Tag Archive for ps

A Saint-Denis, exigeons d’être respecté.e.s

Encore une fois Bernard de La Villardière nous fait l’honneur d’un reportage sur les quartiers populaires. Ces endroits qu’il fantasme, et où il ne va et vit surtout pas.

Dès le départ on le sait, tous les ingrédients sont réunis pour passer une bonne soirée anxiogène : musique, montage, invité.e.s trié.e.s sur le volet.

J’ai su que nous allions être passé.e.s au karcher lorsque l’une des journalistes demande dans un hôpital si les violences sont « propres à Saint-Denis ». Ça sent pas du tout la question orientée, et si on veut avoir des chiffres, on les demande à celles et ceux qui les fournissent. Non, là elle demande au médecin, qui répond que ce n’est pas « propre à Saint-Denis , mais que c’est très fréquent ». Il  laisse entendre que c’est plus souvent qu’ailleurs se basant sur son ressenti, la journaliste laisse passer.  C’est juste malhonnête.

En passant, demander à un médecin de nous éclairer sur l’insécurité ça revient à m’interroger si on veut connaitre le fonctionnement du système solaire.

Ensuite on a droit à quelques clichés – encore –  sur « le grand remplacement » qui serait opéré par les musulman.e.s de Saint-Denis, comme si  l’immense majorité d’entre eux n’étaient pas français. Comme s’il était interdit d’être français et manger halal ce qui semble déranger alors qu’on peut manger non halal dans d’autres commerces et surtout sur le marché, où s’entassent charcutiers, boucheries chevalines, fromagers, traiteurs etc…

Quand on connait et qu’on aime sa ville, on sait qu’on est loin du péril musulman décrit dans le reportage avec le concours de quelques habitant.e.s.

D’ailleurs, la séquence de la vinothèque semble bien orchestrée afin de démontrer qu’il y a d’un côté les vrais, les habitant.e.s de Saint-Denis les « de souche » et les autres qui sont là mais un peu en trop, et surtout trop nombreux, « on n’est plus dans l’équilibre » entend-on lors de cette séquence.  Faut-il instaurer un quota ? Combien d’arabes de noir.e.s, de rroms ?

J’étais à l’inauguration de la vinothèque, un bel endroit à 100m d’un lieu de culte musulman.  Il m’arrive d’y aller. Et Il m’arrive aussi d’aller chez des commerçants musulmans pour par exemple y acheter de la viande ou de la menthe.  Du coup je suis dans quelle catégorie ? Les bons ou les mauvais ? Je suis un bon dionysien ou un envahisseur ?

Quand il est question des entreprises, là encore c’est sous l’angle sécuritaire avec des salarié.e.s bunkérisé.e.s . Pas un mot sur la charte entreprise territoire signée par des dizaines d’entreprises et qui a permis l’embauche de plusieurs milliers de personnes sur le territoire de Plaine Commune.

Pas un mot sur les milliers de personnes qui réussissent dans leurs études, dans leurs vies professionnelles, dans  leurs différents projets, non rien de tout ça, une négation totale, un mépris incommensurable.

Ce reportage avait un angle clair. Non pas montrer  « les deux visages de Saint-Denis » mais bien un seul d’entre eux. Et déformé qui plus est. On y a parlé de délinquance, de laïcité attaquée, de commerces islamisés, de malheureux propriétaires spoliés par la municipalité…

L’autre visage était donc totalement était absent, celui du monde associatif et des solidarités, celui des politiques municipales en terme de santé, de culture, d’éducation, d’environnement…, celui des citoyen.ne.s et militant.e.s engagé.e.s et attaché.e.s à leur ville.

Non de tout ça il n’a pas été question parce-que dès le départ il n’a jamais été question de montrer Saint-Denis telle qu’elle est. Certes avec ses difficultés, mais aussi avec ses énergies, ses réussites, ce qui la rend à ce point attachante pour des milliers d’habitant.e.s.

Dans ce reportage, certain.e.s des intervenant.e.s qui apparaissent clairement en opposition à la ville telle qu’elle est, apparaissent comme des citoyens lambda. Or, comme l’a rappelé un journaliste de Buzzfeed, ces personnes sont connu.e.s pour être ou avoir été des opposant.e.s politiques notamment proches du PS, dans l’opposition municipale.

M6 a donc  présenté ces militant.e.s comme des citoyen.ne.s lambda. Ces personnes ont le droit de s’opposer à la municipalité, mais il aurait été honnête de préciser leur pedigree, et de ne pas avancer masqué.

Les réactions attristées de certaines personnes proches du PS local posent néanmoins question.

Quand on passe le plus clair de son temps à réduire la ville à un dépotoir et à un coupe-gorge à ciel ouvert, on ne vient pas feindre l’étonnement devant le traitement médiatique qui découle de l’image donnée de la ville.  Ce n’est pas cohérent, et surtout il est trop tard, et ils sont co-responsables de ce matraquage des médias. Le tout alors que le gouvernement, leurs ami.e.s ont sacrifié la ville et notamment ses services publics ; éducation, postes, sécurité…

Parce-que leur seul objectif est de prendre la ville, jamais ils ne la valorisent.

Ce reportage les arrange peut-être, car mis à part la tribune d’un militant PS, que le député a partagée, aucune déclaration des élu.e.s PS de Saint-Denis, ni du député, ni du PS local n’est venu condamner cet odieux reportage. Toujours rien 48h après.

Le communiqué du maire de Saint-Denis lui était connu dès le lendemain de l’émission.

Après ce qu’a vécu la ville, les attentats, l’assaut du Raid, la stigmatisation médiatique et politique… la ville aspirait tout simplement au respect, mais visiblement c’était trop demander.

 

Les élu-e-s socialistes de Saint-Denis contre les parents mobilisés pour l’école

 

Hier, un mouvement important a eu lieu dans les écoles du 93. 200 écoles bloquées au niveau départemental, et plusieurs localement à Saint-Denis. Personnellement je me suis rendu dans 3 écoles, et à chaque fois j’y ai vu des parents attachés à leur école, mais révoltés par le mépris que leur témoigne l’Etat concernant les effectifs et les non remplacements.

Dans ces mobilisations, il y avait des parents, des enseignant-e-s, des habitant-e-s, et des élu-e-s. Mais il manquait pas mal d’élu-e-s à l’appel. Notamment les élu-e-s socialistes de Saint-Denis. On aurait pu attendre que sur une question aussi cruciale que l’avenir des enfants, ces élu-e-s qui se jurent de gauche, se mobilisent. Mais rien. Aucun élu socialiste n’a été vu dans les nombreuses écoles occupées et bloquées à Saint-Denis.

Quel mépris pour ces parents en lutte, quel mépris pour les quartiers populaires et les familles qui réclament juste le droit au respect et à la dignité.

Le député Hanotin lui était en déplacement à Haiti. Rien ne l’empêchait de soutenir ce mouvement, notamment via les réseaux sociaux. Voici la preuve qu’il était connecté et qu’il aurait donc pu témoigner sa solidarité :

Quant aux autres élu-e-s, rien, wallou, nada. Sûrement trop occupés à rédiger un énième tract ou courrier sur les rroms, ou pour dénoncer le manque de sécurité, compétence de l’Etat si ça devait être rappelé.

Espérons que les familles à qui le Parti socialiste témoigne son mépris s’en souviendront en temps utiles.

Paul Eluard : le lycée le plus performant de France est à Saint-Denis

La nouvelle a donné lieu à des infarctus dans le camp de celles et ceux qui passent le temps à dire qu’à Saint-Denis rien de bon.

Saint-Denis ? C’est la ville que les socialistes passent leur temps à dénigrer, la ville où les socialistes pensent que quand même trop de pauvres tout ça, ça suffit. La ville où les socialistes voulaient empêcher des roms de voter. La ville où à entendre ceux qui d’ailleurs soit n’y ont jamais mis les pieds soit n’y ont jamais habité, il n’y a qu’échec et vies dégradées.

On ne nie pas les difficultés, de tous ordres, et la merde dans laquelle l’Etat nous laisse patauger, mais nous n’avons jamais nous méprisé ces quartiers, leurs habitants, ces familles, quels que soient les origines et les quartiers.

Le question de l’éducation est cruciale. Pourtant sur des sujets comme sur d’autres l’Etat reste sourd et ne donne pas les mêmes chances aux enfants de Saint-Denis qu’aux enfants de Paris.

Telle école manque d’instits, telle manque d’auxiliaires de vie scolaire etc..

Pas de résignation mais la résistances : enseignants, parents..

Et ça marche comme dans ce lycée où l’intelligence collective est au centre du projet pour ces lycéens.

Quand d’autres renoncent à l’école publique, démissionnent pour le privé, visiblement moins performant que notre grand lycée public.

Saint-Denis ? Je suis fier d’y vivre, d’y être élu.

Le Lycée le plus performant de France est à Saint-Denis, ville monde, et ça c’est une grosse claque aux rageux, aux réacs aux racistes aux déclinistes, socialistes ou pas.

L’avenir s’écrit ici.

Afficher la suite

Départementales : voter PS à Saint-Ouen ?

 

 

Il était une fois une énorme mascarade…

« Gauche rassemblée, battre la droite! ». Voilà ce qu’on entend au lendemain du premier tour des élections départementales dans le 93.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, certains artisans de ce tous ensemble étaient loin de tenir le même discours. Petit rappel.

Nous sommes en 2014. Le département du 93 est dirigé depuis 2008 par le PS, sa stratégie d’éradication du PCF puis du FDG ayant assez bien fonctionné.

Il fallait confirmer avec les élections de 2014 : il fallait en effet mettre un terme à la gestion progressiste d’un certain nombre de villes, notamment en Seine-Saint-Denis.

J’écrivais en octobre 2013 sur les raisons qui poussent le PS à attaquer le FDG plutôt que la droite.

La stratégie du PS n’a pas fonctionné comme les socialistes l’espéraient en mars 2014. Des villes FDG ont été perdues au profit de la droite, mais bien à cause des socialistes, Bruno Le Roux et Claude Bartolone en tête.

L’objectif était notamment de prendre le contrôle de Plaine Commune. Pour cela le PS a dégagé des moyens incommensurables sur 3 villes : Aubervilliers, Saint-Denis et Saint-Ouen. Saint-Ouen à basculé à droite, avec l’assentiment de la direction nationale du PS.

Si l’on revient sur les résultats du 1er tour, on note que la droite est arrivée en tête, suivie de liste FDG puis de celle du PS.

Un vrai danger de droite donc. Mais à l’époque ça n’a pas empêché le candidat socialiste de l’époque, Karim Bouamrane (ex-pc) de menacer de se maintenir au second tour, puis de refuser d’appeler clairement à voter pour la candidate FDG. Le PS a également refusé la fusion.

Résultat, les voix socialistes ne se sont pas reportées comme il l’aurait fallu sur la candidate de gauche. La droite gère aujourd’hui la ville.

Alors quand je vois le tweet de Claude Bartolone lors d’un meeting hier de la « gauche rassemblée », mon sang ne fait qu’un tour…

Surtout que le candidat présenté comme celui de la gauche rassemblée n’est autre que … Karim Bouamrane.

Conclusion : dimanche prochain il faut faire l’union derrière Karim Bouamrane pour faire battre la droite alors qu’en mars 2014 le même Karim Bouamrane a tout fait pour faire perdre la gauche.

S’attaquer aux Roms, pas à la misère !

Ce matin, un bidonville a été évacué à Saint-Denis. Les Roms qui l’habitaient étaient là depuis deux, ans, là, en bordure d’autoroute.

Deux ans pendant lesquels l’Etat n’a rien fait pour trouver une solution dite humaine à ce drame non moins humain.

Deux ans aussi que les socialistes sont au pouvoir.

Pourtant, rien n’a changé. On continue de chasser les Roms de ville en ville, les obligeant à errer de bidonvilles en bidonvilles.

Ainsi, ils sont la proie des citoyens allergiques aux pauvres, mais qui ne feront jamais rien pour éradiquer la misère.

Les pauvres, c’est chiant, mais seulement quand c’est sous ta fenêtre. Des lors, il faut tout faire pour qu’ils aillent sous d’autres fenêtres.

Les Roms, c’est 20000 personnes.

10000 en Ile-de-France. Après on nous joue le couplet de l’invasion.

Sur le thème que la France n’aurait pas les moyens de gérer cette situation.

Pourtant à l’époque, Duflot promettait qu’aucune expulsion ne se ferait sans relogement.

En fait, toutes les expulsions se font sans relogement.

Les Roms, comme les arabes, les noirs….. doivent supporter le regard des autres, les insultes, les clichés, mais les Roms, en plus de ça, doivent accepter de vivre terrés comme des rats.

En maintenant les Roms dans cette précarité généralisée, les pouvoirs publics alimentent le ressentiment contre cette population et nourrit les plus racistes d’entre nous, pardon, d’entre vous.

 

 

Mathieu Hanotin mène une campagne qui plait au Front National

Qui ne connait pas Mathieu Hanotin ? Personne ou presque, tant il fait tout pour qu’on parle de lui.

De lui seulement, car il n’a pas de programme. Enfin si, sortir les communistes de Saint-Denis.

Et on va voir que dans la pratique il mène une campagne d’extrême droite.

D’ailleurs, le porte-parole du FN local a clairement appelé à voter Hanotin.

Pour commencer, il axe sa campagne sur la sécurité. Il promet de doubler les effectifs de la police municipale alors qu’il sait pertinemment deux choses :

1. La police municipale n’est pas en charge de la sécurité.

2. Son ami Manuel Valls a supprimé 25 postes de policiers nationaux pour les envoyer à Marseille que le PS espère ravir à l’UMP.

La sécurité est une mission régalienne de l’Etat. Hanotin s’en fout, il ment pour être élu comme il l’a toujours fait.

Mais en axant sur ce thème, il nous refait le coup de l’insécurité.

Ensuite, un de ses tracts se résumait à dire stop ou encore aux communistes.

Un vocable utilisé par l’extrême droite avec leur fameux « sortons les sortants » quand ils parlent de l’UMPS.

C’est marrant qu’Hanotin qui se réclame de la gauche du PS (je sais, ça se voit pas) aille chercher ses références à la droite de la droite de la droite.

Récemment, il a attaqué en justice des Roms, car ceux-ci avaient eu l’outrecuidance d’aller s’inscrire sur les listes électorales pour pouvoir voter. Et pourquoi pas un logement décent ou le droit de travailler pendant qu’on y est ?

C’est le représentant du FN local qui a filé le tuyau à Hanotin, qui l’a exploité sans hésiter.

Peu importe que sa plainte montre une fois de plus les roms sous un jour détestable.

Après tout, il soutient Valls qui traque et expulse ces mêmes Roms…

Enfin la parole raciste se libère peu à peu.

En face, l’équipe de Mathieu Hanotin est fébrile à tel point que dimanche 16 mars sur le marché de Saint-Denis l’immonde arriva. Et ce, devant plusieurs témoins.

Un militant pro-Hanotin, affublé de son foulard rose et d’un badge de soutien à Hanotin s’approche d’une de nos colistières, en train de faire campagne pour Didier Paillard.

Elle était habillée en boubou. Il lui sort « c’est ça votre programme ? Faire l’Afrique à Saint-Denis ».

Donc pour les socialistes, on peut pas être français et porter un boubou, ou une djellaba, ou un pancho….

La double culture, ça leur est insupportable. Leur programme c’est pas l’intégration, mais la désintégration.

Le voilà le vrai visage du PS, la nouvelle doxa socialiste : la haine de l’autre, qu’il soit noir, arabe, ou rom.

Pas étonnant au final que le FN à Saint-Denis appelle à voter socialiste.

 

Mathieu Hanotin s’oppose au vote des roms à Saint-Denis

Le jeune député du clan Barto est prêt à tout pour un peu de pouvoir en plus, y compris à parler comme un type d’extrême droite.

Il a toujours dit qu’il était favorable au droit de vote des étrangers. Mais ça ne comprenait pas les roms.

Les roms il les aime bien, mais ailleurs.

A Saint-Denis, une expérience inédite de « sédentarisation » sur un terrain de l’Etat est à l’oeuvre depuis plusieurs années, impliquant les roms, les élus, les associations..

Le but est que ces familles s’autonomisent, notamment par le travail, et que les enfants soient scolarisés.

Une seule ligne : le droit commun, comme pour tout autre dionysien.

Il se trouve que les roms sont citoyens européens, à ce titre, il peuvent voter aux élections municipales.

Il est donc logique qu’ils puissent accéder à ce droit, dans la ville où ils vivent, la ville qu’ils connaissent, et dans laquelle sont scolarisés leurs enfants.

Les entraves à une vie normale sont assez nombreuses pour que ne s’ajoute pas l’exclusion du processus électoral.

A Saint-Denis, des milliers de personnes extracommunautaires, de la faute du parti socialiste, seront encore exclues du vote aux élections municipales.

C’est un beau symbole de voir des roms, qui ont longtemps vécu l’indignité, accéder au même droit que n’importe quel citoyen français ou européen.

Mathieu Hanotin, à défaut d’idées de gauche prend ses arguments à l’extrême droite.

Il n’aurait jamais tenu ces propos à l’égard d’espagnols, d’italiens…

Mais les roms, ça il peut. Après tout son ami Manuel Valls, les traque et les expulse, alors pourquoi devraient-ils pouvoir voter ?

Le député Mathieu Hanotin fait l’Assemblée buissonnière

Mathieu Hanotin est un jeune député. Sur le papier. Car dans les faits, il se comporte déjà comme un vieux briscard de la politique.

Il cumule en effet deux mandats très prenants : Vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, et Député. Oui, rien que ça. l’un ou l’autre devraient être des mandats à plein temps, mais Mathieu Hanotin est un surhomme.

A tel point qu’il brigue le mandat de maire de Saint-Denis, dernière étape avant de se présenter aux élections présidentielles.

Le souci est qu’il ment et cumule très mal. Il ment mal car il avait promis qu’une fois élu député, il démissionnerait du conseil général. Il y siège encore, avec les gracieuses indemnités qui y sont liées.

Il cumule mal, car il a eu une amende de 5000 euros pour absentéisme chronique à l’Assemblée nationale.

Content de lui, il passe son temps de député à arpenter les rues de Saint-Denis, avec dans la main les torchons qu’il a rédigés sur le maire, les communistes et la ville.

Des torchons qui lui prennent du temps à priori.

Tellement de temps qu’il en oublie de siéger lors de votes solennels à l’Assemblée.

Mathieu Hanotin est bipolaire. De gauche dans le discours, de droite dans les actes (cf. vote ANI, TCE…).

Sur le premier vote concernant les retraites, il s’était abstenu, ne voulant pas se mouiller.

Il a reçu des critiques méritées lui faisant comprendre que le seul vote possible pour cette réforme indigne était le vote contre.

le 26/11 novembre, lors du second vote, Mathieu Hanotin a fait mieux que voter contre.

Il n’a pas voté.

Il n’était pas dans l’hémicycle.

Il a déserté.

Il avait sûrement mieux à faire que de représenter les citoyens dont il avait brigué les suffrages.

Mieux à faire comme de combattre les communistes quand, dans le même temps, à l’assemblée, il accompagne si bien la politique de droite du gouvernement.

Les dionysiens doivent se rappeler de ça au moment d’aller voter.

Un député qui ne juge pas utile de les représenter ne mérite pas qu’on lui accorde le moindre intérêt, fusse-t-il électoral.

Le Parti Socialiste et le racisme comme variable électorale

En ces temps de racisme exacerbé, nous pouvions penser que chacun s’aviserait d’éviter toute tentative de récupération.

Sans oublier que nous célébrons les 30 ans de la marche pour l’égalité que certains ont voulu réduire à une marche des beurs.

Une marche qui a rimé avec politisation des quartiers, citoyenneté, engagement. Mais elle a aussi rimé avec récupération, trahison, défiance et abandon.

On ne raconte plus comment le Parti socialiste à l’époque a tout fait pour récupérer ce mouvement en le limitant à un mouvement antiraciste, en niant les revendications économiques et sociales.

Dans son costume paternaliste, le PS a fait en sorte d’étouffer la contestation sociale, qui risquait de mettre le gouvernement en difficulté.

Alors, les Dray, Desir et Boutih ont été missionnés pour monter de toutes pièces Sos Racisme.

Un mouvement totalement inféodé au PS et résolument détaché de toutes préoccupations sociales.

Pire, il est déconnecté de la réalité des quartiers en faisant en sorte de ne mettre en avant que des personnalités malléables ayant dans leur adn le gêne du traître.

Pendant 30 ans cette association a fait de l’antiracisme une activité électorale très lucrative, sans jamais s’attaquer aux racines du racisme, et en misant sur l’antiracisme main jaune, l’antiracisme est devenu un produit marketing.

Ainsi, des dizaines de jeunes sont passés par Sos Racisme, avant d’entrer aux MJS puis au PS, la consécration suprême.

Gavée de subventions et soutenue par Solférino, cette association a fait de l’ombre a beaucoup d’associations de terrain qui luttaient elle, contre le racisme, le racisme d’Etat, le racisme dans la police…

Aujourd’hui, le PS est devenu un parti d’élus, de notables, mais aussi un parti composé de nombreux racistes.

Le plus connu s’appelle Manuel Valls, un ministre socialiste qui a une érection à chaque expulsion de camp rom.

Un homme qui a un orgasme a chaque publication du chiffre des expulsés.

Un homme qui fait oublier Morano, Gueant et Sarkozy.

Rappelons que l’épisode Leonarda n’a fait que rappeler et confirmer que l’étranger est un bouc émissaire, y compris au PS.

Alors, quand j’ai lu que le PS appelait à un grand meeting contre le racisme le 27 novembre, mon sang mêlé n’a fait qu’un tour.

Quelle légitimité a ce parti pour oser prétendre combattre le racisme ? Un racisme que le PS alimente quotidiennement par ses déclarations et sa politique.

Un racisme latent contre lequel le PS ne fait rien sinon l’accompagner, comme il alimente la montée inexorable du FN qui lui permet d’affaiblir l’UMP.

Boutih, Desir et Dray ont bien mangé, ils sont ou ont été députés ou députés européens, et les quartiers, à chaque fois qu’ils en parlaient c’était pour les mépriser.

Le pire est qu’ils continuent à solliciter les suffrages de ceux qu’ils ont si longtemps insultés.

 

 

Leonarda, 15 ans, raflée et expulsée par le Parti socialiste

Depuis l’expulsion de cette jeune collégienne du Doubs, que les médias préfèrent présenter comme Rom Kosovar pour mieux justifier son expulsion, c’est le bal des faux-culs.

Tout d’abord, je tiens à saluer la vigilance constante du Réseau Education Sans Frontières sans qui cette affaire n’aurait été qu’une expulsion de plus, dans l’indifférence générale.

Dans l’affaire de Leonarda, nous avons sans aucun doute franchi une étape dans l’immonde.

Cette collégienne était scolarisée depuis 4 ans, et c’est pendant une sortie scolaire que le Préfet a intimé au professeur de faire arrêter le bus afin de procéder à l’interpellation de la jeune fille. Son crime ? Etre sans-papiers, Rom, et Kosovar : 3 délits majeurs en République socialiste.

De quoi parle-t-on ? D’un Préfet, représentant de l’Etat, qui procède à une arrestation d’un autre temps, à des fins statistiques permettant de flatter les plus bas instincts des plus racistes de nos concitoyens.

Face à cela, les réactions des dirigeants socialistes sont ahurissantes : à commencer par celle de David Assouline, qui demande « que les responsabilités soient clairement établies ».

Du coup, on va l’aider : les responsables sont le Parti Socialiste, son ministre de l’Intérieur et sa politique ultra-xénophobe.

Alors qu’une jeune femme a été expulsée manu militari, ce haut responsable essaie de nous faire oublier qu’ils sont au pouvoir et que jamais, je dis bien jamais, les expulsions n’ont été aussi nombreuses.

D’autres réactions méritent aussi le détour, comme celle de Stéphane Delpeyrat qui affirme ne pas pouvoir rester dans un parti qui bafoue autant les droits les plus élémentaires.

On lui explique que ça ne date pas d’hier et que feindre l’indignation est tout bonnement insupportable ?

Tous y vont de leur couplet humaniste, comme Razzy Hammadi qui nous explique qu’il « y avait de la place pour l’interprétation de la loi ».

Le problème Razzy Hammadi, c’est la loi, toute la loi.

Je vous passe les Laurence Rossignol, Sandrine Mazetier et autres, qui continueront de soutenir la politique de ce gouvernement malgré ce couac, après avoir versé quelques larmes de crocodile.

Manuel Valls, lui, est franc. Par cette expulsion il dit « veiller scrupuleusement au respect des droits des étrangers ».

Le droit d’un étranger se résume donc à être traqué et expulsé. Bel aveu.

Je ne suis même pas sûr que Sarkozy, Guéant ou Hortefeux aient osé traquer la collégienne de la sorte.

Finalement, ce qui dérange certains socialistes, n’est pas tant que cette collégienne ait été expulsée, ni que ses parents, frères et sœurs, aient été expulsés 48 h avant.

Ce qui les dérange, c’est que les médias en aient fait état.