Seine-Saint-Denis : là où le PS passe la gauche trépasse

Il était une fois dans le 9-3…

En fait ça commence comme un conte, mais c’est pas de la fiction.

D’éminents membres du Parti socialiste, qui n’a de socialiste que le nom, se sont alliés à la droite pour tenter de faire tomber des villes à direction communiste.

il s’agit, vous l’aurez deviné de Claude Bartolone et Bruno Le Roux.

L’un est Président de l’Assemblée nationale, l’autre est Président du groupe socialiste dans la même Assemblée…

Celui que l’on nomme le parrain avait un rêve : devenir le patron du Grand Paris.

Pour cela, il devait ficeler un projet sur mesure à l’Assemblée et se lancer à l’assaut des villes communistes afin de s’assurer une confortable majorité au sein de la nouvelle collectivité.

Pour ce faire, il a mis en place un élevage intensif de poulains, une sorte de un haras socialiste.

Il a sélectionné les plus dociles et les a placés dans quelques villes clés : Razzy Hammadi à Montreuil, et Mathieu Hanotin à Saint-Denis.

Il a tout fait pour gagner les législatives de 2012 en déployant des moyens humains et matériels sans commune mesure avec ceux déployés dans les villes détenues par la droite.

A la faveur de l’élection de Hollande, des députés ont été élus, à leur plus grande surprise.

Barto imaginait déjà le coup d’après, les municipales.

Sur Montreuil et Saint-Denis, les Barto Boys s’y collent, et tant pis s’ils sont déjà députés, on peut être jeune et cumuler.

A Saint-Ouen, c’est Bruno Le Roux qui s’y colle. Lui qui a offert la ville d’Epinay-sur-Seine à la droite sur un plateau, qui a déserté cette ville pour s’installer à Saint-Ouen qu’il souhaitait enlever des mains des communistes.

Pour cela il va utiliser un pion, Karim Bouamrane, ancien adjoint PCF qui a accepté de retourner sa veste pour assurer sa carrière.

Dans ces 3 villes, une campagne anticommuniste, flattant les plus bas instincts à été mise en place.

Axée sur la sécurité et la propreté, les candidats ont mordu sur l’électorat de droite.

AU final, Saint-Denis reste à gauche, Razzy Hammadi n’a pas pu se maintenir, et le PS n’est plus représenté au conseil municipal audonien.

La politique de la terre brûlée du PS a fait élire un maire de droite à Saint-Ouen, les électeurs PS ne s’étant pas reportés sur la candidate du Front de gauche.

Jean-Claude Le Ny, président du groupe PS au conseil municipal affirmait au soir du premier tour « nous préférons faire passer la droite et on reprendra la ville dans 6 ans ».

Le Roux et Bartolone sont la honte de ce département.

Il faudra leur faire payer ces calculs politiciens qui se sont sur les dos des séquano-dionysiens.

Qui après ça osera encore voter socialiste ? Qui ?

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