoile tout court.

Cette attaque est venue d’un collectif d’Aubervilliers, ville populaire, il se nomme les Femmes sans voile.

Ces femmes, revendiquent dans le même temps avec fierté leurs origines maghrébines, leur culture musulmane, dénoncent pour certaines le racisme antimusulman…

Mais voilà. Le collectif se bat donc contre le voile, qu’il soit porté de plein gré ou pas. Partant du principe qu’il n’y a aucune bonne raison de le porter.

Ce collectif – répétons-le – de féministes, se bat donc pour les droits des femmes, sauf pour celui de porter le voile.

Ce collectif ne souhaite pas qu’une femme puisse témoigner de sa confession en se voilant, même si c’est son choix.

Ceci est de l’islamophobie, sous teinté de féminisme, je vous le concède, mais ça reste de l’islamophobie.

Avec d’autres on avait le racisme, sous couvert de laïcité. Cette variante nous change un peu.

Comment peut-on prétendre se battre pour les droits des femmes et écrire ceci dans un appel à manifester pour une journée mondiale des femmes sans voile ?

« Nous, femmes sans voile d’Aubervilliers (France), adhérons totalement à l’action lancée par des femmes sans voile au Québec, qui appellent, le 10 Juillet 2014, à une journée sans voile, afin de dénoncer la condition des femmes qui sont voilées, peu importe où elles sont, qui elles sont, ou la raison pour laquelle elles portent le hijab, le niqab, la burqa, le tchador etc. »

Dans une déclaration plus détaillée, elles affirment tranquillement : « le voile est une discrimination ».

Oui, vous avez bien lu.

Toutes les femmes voilées que je connais ou fréquente, à commencer par mes soeurs seraient de parfaites femmes soumises, incapable d’autonomie et d’émancipation ?

Les femmes de ce collectif, n’ont-elle rencontré aucune femme voilée à Aubervilliers qui porte le voile de manière volontaire et assumée ? Non. Evidemment. Uniquement des femmes soumises aux fourneaux qui préparent de quoi satisfaire leurs barbus de maris.

Quel mépris ! Elles dénoncent à juste titre le patriarcat mais infantilisent elles aussi des milliers de femmes qui ont fait des choix différents des leurs.

Si des femmes sont bafouées dans leurs droits élémentaires, et ça ne concerne pas que les femmes musulmanes, alors oui il faut le dénoncer et les aider, mais ceci mérite mieux qu’un amalgame rance permettant aux plus racistes et islamophobes de s’exprimer comme l’UFAL ou Ni Putes Ni Soumises associations signataires de cette manifestation et qui ne sont pas suspectes d’empathie envers l’islam et les musulmans.

Féministe ou islamophobe, il faut choisir.

 

 

 

Communiqué de Ensemble! Non à l’expulsion des familles du « Samaritain » à La Courneuve (93).

Depuis la mi-août, plane sur les trois cents résidents du bidonville « Samaritain » à La Courneuve, la menace d’une expulsion demandée par la mairie de La Courneuve, soutenue par le préfet du département, représentant de l’Etat.

80 familles comprenant une centaine d’enfants sont donc à la merci d’une décision de justice prise au début de l’année.

Installée sur ce terrain depuis 2008, ces résidents ont sans cesse eu le souci d’améliorer ce site qui comprend maintenant rues et église, et ce sans aucune aide des pouvoirs publics ni d’aucune collectivité.

Depuis la Fondation Abbé Pierre et Médecins du Monde ont présenté un projet, financé, d’assainissement et de viabilisation, que le maire de la Courneuve refuse à ce jour d’entériner.

En Seine-Saint-Denis, le préfet fait preuve d’un zèle particulier pour traduire en acte la politique du gouvernement à l’égard des Roms et démanteler leurs campements.

La tenue de la COP 21 à proximité n’est sans doute pas étrangère à cette volonté d’expulser les familles du « Samaritain ».

Si cette décision de justice était appliquée ce serait de nouveau la violence d’une expulsion, l’errance des familles, la destruction de tout le travail d’insertion, de scolarisation, la perte du travail pour un certain nombre de résidents.

C’est pourquoi, « Ensemble! » se prononce fermement contre l’expulsion programmée de ce bidonville. Les pouvoirs publics doivent donner leur feu vert aux projets existant pour améliorer les conditions matérielles et de vie sur ce site.

Le 20 août 2015.

Madame Hidalgo annulez #TelAvivSurSeine

On a d’abord cru à une farce, à un hoax. Puis l’information a été confirmée.

Il y aura le 13 août dans le cadre de Paris Plages, une initiative qui s’intitule Tel Aviv sur Seine.

Cette initiative est présentée comme légère et festive.

Elle est au contraire éminemment politique.

Elle vise à donner à Israël l’image que ce pays veut avoir à travers le monde, celle de « seule démocratie du moyen-orient ».

C’était sans compter sur l’intelligence et la vigilance de nombreux citoyens.

Cette opération est en effet inadmissible à plusieurs égards.

D’abord, Paris a signé un accord en 2010 avec Tel Aviv, capitale politique et économique d’Israël, sous l’impulsion de Monsieur Delanoé, poussé par Pierre Shapira, le précédent élu en charge de la coopération décentralisée et des relations internationales, connu pour son soutien indéfectible à Israël.

Un accord que vous avez personnellement confirmé cette année en vous rendant en Israël, et – un peu – en Palestine occupée.

Comment peut-on se lier d’amitié avec la capitale d’un pays qui bafoue les droits élémentaires des Palestiniens et les résolutions internationales ? Comment se lier d’amitié et donc participer à la normalisation d’un Etat qui a commis des crimes de guerre et massacré des centaines de civils à Gaza il y a un an.

Car voilà, au delà de cette faute politique majeure, vous autorisez un rassemblement un an après ces massacres alors que les Palestiniens sont encore en deuil.

#TelAvivSurSeine vise peut-être à célébrer un an après ce terrible massacre ?

Israël ne se résume pas seulement à ses plages et aux mœurs libérales de Tel Aviv. Israël c’est d’abord et surtout les colonies, l’occupation, les massacres, le blocus de Gaza, les humiliations et des palestiniens d’Israël discriminés.

Le fait d’avoir signé des accords similaires avec Jericho et Ramallah ne rendent pas votre décision plus acceptable.

Au contraire, la politique de l’équilibre prônée par votre parti, le parti socialiste, est proprement insupportable. Comme si on pouvait comparer l’Etat occupant spoliateur avec le peuple occupé.

Vous qui avez passé les checkpoints, vu le mur, constaté l’inanité de la politique israélienne, vous n’avez aucune excuse et êtes tenue entièrement responsable de la tenue de cet événement indécent, que vous avez je crois confirmé à Tel Aviv lors de votre récent voyage.

Tel Aviv chère Anne Hidalgo, malgré les apparences, ce n’est pas Ibiza.

A moins d’une heure de la ville avec laquelle vous coopéerez il y a Gaza, les checkpoints, les camps de réfugiés, ces familles chassées par les milices sionistes en 1948.

Chère Anne Hidalgo, comment permettre #TelAvivSurSeine quand les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas accès, eux, à la mer ?

Il est encore temps de renoncer à ce projet qui d’ailleurs ne réunit pas toutes les conditions nécessaires à un bon respect de l’ordre public.

 

 

Au cœur de Paris, bar avec vue imprenable sur migrants

 

 

Je pensais avoir fait le tour de l’indécence. C’était sans compter sur l’expérience des maraudes que j’ai vécue avec d’autres samedi 4 juillet dernier.

La maraude était organisée autour de Karima et Leila, qui ont fondé l’association Des Maraudes et des Ailes. Ce jour-là il est prévu d’aller distribuer de la nourriture, mais aussi des kits d’hygiène aux dizaines de migrants qui ont trouvé « refuge » sur le quai d’Austerlitz.

Cet endroit, en plein été est plébiscite par les parisiens : on y boit au bord de la Seine, on y fume on y rit.

Le tout en passant près des tentes de migrants en prenant le soin de ne jamais les voir.

Les lieux sont en cours de réhabilitation et sont très « in » : bars, musique, boules à facettes, le tout sur fond de misère sociale.

Je dois avouer que si je devais m’arrêter à ce moment-là de la description, j’ai déjà de quoi gerber. Mais oui, j’ai encore vu pire.

Sur ces quais, il y a donc plusieurs lieux branchés.

L’un vaut particulièrement le détour : il a vue imprenable sur migrants.

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Tu peux siroter un mojito ou une coupe de champagne en te disant que le monde est injuste ou ne tourne pas rond.

Ou juste t’en foutre complètement, ce qui est cool quand tu peux mettre 30 euros dans un verre, c’est que t’as le choix.

Si tu veux tester ta résistance, tu peux essayer d’avaler un morceau alors que certains soirs les migrants n’ont rien à se mettre sous la dent.

Paris est décidément magique.

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Evidemment, l’accès est interdit aux migrants d’ailleurs un vigile veille à ce que les parisiens, les fêtards et autres bobos en mal d’exotisme ne soient pas trop rattrapés par la réalité.

Plutôt que prendre en charge tous les migrants on les laisse face à eux-mêmes, même les chiens sont mieux traités.

Vive la République et vive la France.

Vidéosurveillance : quand Le Parisien se prend pour Le Figaro

« Saint-Denis adopte enfin la vidéosurveillance » c’est le titre tout empreint de neutralité que Le Parisien a choisi pour son édition du 93 daté du 27 juin dernier pour aborder le débat et le vote sur la mise en place de 41 caméras à Saint-Denis.

Si le titre reflète un certain agacement – bah oui, ils attendaient quoi ces élus pour mettre des caméras partout et ainsi régler toutes les questions d’insécurité dans la ville ? – le début de l’article n’est pas non plus.

Je vous laisse juger : « Il aura fallu plus de deux heures et demie de débat au cœur d’un conseil municipal à rallonge (de plus de neuf heures !), ce jeudi soir, à Saint-Denis, pour que la ville vote enfin [ la mise en place des caméras ]. »

C’est quoi ces élus qui prennent le temps d’échanger sur des sujets de société ? Non mais !

Oui vous ne rêvez pas; Le Parisien est devenu un journal militant. En fait, il l’a toujours été. Ce journal a toujours été le soutien d’une certaine forme de populisme et de démagogie et ne refuse jamais les enchères sécuritaires. Le journal fait son beurre, entre autres sur le fait divers, et les caméras vont permettre de développer ce « business ».

Ainsi, dans un article qui annonçait l’enterrement par la Cour des Comptes de la vidéosurveillance, je journaliste Jean-Marc Manach, spécialiste de la question, écrivait : « Les partisans de la vidéosurveillance trouveront toujours des faits divers pour démontrer l’efficacité des caméras. Mais c’est bien connu : les faits divers, ça fait diversion… la preuve : le rapport du ministère de l’Intérieur censé démontrer l’efficacité de la vidéoprotection des caméras installées sur la voie publique dressait une liste de 18 « faits marquants d’élucidation, grâce à la vidéoprotection »; mais seuls 3 d’entre eux relevaient de caméras installées sur la voie publique et contrôlées par la police, la gendarmerie ou une municipalité : tous les autres concernaient des caméras installés dans des hôtels, bureaux de tabac, supermarchés, etc. On y trouvait même… la vidéo d’un mariage. »

A aucun moment ce journal, dans lequel travaillent – il me semble – des journalistes, n’a interrogé le principe même de la vidéosurveillance, en allant voir notamment là où il y en a, si ça marche vraiment. Pourtant il y aurait matière. Dans le même article de Jean-Marc Manach on apprend « qu’alors que les premières caméras ont été installées, à Levallois-Perret, en 1991, et que le développement de la « vidéoprotection » a un coût, estimé par la Cour des comptes à 300M€ pour l’État, plus 300M€ pour les collectivités, soit 600M€, par an, les magistrats déplorent que, 20 ans après, « aucune étude d’impact, réalisée selon une méthode scientifiquement reconnue, n’a encore été publiée », afin d’en mesurer l’efficacité, et donc la pertinence. »

A aucun moment les journalistes, notamment l’auteur de ce papier militant, n’est allé interroger les élus qui se sont abstenus, ou encore qui ont voté contre, sur les raisons de leur opposition.

Mais nous ne sommes que des gauchistes laxistes qui nous accommodons fort bien de la délinquance urbaine.

Par ce procédé et le ton employé, ils orientent le lectorat et vendent la surveillance généralisée comme une remède miracle pour lutter contre l’insécurité.

Pourtant, l’insécurité mérite mieux que des fausses vraies solutions, mises en place sans véritable débat et sans tirer les leçons des expériences existantes.

Les citoyens méritent de vraies moyens de proximité, de l’humain, tout le contraire du dispositif qui vient d’être voté.

Paul Eluard : le lycée le plus performant de France est à Saint-Denis

La nouvelle a donné lieu à des infarctus dans le camp de celles et ceux qui passent le temps à dire qu’à Saint-Denis rien de bon.

Saint-Denis ? C’est la ville que les socialistes passent leur temps à dénigrer, la ville où les socialistes pensent que quand même trop de pauvres tout ça, ça suffit. La ville où les socialistes voulaient empêcher des roms de voter. La ville où à entendre ceux qui d’ailleurs soit n’y ont jamais mis les pieds soit n’y ont jamais habité, il n’y a qu’échec et vies dégradées.

On ne nie pas les difficultés, de tous ordres, et la merde dans laquelle l’Etat nous laisse patauger, mais nous n’avons jamais nous méprisé ces quartiers, leurs habitants, ces familles, quels que soient les origines et les quartiers.

Le question de l’éducation est cruciale. Pourtant sur des sujets comme sur d’autres l’Etat reste sourd et ne donne pas les mêmes chances aux enfants de Saint-Denis qu’aux enfants de Paris.

Telle école manque d’instits, telle manque d’auxiliaires de vie scolaire etc..

Pas de résignation mais la résistances : enseignants, parents..

Et ça marche comme dans ce lycée où l’intelligence collective est au centre du projet pour ces lycéens.

Quand d’autres renoncent à l’école publique, démissionnent pour le privé, visiblement moins performant que notre grand lycée public.

Saint-Denis ? Je suis fier d’y vivre, d’y être élu.

Le Lycée le plus performant de France est à Saint-Denis, ville monde, et ça c’est une grosse claque aux rageux, aux réacs aux racistes aux déclinistes, socialistes ou pas.

L’avenir s’écrit ici.

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