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Les élu-e-s socialistes de Saint-Denis contre les parents mobilisés pour l’école

 

Hier, un mouvement important a eu lieu dans les écoles du 93. 200 écoles bloquées au niveau départemental, et plusieurs localement à Saint-Denis. Personnellement je me suis rendu dans 3 écoles, et à chaque fois j’y ai vu des parents attachés à leur école, mais révoltés par le mépris que leur témoigne l’Etat concernant les effectifs et les non remplacements.

Dans ces mobilisations, il y avait des parents, des enseignant-e-s, des habitant-e-s, et des élu-e-s. Mais il manquait pas mal d’élu-e-s à l’appel. Notamment les élu-e-s socialistes de Saint-Denis. On aurait pu attendre que sur une question aussi cruciale que l’avenir des enfants, ces élu-e-s qui se jurent de gauche, se mobilisent. Mais rien. Aucun élu socialiste n’a été vu dans les nombreuses écoles occupées et bloquées à Saint-Denis.

Quel mépris pour ces parents en lutte, quel mépris pour les quartiers populaires et les familles qui réclament juste le droit au respect et à la dignité.

Le député Hanotin lui était en déplacement à Haiti. Rien ne l’empêchait de soutenir ce mouvement, notamment via les réseaux sociaux. Voici la preuve qu’il était connecté et qu’il aurait donc pu témoigner sa solidarité :

Quant aux autres élu-e-s, rien, wallou, nada. Sûrement trop occupés à rédiger un énième tract ou courrier sur les rroms, ou pour dénoncer le manque de sécurité, compétence de l’Etat si ça devait être rappelé.

Espérons que les familles à qui le Parti socialiste témoigne son mépris s’en souviendront en temps utiles.

Mathieu Hanotin mène une campagne qui plait au Front National

Qui ne connait pas Mathieu Hanotin ? Personne ou presque, tant il fait tout pour qu’on parle de lui.

De lui seulement, car il n’a pas de programme. Enfin si, sortir les communistes de Saint-Denis.

Et on va voir que dans la pratique il mène une campagne d’extrême droite.

D’ailleurs, le porte-parole du FN local a clairement appelé à voter Hanotin.

Pour commencer, il axe sa campagne sur la sécurité. Il promet de doubler les effectifs de la police municipale alors qu’il sait pertinemment deux choses :

1. La police municipale n’est pas en charge de la sécurité.

2. Son ami Manuel Valls a supprimé 25 postes de policiers nationaux pour les envoyer à Marseille que le PS espère ravir à l’UMP.

La sécurité est une mission régalienne de l’Etat. Hanotin s’en fout, il ment pour être élu comme il l’a toujours fait.

Mais en axant sur ce thème, il nous refait le coup de l’insécurité.

Ensuite, un de ses tracts se résumait à dire stop ou encore aux communistes.

Un vocable utilisé par l’extrême droite avec leur fameux « sortons les sortants » quand ils parlent de l’UMPS.

C’est marrant qu’Hanotin qui se réclame de la gauche du PS (je sais, ça se voit pas) aille chercher ses références à la droite de la droite de la droite.

Récemment, il a attaqué en justice des Roms, car ceux-ci avaient eu l’outrecuidance d’aller s’inscrire sur les listes électorales pour pouvoir voter. Et pourquoi pas un logement décent ou le droit de travailler pendant qu’on y est ?

C’est le représentant du FN local qui a filé le tuyau à Hanotin, qui l’a exploité sans hésiter.

Peu importe que sa plainte montre une fois de plus les roms sous un jour détestable.

Après tout, il soutient Valls qui traque et expulse ces mêmes Roms…

Enfin la parole raciste se libère peu à peu.

En face, l’équipe de Mathieu Hanotin est fébrile à tel point que dimanche 16 mars sur le marché de Saint-Denis l’immonde arriva. Et ce, devant plusieurs témoins.

Un militant pro-Hanotin, affublé de son foulard rose et d’un badge de soutien à Hanotin s’approche d’une de nos colistières, en train de faire campagne pour Didier Paillard.

Elle était habillée en boubou. Il lui sort « c’est ça votre programme ? Faire l’Afrique à Saint-Denis ».

Donc pour les socialistes, on peut pas être français et porter un boubou, ou une djellaba, ou un pancho….

La double culture, ça leur est insupportable. Leur programme c’est pas l’intégration, mais la désintégration.

Le voilà le vrai visage du PS, la nouvelle doxa socialiste : la haine de l’autre, qu’il soit noir, arabe, ou rom.

Pas étonnant au final que le FN à Saint-Denis appelle à voter socialiste.

 

Mathieu Hanotin s’oppose au vote des roms à Saint-Denis

Le jeune député du clan Barto est prêt à tout pour un peu de pouvoir en plus, y compris à parler comme un type d’extrême droite.

Il a toujours dit qu’il était favorable au droit de vote des étrangers. Mais ça ne comprenait pas les roms.

Les roms il les aime bien, mais ailleurs.

A Saint-Denis, une expérience inédite de « sédentarisation » sur un terrain de l’Etat est à l’oeuvre depuis plusieurs années, impliquant les roms, les élus, les associations..

Le but est que ces familles s’autonomisent, notamment par le travail, et que les enfants soient scolarisés.

Une seule ligne : le droit commun, comme pour tout autre dionysien.

Il se trouve que les roms sont citoyens européens, à ce titre, il peuvent voter aux élections municipales.

Il est donc logique qu’ils puissent accéder à ce droit, dans la ville où ils vivent, la ville qu’ils connaissent, et dans laquelle sont scolarisés leurs enfants.

Les entraves à une vie normale sont assez nombreuses pour que ne s’ajoute pas l’exclusion du processus électoral.

A Saint-Denis, des milliers de personnes extracommunautaires, de la faute du parti socialiste, seront encore exclues du vote aux élections municipales.

C’est un beau symbole de voir des roms, qui ont longtemps vécu l’indignité, accéder au même droit que n’importe quel citoyen français ou européen.

Mathieu Hanotin, à défaut d’idées de gauche prend ses arguments à l’extrême droite.

Il n’aurait jamais tenu ces propos à l’égard d’espagnols, d’italiens…

Mais les roms, ça il peut. Après tout son ami Manuel Valls, les traque et les expulse, alors pourquoi devraient-ils pouvoir voter ?

Le député Mathieu Hanotin fait l’Assemblée buissonnière

Mathieu Hanotin est un jeune député. Sur le papier. Car dans les faits, il se comporte déjà comme un vieux briscard de la politique.

Il cumule en effet deux mandats très prenants : Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, et Député. Oui, rien que ça. l’un ou l’autre devraient être des mandats à plein temps, mais Mathieu Hanotin est un surhomme.

A tel point qu’il brigue le mandat de maire de Saint-Denis, dernière étape avant de se présenter aux élections présidentielles.

Le souci est qu’il ment et cumule très mal. Il ment mal car il avait promis qu’une fois élu député, il démissionnerait du conseil général. Il y siège encore, avec les gracieuses indemnités qui y sont liées.

Il cumule mal, car il a eu une amende de 5000 euros pour absentéisme chronique à l’Assemblée nationale.

Content de lui, il passe son temps de député à arpenter les rues de Saint-Denis, avec dans la main les torchons qu’il a rédigés sur le maire, les communistes et la ville.

Des torchons qui lui prennent du temps à priori.

Tellement de temps qu’il en oublie de siéger lors de votes solennels à l’Assemblée.

Mathieu Hanotin est bipolaire. De gauche dans le discours, de droite dans les actes (cf. vote ANI, TCE…).

Sur le premier vote concernant les retraites, il s’était abstenu, ne voulant pas se mouiller.

Il a reçu des critiques méritées lui faisant comprendre que le seul vote possible pour cette réforme indigne était le vote contre.

le 26/11 novembre, lors du second vote, Mathieu Hanotin a fait mieux que voter contre.

Il n’a pas voté.

Il n’était pas dans l’hémicycle.

Il a déserté.

Il avait sûrement mieux à faire que de représenter les citoyens dont il avait brigué les suffrages.

Mieux à faire comme de combattre les communistes quand, dans le même temps, à l’assemblée, il accompagne si bien la politique de droite du gouvernement.

Les dionysiens doivent se rappeler de ça au moment d’aller voter.

Un député qui ne juge pas utile de les représenter ne mérite pas qu’on lui accorde le moindre intérêt, fusse-t-il électoral.

Pourquoi le PS s’attaque aux villes communistes

Ces dernières semaines, les médias ont porté à notre connaissance les nombreuses candidatures socialistes face à des maires sortants communistes.

La plus médiatique est celle de Mathieu Hanotin qui se présente contre Didier Paillard à Saint-Denis, mais il y a aussi des candidatures à La Courneuve, Villetaneuse, et même à Dieppe.

Tout ça après le sketch d’Harlem Desir sur la nécessaire unité à gauche à la Rochelle, sketch repris par Eduardo Rihan-Cipel, porte-parole des mensonges socialistes.

Cette entreprise de destruction massive a deux têtes : Bruno Le Roux et Claude Bartolone.

L’un est devenu patron du groupe socialiste à l’Assemblée après avoir offert la ville d’Epinay-sur-Seine à la droite. Il a annoncé aujourd’hui qu’il se présentait à Saint-Ouen. Patron du groupe PS à l’Assemblée ne l’occupait pas assez.

L’autre est connu pour avoir obtenu la tête des communistes dans le 93 et pour avoir acquis une modeste demeure estimée à 2 millions d’euros. Les présentations étant faites, allons sur le fond.

Si l’on regarde de plus près les villes gérées par le PS sur le 93, force est de constater que ces villes n’ont de populaire que le nom. Le mètre carré explose, le taux de logement social stagne, et est souvent l’héritage des mandats précédents dont certains maires étaient communistes….. Plus globalement, les politiques sociales ne sont plus prioritaires, ces édiles ayant fait le choix d’accueillir massivement une autre population, moins immigrée, plus jeune, et surtout plus aisée, permettant ainsi d’effectuer un nettoyage social qui ne dit pas son nom.

Un nettoyage social dont se vantent également les maires de droite qui dans certaines villes mènent peu ou prou les mêmes politiques.

Les villes populaires sont le fruit de brassages ethniques et culturels. Des mélanges qui sont autant de richesses. Alors quand Mathieu Hanotin se plaint « de ne pouvoir manger que chinois ou kebab rue de la République », je me dis qu’on ne doit pas avoir la même connaissance de la population, ni la même estime, encore moins la même connaissance de ce territoire et de cette ville. De sa bouche ne sort que mépris.

Les premiers à faire les frais de l’élection de Mathieu Hanotin seraient les plus faibles. Mathieu Hanotin, vice-président du conseil général, a augmenté les tarifs de la cantine pour les collégiens, et supprimé le remboursement de la carte imagine’r.

C’est insupportable quand on connait les difficultés de milliers de famille, des difficultés dont se fiche éperdument ce dionysien de très fraîche date.

S’il était maire, quid des centres de santé ? Quid des politiques tarifaires ambitieuses et garantes de l’accès de toutes et tous aux services publics ? Il mènerait la même politique antisociale s’il était élu maire, une politique contre les couches populaires, qu’il ne côtoie à Saint-Denis que depuis peu de temps, et qu’il s’acharnera à faire partir plus loin, en 2 ème couronne et plus loin encore. Plus loin aussi car le prix du foncier ne sera plus maîtrisé, il laissera l’immobilier s’envoler afin d’empêcher les plus modestes de pouvoir louer ou acheter.

Saint-Denis aurait droit à une cure d’austérité généralisée à l’image de celle que Mathieu Hanotin soutient en accordant sa confiance au gouvernement, un gouvernement qui emmène la France dans le mur.

Alors on comprend mieux pourquoi le PS ne va pas tenter de conquérir des bastions de droite : parce le PS tout comme la droite, mène une politique de classe, pour la bourgeoisie comme diraient certains.

Pour finir, le plus drôle est quand même qu’en étant député et vice-président du CG 93 Mathieu Hanotin trouve du temps pour faire campagne pour un 3 ème mandat. Quel homme !

Il donne tellement d’importance à son mandat qu’il a écopé d’une amende de plus de 5000 euros pour absentéisme chronique à l’Assemblée.

Il méprise les dionysiens au point de leur refuser un maire à plein temps.

Navrant.

Lettre ouverte de chercheurs dionysiens à Mathieu Hanotin

Je reproduis ci-dessous une lettre ouverte envoyée à Mathieu Hanotin, député de Saint-Denis, bien qu’ayant été élu dans des conditions plus que discutables…

Je ne sais pas s’il aura le temps de la lire, étant donné que contrairement à ses engagements, il continue de cumuler son mandat de parlementaire avec celui de Vice-président du Conseil général du 9-3, et les indemnités qui vont avec soit 9857 euros au total. Bonne journée.

 

Saint-Denis, le 13 mai 2013.

Monsieur le Deputé, Mathieu Hanotin,
Le 22 Mai prochain, vous devrez vous prononcer, selon la procédure du temps législatif programmé, sur le projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche (ESR). Loin de constituer une rupture avec la politique dictée depuis 10 ans par la Commission Européenne sous le nom de Stratégie de Lisbonne, ce texte plébisicite cette politique et la poursuit jusqu’à l’absurde. Parmi la kyrielle de points alarmants, nous citerons :

L’effet contre-productif de la nouvelle mission « transfert ». Le Code de la recherche publique serait modifié, assignant à celle-ci un objectif supplémentaire : « le transfert des résultats de la recherche vers le monde socio-économique ». A l’heure où le budget de notre ministère est en baisse, cette nouvelle mission ne pourra se faire qu’au détriment des autres, en particulier de la formation de nos étudiants. Elle a déjà été encouragée par les gouvernements précédents et s’est révélée contre-productive : incitées à sous-traiter leur recherche aux laboratoires publics, les entreprises ferment leurs centres de recherche. Dégraissage dans la recherche privée, gel des postes dans la recherche publique, quel étudiant de Master se risquera à entamer une thèse avec une telle perspective ? Les lois LRU et Pacte de la Recherche ont provoqué une explosion de la précarité dans nos métiers ; ce sera l’explosion de la crise des vocations si cette nouvelle loi est votée.
La précarisation de l’emploi scientifique. On compte aujourd’hui 50.000 précaires dans l’ESR. Cette situation est inacceptable d’un point de vue personnel pour les précaires, et elle l’est aussi pour notre mission de création et de transmission du savoir : comment la remplir dans la durée, faute de personnel permanent ? C’est d’une loi de programmation dont nous avons besoin pour résorber la précarité et donner un signal fort à nos jeunes que les débouchés existent dans nos métiers. Le projet de loi actuel est de ce point de vue totalement hors sujet.

La paupérisation de l’ESR. La loi de 2007 sur l’autonomie des universités conduit un nombre croissant d’entre elles au bord de la faillite, obligeant légalement le rectorat à les mettre sous tutelle, soit exactement l’effet inverse de celui annoncé. Au lieu de prendre acte qu’une université n’est pas une entreprise devant gérer des capitaux, le projet de loi ne modifie en rien ce qui provoque ces naufrages. Le budget des organismes de recherche baisse cette année de 16%. Même en restant dans le cadre de l’austérité budgétaire exigée par la Commission europénne, d’autres choix sont possibles mais le gouvernement les dissimule : le ministère de l’ESR n’a en effet pas la main sur les 22 milliards des Investissements d’Avenir, gérés par un Commissariat autonome, ni sur les 5 milliards du Crédit Impôt Recherche, gérés par le ministère des Finances. L’utilisation de ces fonds, décidée par le gouvernement précédent, devrait faire partie du débat parlementaire actuel sur l’ESR, mais il n’en est rien. Autre forme de hors sujet.
La capolarisation de l’ESR. La prétendue excellence prônée par le précédent gouvernement sort renforcée de ce projet. Ainsi, les nouvelles structures au fonctionnement non démocratique telles que les IDEX ou les Fondations de Coopération Scientifique sont perennisées. Les universités sont sommées de se regrouper dans des mégastructures dont le fonctionnement pyramidal et flou dilue la démocratie et instaure une compétition entre personnes et zones géographiques. Ce n’est pas dans ce contexte que peut s’épanouir la créativité scientifique.
Monsieur le Député, c’est en tant qu’enseignant-e-s-chercheur-se-s ou chercheur-se-s dionysien-ne-s que nous vous interpellons. Pour toutes les raisons que nous venons d’évoquer, nous vous demandons de rejeter ce projet de loi et d’exiger de votre gouvernement un projet radicalement différent.
Comptant sur votre soutien,

 

Séverine Chauvel, Docteure en sociologie, ENS-EHESS

Paula Cossart, Maitre de Conférence à l’Université de Lille 3, membre de l’Institut Universitaire de France

Saskia Cousin, Maitresse de conférence à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne,  membre de l’Institut Universitaire de France

Sibylle Gollac, Chargée de recherches au CNRS

Stéphanie Guyon, Maitresse de Conférence, Université d’Amiens

Jean Krivine, Chargé de recherches au CNRS

Audrey Mariette, Maitresse de Conférence, Université de Paris 8

Julie Pagis, Chargée de recherches au CNRS

Etienne Penissat, Chargé de recherches au CNRS

Abdia Touahria-Gaillard, Doctorante, EHESS-ENS-CNRS

Le silence du député de Saint-Denis sur les massacres à Gaza est révoltant

Je suis scandalisé par le silence du Député Hanotin, quant aux massacres qui se déroulent actuellement à Gaza.

Je suis choqué en tant que citoyen, et élu attaché aux valeurs progressistes, telles que la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes.

Je suis donc fermement opposé à toute forme d’occupation et de colonisation.

A ce titre, la bande de Gaza, fait régulièrement l’objet d’attaques israéliennes, qui, s’ajoutant à l’insupportable blocus, rendent la vie de millions de gazaouis, impossible.
Aujourd’hui on dénombre plus de 100 morts civils, et le massacre continue dans le silence quasi-général.

Quand certaines voix s’élèvent, au sein de la formation majoritaire à l’Assemblée nationale, c’est pour mettre sur le même plan l’armée israélienne et le peuple palestinien assiégé.

A Saint-Denis, comme ailleurs, nous avons la solidarité internationale chevillée au corps.

Il est inconcevable que ne soient pas dénoncés les crimes perpétrés impunément par Israël.

La gauche dans son ensemble doit agir et obliger Israël à stopper sa folie meurtrière.

Ne pas le faire revient à donner un blanc-seing à cette armée d’occupation, avec les conséquences que personne ne peut feindre d’ignorer.

En Seine-Saint-Denis, comme dans le Val de Marne, l'opération ZERO COCO voulue par Claude BARTOLONE a échoué.

Au soir du deuxième tour des élections cantonales, Claude Bartolone prend une seconde claque. Au premier tour, celui qui a tout fait pour battre les communistes sortants – tout en laissant la droite prospérer – a pu noter à son grand dépit, que les électeurs ont confirmé les sortants communistes (Saint-Denis, Saint-Ouen) voire ont préféré positionner en tête de scrutin, une gauche de gauche, comme à Aubervilliers, à travers une candidature de large rassemblement.

Après ses calculs, Claude BARTOLONE, aidé de son protégé Mathieu HANOTIN (parachuté conseiller général du 93 juste après avoir franchi le périphérique) s’est rendu compte que le seul moyen de garder une majorité au Conseil général était de maintenir ses candidats flanqués PS/EELV partout où c’était possible, y compris là où ses candidats sont arrivés derrière.

A partir de là, on a eu droit à des torchons de droite en guise de propagande. Je vous laisse apprécier le niveau de l’argumentation ; " pour plus de propreté et de sécurité à Saint-Denis". Comme si quelqu’un pouvait être contre et comme si cela faisait partie des compétences du Département…

En ayant clairement axé leur communication contre la ville, avec plus de virulence que ne l’a fait le candidat UMP au 1er tour, CLaude BARTOLONE a franchi la ligne rose….

Pire, la droite la plus dure et le centre de droit ont appelé clairement à voter pour la candidate PS/EELV entre les deux tours.

Houari GUERMAT et Sophie DURAND, deux personnalités politiques plutôt marquées à droite voire centre droit, ont clairement appelé à voter pour cette même candidate, en allant jusqu’à figurer sur un de leur tracts. Ces deux personnalités ont d’ailleurs brillé par leur absence lors de la proclamation des résultats, et n’ont pas pu savourer la victoire de leur seul raison de vivre : tout sauf les communistes.

Les Dionysiens ont donc du choisir entre une gauche de gauche et une gauche plus branchée sur le renoncement. Une gauche qui n’est plus fière de ses valeurs et qui les a notamment sacrifiées sur l’autel de la lutte des places…

Comme en 2008, les Dionysiens, fidèles à l’Histoire de leur ville, ont élu une gauche populaire, solidaire, et radicalement disposée à peser sur la société telle qu’elle est.

Ils ont rejeté une gauche de division, faite de calculs d’appareils, loin des préoccupation réelles des citoyens. Une candidature marketing qui visait à draguer sur le terrain communautaire.

Tout ceci, et cela a été dit à plusieurs reprises, va laisser des traces.

Les Dionysiens méritent mieux que ces pratiques éhontées et malhonnêtes qui ne peuvent qu’alimenter la défiance envers la politique et maintenir une part trop importante de la population dans l’abstention, à l’heure où la droite et l’extrême droite menacent les droits fondamentaux de chacune et chacun.

DIMANCHE 27 MARS TOUS POUR FLORENCE HAYE. NON A LA CANDIDATURE DE FATIMA LAHONTE, LA CANDIDATE REVEE DE LA DROITE

Après une campagne anticommuniste d’une violence et d’une démagogie inouïes, les urnes ont parlé : Fatima LARONDE soutenue par Europe Écologie Les Verts et le Parti Socialiste, a été placée derrière la candidate de gauche sortante.

Dès lors, le retrait en faveur de Florence HAYE ne devait être qu’une formalité tant la tradition républicaine implique de se rassembler derrière le candidat de gauche arrivé en tête.

Fatima LARONDE a fait une campagne que l’on peut qualifier d’ordurière, dénonçant pèle-mêle la conseillère générale sortante et la municipalité actuelle, dont la majorité comprend plusieurs élus qui ont soutenu Fatima LARONDE dans sa démarche. La question est aussi de savoir si ces élus soutiennent la campagne violente et démagogique de la protégée de Mathieu HANOTIN qui donne une triste image de l’écologie politique.

Soutiennent-ils ce maintien inique ? Assument-ils de se faire élire par les voix de droite et d’extrême droite quand les exemples pullulent d’hommes et de femmes politiques intègres qui ont refusé que se portent sur eux les suffrages de la honte ?

Seuls deux élus ont eu le courage, dès le début, de dénoncer l’imposture de Fatima LARONDE. Les autres appellent honteusement à voter pour la candidate rêvée de la droite. Ils se posent en alternative, tout en étant dans la majorité municipale…. Ce double discours devra être clarifié, on ne peut être dedans et dehors, il faut choisir.

En effet, deux personnalités de droite appellent clairement à voter pour Fatima LAHONTE. Houari GUERMAT, clairement de droite et foncièrement anticommuniste, un lien attestant de ses responsabilités passées au MODEM et de sa soif d’exister en témoigne.

L’autre candidat de taille qui apporte son soutien à Fatima LAHONTE est Didier LABAUNE, conseiller municipal UMP et grand soutien de la politique de Sarkozy que le PS et ELLV prétendent dénoncer. Voir le soutien à Fatima LAHONTE et les éloges sur Cécile DUFLOT….

Peut-on dénoncer des politiques de droite et se faire élire par ses électeurs ? C’est une conception particulière du Front républicain, ça ressemble à un autre type de Front…

Ainsi, Dimanche , les dionysiens devront choisir entre la gauche unie, fière de ses valeurs et qui ne fait aucun compromis avec la droite et l’extrême droite, et la «gauche » prête à tout pour battre les communistes et qui laisse la droite tellement tranquille qu’elle en mendie les suffrages pour être élue. Et souvent avec les mêmes arguments…

Ainsi, c’est une toute autre conception de l’éthique en politique qu’il nous faut combattre le plus fermement possible. Les dionysiens méritent mieux que des arrangements entre amis sur le dos des valeurs de la gauche et de la tradition de cette ville.

Dimanche, tous pour Florence HAYE pour une gauche de gauche, les électeurs de gauche ne doivent pas accorder leurs suffrages à Fatima LAHONTE.

le 27 mars, une seule candidate de gauche à Saint-Denis : Florence HAYE

Ainsi le PS et EELV ont échoué dans leur tentative haineuse et honteuse de ravir le siège de la candidate de gauche sortante. Pourtant ils auront tout tenté : campagne foncièrement anticommuniste, intimidations, renforts militants départementaux, la relocalisation du bureau de Bartolone dans le centre de Saint-Denis le temps de la campagne… La venue de tous les ténors socialistes et écologistes venus soutenir la déclaration de guerre faites aux communistes….

Le nom de code de l’opération Haro sur les cocos n’a trompé personne. En effet personne ne cautionne cette agressivité et cette division qui augure mal de l’avenir à gauche.

Par ailleurs, si le PS et EELV avaient mis les mêmes moyens dans les cantons où la droite menace, ils auraient peut-être conservé le canton d’Epinay sur Seine…

Tout ça pour dire que maintenant la récré est terminé.

A Saint-Denis, la candidate sortante Florence HAYE est arrivée en tête. Personne ne comprendrait qu’un autre candidat se réclamant de la gauche se maintienne.

Face à la droite, et à l’extrême droite toujours menaçante,  on ne tergiverse pas, on prend ses responsabilités et on assume.

Faire de la politique, c’est aussi être digne dans la défaite. Se désister en faveur de la candidate de gauche arrivée en tête est un devoir sauf à vouloir se faire élire avec les voix de la droite et de l’extrême droite, comme l’a fait la majorité actuelle d’Aubervilliers.