Archive for juin 2013

Israël déterminé à empêcher toute création d’Etat palestinien

Michel Warshawski, que j’ai personnellement eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises en France et en Palestine, est l’un ces infatigables militants israéliens contre l’occupation.

Avec une extrême pédagogie, il dissèque minutieusement la politique israélienne et sa propagande. Lui contrairement à d’autres, ne nous assène pas des généralités dans le seul but d’étaler une science qu’ils n’ont pas.

Réflexions suite à une rencontre à Jérusalem, dans les locaux de son association, l’Alternative Information Center.

La thèse ?  Israël ne veut pas la paix. Pour cela, il aborde le processus de paix, la colonisation, et l’éternelle lâcheté de la « communauté internationale »
Selon lui, il n’y a pas de processus de paix même si pendant un laps très court, une partie des dirigeants israéliens en avait fait le pari. Un laps de temps tellement court que rien n’a pe être enclenché.

Pour être précis, c’était la période 1993 1995, qui a donné lieu à l’assassinat de Rabin, précisément qu’ il s’apprêtait à commettre l’irréparable aux yeux des partisans du grand Israël, à savoir œuvrer à la création de l’Etat palestinien, évacuer les colonies…

Rabin pensait qu’il était nécessaire de mettre fin à l’occupation. Il a été tué par un colon, ceux-là mêmes qui sont représentés légalement au sein du Parlement israélien. Quitte à se foutre de la gueule du monde, autant faire ça bien.

Quand Israël ordonne un gel des colonies, celui-ci doit être « discret ». Traduction : aucun gel et jamais, et nulle part.

Si le processus de paix a toujours été un mythe, le processus de colonisation est lui bien réel.

Un processus de colonisation qu’Ariel Sharon théorise dès les années 70.

Ce projet, il le décline en quatre phases dans une interview parue dans Haaretz en 2003.
Ainsi selon lui La guerre d’indépendance d’Israël n’est pas encore terminée (guerre de création), prise de contrôle de l’espace.

Il estime ensuite qu’Israël n’a pas et ne doit pas définir ses frontières, que ces dernières sont là ou « la charrue trace son dernier sillon », afin de marquer le terrain.

Il ajoute que la paix n’est pas à l’ordre du jour pour les 50 prochaines années années. D’ici là il faut « israéliser », « judaiser »…

Aussi la paix sera possible quand la création de l’Etat palestinien sera, elle, impossible.

Après avoir arpenté le terrain, on voit pas trop bien ce qui pourrait ressembler à un futur Etat, les colonies sont partout, tels des kystes.

Si l’on prend le cas de ces colonies, elles ne sont jamais installées au hasard, et visent au moins deux objectifs : casser toute continuité territoriales en Palestine, et inclure ces colonies dans l’Etat d’Israël.

Sharon a décidé de faire des territoires palestiniens, des enclaves. Comme à Jenine, Ramallah, Naplouse……

Pour bien être sûr de rendre la vie  impossible aux Palestiniens, Israël a orné la Cisjordanie d’un joli mur de béton de plusieurs mètres de haut.
Israël ne veut pas de continuité territoriale pour l’Etat palestinien, il lui faut maintenir un lien direct entre Tel Aviv et le Jourdain.

Le pragmatisme israélien ne cessera jamais de m’étonner. La solution trouvée et déjà à l’œuvre consiste à assurer une « contiguïté territoriale à défaut de continuité ».

Aussi ; il est dorénavant possible d’aller de Tel Aviv au Jourdain en « passant sous des villes palestiniennes ». Il existe à cet effet, deux grands tunnels sous Bethleem et Beit Sahour, deux villes palestiniennes, contrôlées par l’Autorité palestinienne.

Donc contiguïté, pour esquiver la réalité. Il ne faudrait pas que les israéliens, notamment constatent de visu les méfaits de la colonisation, surtout quand on sait qu’elle coute chaque année des milliards d’euros aux contribuables de cet Etat colonial.

Comment évoquer ces questions sans pointer l’immense responsabilité des puissances occidentales USA et Europe en tête ?

A défaut d’avoir des couilles, ces pays ont un chéquier et maintiennent, à coup de dollars, la Palestine en état de respiration artificielle.

Israël ne peut pas lever le petit doigt sans l’aval de l’Oncle Sam. Un peu comme un gamin de CP qui voudrait aller pisser.

Pourtant, ce statut d’enfant gâté pourrait prendre un coup, tant « la question de la Palestine et d’Israël ne fait plus la une des journaux. »

C’est pas tant qu’il ne s’y passe plus rien, la colonisation ne s’est jamais portée aussi bien. C’est juste que tout le monde s’en tape, sauf Israël.

Du coup, pour refaire parler d’eux et garder le monopole de la centralité dans la région, on peut craindre une nouvelle aventure belliqueuse.

En même temps, faire la guerre et envoyer des soldats au front est encore ce qu’Israël fait de mieux, ça et faire un gros doigt au reste du monde.

La guerre où ça me direz-vous.

Gaza, reste une valeur sûre : un peuple désarmé, abandonné de tous, à portée de chars et de missiles, excellent rapport qualité prix. Et silence garanti de BHL et ses acolytes.

En poursuivant la construction du mur, la colonisation massive de la Cisjordanie, le blocus sur Gaza et en faisant le pari de la division des factions palestiniennes, Israël démontre jour après jour, que s’il y a bien une chose dont ils ne veulent pas, c’est de la paix et d’un Etat de Palestine.

Après plusieurs séjours sur place, un constat s’impose : il y a trop de colons pour qu’un Etat palestinien puisse voir le jour. Et personne ne parle de les déloger.

Israël parvient pour le moment à maintenir un calme tout relatif, sur la Cisjordanie , mais pour combien de temps encore ?

Le village de Bil’In ne lâche rien face à la colonisation

Bil’in est à quelques encablures de Ramallah, la « capitale » économique et politique de la Palestine

Ce village est connu pour avoir inauguré une nouvelle forme de résistance, la résistance populaire non-violente.

Une lutte loin d’être anecdotique, tant aujourd’hui Bil’in attire davantage de militants internationaux.

Le but ? Forcer; de manière pacifique, l’armée et le gouvernement d’Israël a arrêter le processus de colonisation qui s’est fait aux prix de la spoliation de nombreuses terres palestiniennes.

Il s’agit également de détruire le mur lui aussi illégal, car pas construit sur la ligne de 1967, mais qui traverse bel et bien le village palestinien devenu célèbre malgré lui.

Le documentaire 5 caméras brisées a fait le point sur cette lutte et sur une victoire qualifiée d’historique devant la Cour suprême d’Israël, qui a obligé l’armée à démonter la clôture initiale, obligeant ainsi les colons à reculer mais toujours en territoire palestinien.

Toute colonie est illégale au regard du droit international, sauf qu’Israël considère que son droit prévaut, et ce, en toutes circonstances.

Chaque vendredi, donc, des dizaines de personnes se réunissent afin de se rendre à la traditionnelle manifestation contre le mur.

Les consignes de sécurité sont données : les soldats attaqueront la manifestation pacifiste, la seule question est : quand et avec quelles armes ?

La réponse nous a été donnée : gaz, grenades lacrymogènes, bombes sonores, balles en caoutchouc… Que des trucs super inoffensifs face à quelques drapeaux et lance-pierre.

Le tout est de ne pas recevoir de grenade lacrymogène sur la tête, ou de balle en caoutchouc a bout portant. Sinon on peut y rester.

Malgré l’arsenal répressif déployé par Israël, la résistance continue et s’amplifie.

De plus en plus de militants viennent directement d’Israël pour témoigner leur pleine solidarité avec les revendications des villageois contre l’armée d’occupation. Beaucoup appartiennent aux anarchistes contre le mur.

Rien ne semble pouvoir les faire lâcher, ni les blessés, ni les morts, ni les larmes, comme celle versées lors du décès de Bassem abattu par les forces d’occupations le 17 avril 2009.

Même après plusieurs séjours sur cette terre et plusieurs manifestations à Bil’In, j’ai toujours ce même sentiment, un mélange d’admiration, de fierté et de rage.

 

 

 

 

 

Mon engagement pour Saint-Denis

Je suis élu depuis 2008 au sein du Conseil municipal de Saint-Denis.

Expérience enrichissante, la « vie » de conseiller municipal n’en est pas moins déroutante.

J’ai souvent eu ce sentiment d’impuissance, vouloir régler les problèmes pour lesquels vous vous savez d’avance démuni.

Je n’avais pas d’exigence particulière pour ce mandat. Je suis conseiller municipal, sans délégation. Si, une : représenter la ville et Plaine Commune au SEDIF, le syndicat qui depuis trop longtemps privatisait la gestion de l’eau.

Avant 2008, je militais déjà en faveur d’une gestion publique de l’eau. Je voulais poursuivre ce combat de l’intérieur.

C’est au SEDIF que j’ai pu vérifier qu’on pouvait être de gauche et néanmoins militer en faveur du privé.

Cette expérience m’a beaucoup apporté et fatigué.

Mes liens avec Saint-Denis sont nombreux. J’ai découvert cette ville lors de mes études à l’université Paris 8.

Fac de gauche, avec des enseignements et des enseignants de qualité, et mes premiers engagements syndicaux : étudiants sans-papiers, Palestine…

Après avoir étudié à Saint-Denis, y habiter allait alors de soi.

Au fil des rencontres j’ai découvert ce que solidarité voulait dire, le tout sous le prisme de ce qu’on appelait alors le communisme municipal.

Une ville d’échanges et de mélanges. Une municipalité qui fait de cette solidarité la pierre angulaire de ses politiques : logement, culture, restauration scolaire, sport, relations internationales…

Des rencontres marquantes, notamment celle avec Patrick Braouezec, pour qui j’ai toujours la même estime.

Saint-Denis est définitivement une ville à part. Elle suscite engouement ou rejet.

j’y suis viscéralement attaché, de par sa nature profondément populaire.

Une ville en perpétuel mouvement qui continue de connaitre de profondes mutations sans jamais exclure les plus pauvres.

Une ville dont le nombre d’habitants augmente, preuve de sa vitalité et de son attrait.

Ville confrontée à de véritables défis, comme sur la question des Roms pour lesquels le choix se résume à les exclure ou à faire ville avec eux. A Saint-Denis, nous avons opté pour la seconde solution.

Mes liens avec cette ville sont donc de tous ordres, j’y ai des amis, des camarades…

J’y ai également pratiqué du sport, avec des jeunes eux aussi attachés à leur ville et à son image trop souvent déformée.

Les rencontres avec les habitants sont nombreuses, notamment à travers les réunions de quartier, mais aussi à travers les conseils d’école, chaque trimestre qui sont aussi l’occasion de rencontrer les enseignants et les parents d’élève.

Le constat est d’ailleurs sans appel : l’Education nationale a déserté la Seine-Saint-Denis. Pour y faire face, le maire à lancé une offensive en lien avec les parents d’élève et les enseignants, pour que l’Etat remettre l’Education en Seine-Saint-Denis, au cœur de ses préoccupations.

On se rend très vite compte à quel point certaines villes et certains quartiers ont ni plus ni moins été sacrifiés par l’Etat, avec une absence criante de services publics pourtant essentiels, davantage ici qu’ailleurs.

Ce sont donc des luttes au quotidien qu’il faut mener avec les habitants, les associations, et ce sur la durée.

A voir ce qui est fait dans la ville, en lien avec la communauté d’agglomération, nous n’avons pas à rougir du bilan, même si beaucoup reste à faire.

Il est vrai qu’en temps de crise, il est facile et tentant de vouloir désigner un seul et unique responsable de tous les maux et dysfonctionnements… Le maire est le parfait candidat pour ce lynchage démagogique.

Un maire, afin de pouvoir mener un certain nombre de politiques doit être accompagnée par un Etat fort, et responsable. Un partenaire sur le long terme.

A Saint-Denis, un nouveau groupe scolaire sort de terre chaque année, sans aucune aide de l’Etat.

C’est donc un acte de résistance de chaque jour que de continuer à mettre en oeuvre des politiques ambitieuses au service de la population.

Oui, tout n’est pas parfait, personne d’ailleurs ne le nie.

La critique est facile, créer c’est toujours plus difficile.

Il serait dangereux de vouloir tout rejeter, pour in fine, remettre en cause les fondements mêmes des politiques menées.

Il serait dangereux de vouloir, à l’instar de nombreux autres maires de petite couronne, chasser toujours plus loin les couches populaires.

Il serait dangereux de chasser les pauvres à défaut de s’attaquer à la misère.

Il serait dangereux aussi que certains jouent la carte de l’entre soi et de l’enfermement alors que Saint-Denis a toujours œuvré pour l’ouverture et le mélange.

On entend bien souvent le mot changement, mais il rime en réalité avec relégation sociale et spatiale. Il signifie changement de politique pour changer de population…

L’enjeu est bel et bien de faire en sorte que Saint-Denis reste une ville où chacun ait sa place.

C’est donc naturellement que j’ai rejoint l’appel du maire, Didier Paillard, dans l’optique des prochaines municipales.

Je suis en accord sur l’essentiel, et le plus important :  les valeurs d’une gauche ouverte sur le monde.

Il faut pour Saint-Denis, une équipe renouvelée, rajeunie à l’image de la ville et à l’écoute des aspirations des habitants. Didier Paillard s’y engage.

Je veux contribuer avec lui, avec d’autres, à ce que Saint-Denis reste Saint-Denis, fidèle à ses valeurs et tournée vers l’avenir.

 

 

 

 

Rabia agressée par des skinheads. On n’en parle pas : elle est française mais musulmane

Rabia, 17 ans a été agressée à Argenteuil le 20 mai dernier et le premier article dans la presse date d’aujourd’hui 6 juin dans le Parisien.

Cela s’est déroulé une quinzaine de jours avant le meurtre de Clément par des néonazis. Leur seul lien, la violence des néonazis que les autorités tolèrent dans notre pays.

Mon intention n’est pas de hiérarchiser les agressions.

D’une part, parce-que Clément est décédé, et Rabia est heureusement toujours en vie.

D’autre part, parce-que l’émotion et la rage suscités par la mort de Clément sont légitimes, et je les partage complètement.

La question est de montrer que le traitement médiatique est différencié selon que tu sois né judéo-chrétien ou arabe.

Le scandale réside dans le fait que l’agression de Rabia n’a suscité quasiment aucune émotion, et que seuls des sites communautaires ont relayé l’information, alimentant le discours visant à établir que tous les médias sont discriminatoires, voire islamophobes.

Pourtant, sur Facebook notamment, le père de la jeune fille a alerté comme il le pouvait, ceux qu’il connaissait, sans résultat.

Ce mépris est d’une violence sans nom, car il signifie que l’agression de sa fille est tout sauf un acte abjecte et condamnable.

Clément était militant antifasciste et avait une famille soudée autour de lui, et tout de suite, s’est manifestée une indignation quasi-générale, sauf à l’UMP et au FN.

Rabia, elle, n’avait aucun moyen de faire le buzz, et le fait que son histoire soit publiée dans les pages locales du Parisien, 15 jours est significatif. Harlem Désir n’a toujours pas ouvert la bouche.

Rabia raconte sa violente agression : « j’ai croisé deux personnes d’environ 30 ans. L’un d’eux m’a insultée. J’ai accéléré le pas car j’ai eu peur, mais les hommes ont fait demi-tour, l’un d’eux a arraché mon voile, m’a mise à terre puis m’a rouée de coups tout en me traitant de sale arabe, de sale musulmane, raconte cette étudiante en bac pro comptabilité. L’autre homme rigolait ».

Le père a déposé plainte, Rabia a eu 7 jours d’ITT.

Tout ceci est significatif du climat anti-musulman dans ce pays, celles et ceux qui pratiquent cette religion sont vus par beaucoup comme des sous-citoyens.

Toute médaille à son revers. Laisser la lutte contre l’islamophobie, aux seuls musulmans est une erreur majeure, qui pousse a segmenter les luttes au lieu des les rassembler, pour le plus grand bonheur de celles et ceux qui en dehors de la lutte contre l’islamophobie, ne luttent contre aucune autre discrimination.

La lutte contre le racisme ne saurait être la propriété de tel ou tel groupe organisé ou non, mais l’affaire de toutes et tous.

Ce faisant, encore une fois, les pouvoirs publics favorisent le repli communautaire et religieux, et on entendra que tout le monde est raciste et que personne n’aime les musulmans, ce qui évidemment est complètement faux, sans nier le climat nauséabond et la libération de la parole raciste.

Les médias et les responsables politiques sont responsables de cet état de fait et ne veulent pas intégrer qu’on peut être citoyen de ce pays, et musulman.

il va falloir qu’ils s’y fassent.

A Clément. On lâchera rien.

Ce matin au réveil, est tombée cette nouvelle. Clément, militant antifasciste de 19 ans a été assassiné hier à Paris par une bande de nazis.

Cette nouvelle m’a filé la gerbe et m’a ramené à un tas de propos, rappelé un tas d’histoires.

J’ai les yeux et les doigts pleins de rage.

Comment ne pas avoir une grosse pensée pour lui, sa famille et ses camarades.

Un gamin de 19 ans, en 1 ère année de sciences-po, qui contrairement à la grande masse des étudiants et des gens de son âge, avait décidé de se consacrer aux autres, et de combattre toute forme de racisme.

Ce drame m’a fait repenser au 1 er mai dernier, où déjà des nazis avaient attaqué un groupe de manifestants venus rendre hommage à Brahim Bouarram, tué par leurs pairs nazis plusieurs années avant. Des camarades antifascistes qui se sont organisés devant l’inaction des pouvoirs publics.

La question de la bienveillance à l’égard de l’extrême droite est clairement posée. Comment ne pas s’interroger sur le fait que ces groupes d’extrême droite, bien connus, identifiés, ouvertement racistes, soient encore aujourd’hui tolérés sous gouvernement socialiste ?

A croire qu’il faut qu’ils s’attaquent au siège du PS pour qu’Harlem Desir daigne sortir de son bureau.

Clément a été tabassé à mort par plusieurs personnes, mais surtout par des idées.

Ces idées sont traditionnellement véhiculées par l’extrême droite, mais depuis plusieurs années, la droite dite républicaine a contribué à ce que la parole fasciste se répande, et se banalise.

La droite forte, au sein de l’UMP a une mission : faire gagner les idées qu’ils disent patriotes. Traduire :racistes et xénophobes.

Les deux artisans de cette mutation génétique au sein de l’UMP sont Geoffroy Didier et Guillaume Peltier. Deux trentenaires qui n’ont jamais gagné une élection mais qui passent leur temps à donner des leçons de morale, sur le dos des étrangers et plus récemment des homos.

Car ne passons pas sous silence ces mois entiers pendant lesquels beaucoup ont déversé leur haine de l’autre sous prétexte que l’autre était homosexuel. L’extrême droite n’était pas en reste, on avait ici et là des penseurs autoproclamés qui venaient nous dire que l’homosexualité c’était comme être pédophile ou incestueux.

Je ne m’égare pas, la haine de l’autre c’est pas seulement celle de l’étranger, c’est le rejet de la  différence.

Clément ne s’était pas trompé dans son engagement, car être militant antifasciste c’est justement combattre toutes les discriminations, toutes, sans aucune exception.

Je voudrais finir en témoignant mon plus grand dégoût à toutes celles et ceux à l’UMP (Copé, Fillon, Jacob, Devedjia…) qui un jour ont pu dire que l’extrême droite et l’extrême gauche c’était la même chose.

La haine à choisi son camp et elle a aussi gagné les rangs de l’UMP, depuis fort longtemps.

Ce qui est sûr c’est qu’on lâchera pas une once de terrain, on lâchera rien.

Parlementaires EELV en Israël : « Des colonies ? Un mur ? Où ça ? »

Ce titre pourrai résumer l’état d’esprit dans lequel s’organise le déplacement officiel d’EELV du 6 au 10 juin prochains.

Rien sur leur site, aucune communication. Et pour cause. Sur 4 jours, il n’est prévu qu’un entretien avec Mahmoud ABBAS, passage obligé, puis pour le reste, rien, nada wallou.

75 % de leur temps sera consacré à rencontrer des personnages illustres qui se sont démarqués en faveur de la paix.

Ils vont notamment rencontrer Tzipi Livni, elle qui est responsable de la mort de plus de 1400 civils palestiniens à Gaza.

Pour bien faire les choses, ils vont aussi rencontrer Shimon Peres, Prix Nobel de la Paix…. Que c’est touchant.

C’est pas comme si Israël était un pays hors-la-loi et pas comme si en discutant avec ces dirigeants criminels de guerre, le plus simplement du monde on leur donnait un visage humain.

Manquerait plus qu’EELV s’excuse d’avoir condamné en leurs temps les crimes commis par Israël en Palestine.

Mauvaises langues ! Leur programme est vraiment sympa. C’est pas comme s’il y avait un mur, des colonies, des check-points, des arrestations arbitraires…

C’est nous qui n’avons rien compris, et eux vont nous expliquer que c’est bien plus compliqué que ça…